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Mymicroinvest, la future plateforme de crowdfunding dédiée aux startups

« Mymicroinvest est un peu la Star Academy des entrepreneurs ». Voila comment Guillaume Desclée définit pour le moment la plateforme qu’il a récemment lancée avec cinq autres collaborateurs.

Créée on 2011, Mymicroinvest repose pour l’heure sur un principe de crowdsourcing au service des startups oeuvrant dans des domaines très variés. Celles-ci peuvent ainsi poster leur picth vidéo sur Mymicroinvest. Et, comme à la Star Academy, les internautes votent pour leurs projets favoris.

Les startups ont donc ainsi la possibilité de gagner en notoriété mais également de valider la viabilité de leur concept en le confrontant à l’avis des futurs consommateurs. C’est enfin l’occasion pour elles de faire part de leurs problématiques et ainsi de trouver un soutien auprès des internautes, en fonction de leurs compétences. Plusieurs porteurs de projets ont ainsi revu leur business model ou trouvé de nouveaux partenaires via ces interactions. De la start-up high tech au producteur de vins, en passant par une société de cosmétiques pour les surfeurs, l’idée est de favoriser l’entrepreunariat en général.

Au-delà du crowdsourcing, c’est bien un service de crowdfunding que souhaite proposer Mymicroinvest aux jeunes pousses. Une offre qui demande toutefois de longues démarches administratives, comme l’explique Guillaume Desclée :

« Notre projet de crowdfunding ne pourra officiellement être mis sur pied qu’en mars 2012. Nous devons pour le moment répondre à des critères très strictes que l’on retrouve systématiquement lorsqu’il est question d’appels publics d’épargne et d’intermédiation financière. »

Le projet final de Mymicroinvest se révèle en effet complexe. La plateforme compte coupler l’apport financier des particuliers d’un montant minimum de 100 euros à la participation majoritaire des fonds d’investissements, pour atteindre  un rapport 20/80. L’idée est de créer une grande complémentarité entre ces deux types d’acteurs. La valeur ajouté des internautes se retrouverait quant à elle dans le processus de sélection qui déterminerait l’attractivité des projets.

Mymicroinvest se rémunérera pour sa part en prélevant une commission, dont le montant n’est pas encore communiqué, sur les fonds versés. La plateforme compte privilégier la qualité à la quantité et vise ainsi le financement de 5 à 6 startups pour sa première année d’activité. La première d’entre elles ne sera autre que Mymicroinvest elle-même. En effet, la société compte procéder à une première levée de fonds d’environ 100 000 €, auprès de 200 investisseurs, via ce processus.

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La rédaction

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10 thoughts on “Mymicroinvest, la future plateforme de crowdfunding dédiée aux startups”

  1. Assez sceptique. Normalement, l’intelligence du crowdsourcing n’est pas de penser que tout le monde en tant qu’individu est compétent, mais bien que la somme de tous les individus donne quelque chose d’intelligent. Intelligence très débattue par ailleurs.

    Cette plateforme vise apparemment à remplacer des business angels par des personnes de tous les jours.

    Or les business angels, ou du moins les bons, ne sont pas supposés apporter que de l’argent, mais également des conseils.

    Donc cette plateforme suppose que les conseils des business angels peuvent être remplacés par des conseils crowdsourcés.

    Sauf que dans ce cas précis :
    – soit il y a peu d’investisseurs et alors on reçoit des conseils de quelques personnes peu compétentes.
    – soit il y a beaucoup d’investisseurs, et alors il faut réussir à analyser et croiser ces flux d’information pour accéder à des conseils « pertinents ».

    Comment cette plateforme répond-elle à cette problématique ?

    1. Kevin, j’essaie de répondre (pour info, je suis fondateur d’une startup, qui a fait déjà 2 round, avec des BA et des VC – j’ai un peu de background):

      En général, je ne vois pas cette proposition comme du sourcing d’intelligence, mais réellement de fonds. Je suis d’accord sur le point de l’intelligence collective !

      En particulier
      1) Je ne pense pas que la plateforme fa nécessairement « remplacer » les Business Angels, mais les complémenter, avec une autre source de fonds pour les startups

      2) Le service serait plutôt rendu aux Business Angels en herbe, et il y en a, qui n’auraient pas accès à de bons investissements. Dans le cas de cette plateforme, il y a quand même un processus qui n’est largement pas fondé uniquement sur l’avis de la foule, mais qui me semble bien encadré. Donc les investisseurs ont de meilleures chances de succès (moins de volatilité) que s’ils investissent individuellement dans un projet pour lequel ils ne sont pas vraiment compétents

      3) Ne pas sur-évaluer la valeur ajoutée des Business Angels. Il y en a qui ajoutent quelque-chose, mais ils sont en général déjà presque professionnels dans ce rôle, mais la majorité est là pour apporter des fonds, et laisse largement l’équipe décider (et c’est tout à son honneur).

      J’espère que ça aide…

    2. Bonjour Kevin,

      La plate-forme vise a associer la population au processus existant de sélection, financement et accompagnement des startups.

      Le Crowd ne se substitue pas aux business angles mais au contraire s’associe a lui pour optimiser la sélection et le financement des projets.

      Mymicroinvest ne s’arrête pas au financement des projets mais les accompagne durant tout au long de la durée de l’investissement. Nous comptons nous financer également par ce moyen, nous appliquons aux autres startups ce que nous souhaiterions avoir pour nous.

      N’hésite pas si tu as des questions a nous les poser via notre site.

      Bien a toi,

      Guillaume

  2. Bonjour Kevin,

    La plate-forme vise a associer la population au processus existant de sélection et financement des startups.

    Le Crowd ne se substitue pas aux business angles mais au contraire s’associe a lui pour optimiser la sélection et le financement des projets.

    Mymicroinvest ne s’arrête pas au financement des projets mais les accompagne durant tout au long de la durée de l’investissement. Nous comptons nous financer également par ce moyen, nous appliquons aux autres startups ce que nous souhaiterions avoir pour nous.

    N’hésite pas si tu as des questions a nous les poser via notre site.

    Bien a toi,

    Guillaume

  3. Merci pour ces infos, j’y vois un peu plus clair.

    Ce qui me convainc vraiment c’est cette dualité que j’avais mal saisie au début entre petits financements (= sélection) et gros financements (= conseils). Si j’ai bien compris le crowdsourcing permet de faire une première sélection de projets, qui sont ensuite présentés à de « vrais » BA ou VC.

    Du coup, c’est en effet très complémentaire.

    Je ne pense pas que les points 2 et 3 amenés par Valentin soient vraiment pertinents cela dit. J’ai plutôt l’impression qu’ils vont dans le sens de ma critique initiale : sélection par des BA « en herbe », et nivellement par le bas de la qualité des BA.

    Pressé de voir votre plateforme en fonctionnement maintenant ! Un peu de facilitation dans l’accès au capital ne fera sûrement pas de mal en France.

  4. En tant qu’investisseur qui souhaite se mettre a l’abri de la volatilité des marchés boursiers et qui ne se considère pas comme Business Angel, cela me permettra de diversifier mes placements tout en soutenant des projets qui me plaisent.

    La plateforme me permettra, par ailleurs d’être directement en contact avec l’entrepreneur et de mettre a sa disposition mon expérience professionnelle.

    Je suppose qu’un des secrets de succès sera lié à la qualité de l’information qui circulera sur la plate-forme et qui me permettra d’orienter mon choix d’investissement.

    Comptez sur moi pour être devant mes écrans début mars! Bravo!

  5. Beau concept qui existe déjà en Grande Bretagne depuis 2010 avec http://www.crowdcube.com
    Ce concept a déjà été également fait pour le financement de musiques et de films via d’autres sites de financement communs.

    Je suppose que d’un point de vue réglementaire et juridique cela doit être assez lourd à mettre en place comme structure notamment auprès de l’AMF. Sans parler de la responsabilité potentielle de Mymicroinvest auprès des investisseurs.

    Je me demande comment ils vont opérer auprès de chaque startup, Est-ce que chaque levée de fond s’appuie sur un contrat d’actionnaires standard ou bien c’est du cas par cas pour chaque startup selon les souhaits des fondateurs ? Dans ce cas, comment rendre cela visible et transparent pour les investisseurs notamment sur les conditions de sortie, les droits de préemption, les droits de vote, les conditions de dilution….

    Deux possibilités, Mymicroinvest contraint les startups à un term sheet standard (ce qui va freiner les candidatures) ou soit il s’adapte au cas par cas, ce qui sera difficilement lisible pour les investisseurs. Au-delà du pitch, un minimum d’informations doit être mis à disposition (Business Plan, term sheet…). Sur ce point, j’aimerais en savoir plus.

    1. Effectivement, ces questions sont essentielles au projet.

      Nous travaillons activement sur ces questions, afin de pouvoir proposer un équilibre entre les intérêts des investisseurs et des startups.

      Notre ligne de conduite est d’aligner les intérêts du crowd aux intérêts des Business Angels tout en offrant un espace de liberté suffisant à l’entrepreneur et en respectant la réglementation en la matière.

      N’hésitez pas à vous inscrire sur notre site, nous vous tiendrons informé.

      Bien à vous,

      Guillaume

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