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Telecom Italia à son tour intéressé par GVT, le « Free brésilien » de Vivendi

Pour alléger sa dette, Vivendi a entrepris depuis 2012 de concentrer son activité sur les médias. Le groupe français a ainsi décidé de vendre sa filiale brésilienne de télécommunications GVT, parfois surnommée le « free brésilien ». Jusque là, l’offre la plus élevée a été émise par l’espagnol Telefónica, début août. Elle s’élève à 6,7 milliards d’euros et cours jusqu’au 3 septembre. Mais selon Bloomberg, l’opérateur italien de télécommunication Telecom Italia s’apprête à la contrer en proposant une enveloppe de 7 milliards d’euros pour racheter GVT à Vivendi. L’opérateur n’a pas confirmé ce montant, mais a assuré de son intérêt pour l’opérateur brésilien dimanche soir.

Telefónica et Telecom Italia à la fois concurrents et liés financièrement

Avant la formulation de cette offre de la part de l’Espagnol Telefónica, des rumeurs de discussions entre Marco Patuano, patron de Telecom Italia, et Vincent Bolloré avaient déjà été relayées dans la presse. A noter que les deux opérateurs de télécommunication européens Telefónica et Telecom Italia sont liés financièrement: le premier est actionnaire de la holding qui détient le second. 

Pour rappel, Vivendi avait reçu l’autorisation de vendre ses parts dans GVT dès décembre 2012 et espérait alors pouvoir dégager 7,3 milliards d’euros de cette cession. Les banques Rothschild et Deutsche Bank sont en charge du dossier. Mais la cession de GVT a visiblement pris plus de temps que prévu. Par ailleurs, toujours dans le cadre de son désendettement, le groupe a cédé en novembre 2013 ses parts dans Maroc Telecom au groupe Emirati Etisalat contre 3,9 milliards d’euros auxquels s’ajoutaient 310 millions d’euros de dividendes pour 2012. Il s’était aussi séparé la majeure partie de ses parts dans le studio de jeux vidéos Activision Blizzard, en deux fois, en octobre 2013 puis mai 2014 empochant ainsi 8,2 milliards de dollars puis 850 millions de dollars. Enfin, toujours dans ce contexte de désendettement, mais plus récemment, Vivendi cédait début avril sa filiale SFR à Numéricable.

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Adeline Raynal

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