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VivaTech 2026 : le salon des startups se voit en plateforme de souveraineté technologique européenne

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Dix ans après sa création, VivaTech 2026 change de dimension. Longtemps perçu comme le grand rendez-vous européen des startups et de l’innovation numérique, le salon parisien devient progressivement un espace où se croisent désormais politiques industrielles, infrastructures critiques, intelligence artificielle, souveraineté technologique et diplomatie économique.

Cette édition 2026 marque un tournant visible jusque dans sa configuration physique. Pour la première fois, VivaTech s’étend au Hall 7 de la Porte de Versailles afin d’accueillir davantage d’expériences immersives, de démonstrateurs industriels et de délégations internationales. Derrière cette extension se dessine surtout une mutation du salon lui-même : l’époque des seules applications grand public et des démonstrations marketing laisse place à une compétition beaucoup plus stratégique autour de l’IA, des semi-conducteurs, de l’énergie, du cloud, de la cybersécurité et des infrastructures.

Si vous souhaitez promouvoir votre présence, votre startup, votre pavillon ou vos événements à l’occasion de VivaTech 2026 auprès des décideurs de l’écosystème tech, investisseurs, grands groupes et institutions, contactez nous pour mettre en place une couverture spéciale, des interviews, des formats vidéo ou des opérations spéciales dédiées au salon.

L’Allemagne incarnera cette évolution. Désignée “Country of the Year”, elle utilisera VivaTech comme une plateforme politique et industrielle destinée à promouvoir une vision européenne de la technologie. Plus de 200 startups, groupes industriels, centres de recherche et institutions allemandes seront présents à Paris autour de plusieurs thèmes structurants : IA & deeptech, biotech, énergie, infrastructures résilientes, souveraineté numérique et coopération franco-allemande.

Le message porté par Berlin est clair : face à la domination technologique américaine et à la montée en puissance industrielle chinoise, l’Europe doit construire ses propres capacités technologiques critiques. Cette ligne sera portée par des figures comme Roland Busch pour Siemens, Karsten Wildberger ou encore Dorothee Bär. À travers des événements comme la Startup Germany Night, l’Allemagne cherche à favoriser des partenariats industriels et technologiques durables entre startups, investisseurs et grands groupes européens.

Cette montée en puissance des enjeux de souveraineté sera également visible dans la programmation institutionnelle. La European Commission sera fortement représentée avec notamment Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, ainsi qu’Ekaterina Zaharieva, commissaire européenne aux startups, à la recherche et à l’innovation.

Les grands groupes technologiques et industriels viendront eux aussi défendre leur vision des infrastructures critiques de demain. Christophe Fouquet représentera ASML, acteur indispensable à l’industrie mondiale des semi-conducteurs. Shantanu Narayen portera la stratégie d’Adobe autour de l’IA générative appliquée aux contenus et au marketing. Joe Tsai apportera une dimension géopolitique supplémentaire avec la présence d’Alibaba, tandis que Rodolphe Saadé illustrera l’entrée des grands groupes logistiques et industriels dans les infrastructures numériques et l’IA.

Le salon sera également marqué par une forte présence deeptech. Le CNRS utilisera cette édition pour mettre en avant plusieurs startups issues de ses laboratoires autour de la cybersécurité, des semi-conducteurs, du spatial, de l’énergie ou de l’IA explicable. Des sociétés comme Xpdeep, Exotrail ou DIAMFAB incarnent cette nouvelle génération de deeptech françaises directement positionnées sur des chaînes de valeur stratégiques.

La Suisse profitera également de cette édition pour renforcer son positionnement dans les technologies complexes. Le pavillon swisstech réunira 26 startups autour de la robotique, de la cybersécurité, de la HealthTech et des technologies énergétiques. La robotique humanoïde et l’“embodied AI” y occuperont une place centrale avec des démonstrations en direct, signe que l’IA se déplace progressivement du logiciel vers les systèmes physiques et industriels.

Cette édition 2026 mettra aussi en lumière la transformation des industries créatives sous l’effet de l’IA générative. Le concours we are_challenges, organisé par we are_ avec le soutien d’OneRagtime, présentera plusieurs startups positionnées sur les contenus générés par IA, les expériences immersives ou les nouveaux outils de création numérique.

En parallèle des grandes puissances industrielles, les territoires français chercheront eux aussi à renforcer leur visibilité économique. Des initiatives comme We Are Normandy utiliseront VivaTech comme vitrine pour promouvoir leurs capacités d’innovation, d’industrialisation et d’attractivité technologique.

Cette transformation du salon traduit une évolution beaucoup plus large de l’écosystème européen. L’innovation ne se résume plus à la création d’applications ou de plateformes numériques. Elle se joue désormais dans la maîtrise des infrastructures : énergie, cloud, IA, semi-conducteurs, cybersécurité, robotique, spatial et industrie.

Dix ans après sa création, VivaTech apparaît ainsi comme le reflet d’une Europe qui tente progressivement de reconstruire une doctrine industrielle et technologique commune.

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