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WeWork confirme son intention d’entrer en Bourse et restreint les pouvoirs de son PDG

AFP

WeWork, qui a lancé une véritable révolution des bureaux partagés et dont les pratiques comptables sont controversées, a confirmé vendredi son intention d’entrer en Bourse cette année en choisissant le Nasdaq comme plateforme d’échanges où sera cotée son action sous le symbole « WE ».

Dans des documents actualisés adressés au gendarme de la Bourse, la SEC, l’entreprise dont l’arrivée à Wall Street était considérée par des observateurs comme incertaine en raison du scepticisme de certains de ses investisseurs, indique qu’elle compter toujours lever des fonds via cette transaction et arrêtera dans les prochains jours son prix d’introduction.

Selon une source proche du dossier ayant requis l’anonymat, ce baptême boursier pourra se faire lors de la semaine du 23 septembre. WeWork devrait entamer lundi la traditionnelle tournée de présentation de l’entreprise aux potentiels investisseurs (roadshow), a ajouté cette source, généralement suivie une dizaine de jours plus tard par l’introduction en Bourse.

WeWork restreint les pouvoirs de son PDG

Confronté au scepticisme des marchés financiers, WeWork a annoncé vendredi restreindre les pouvoirs de son PDG fondateur Adam Neumann et une série de mesures pour améliorer sa gouvernance dans le cadre de son introduction prochaine en Bourse.

WeWork indique avoir réduit de moitié les droits de vote attachés à la classe d’actions dont dispose M. Neumann et qu’aucun membre de sa famille ne fera partie du conseil d’administration, selon des documents adressés au gendarme de la Bourse, la SEC.

Initialement, WeWork avait divisé ses actions en trois catégories: les titres de catégorie A étaient assortis d’un droit de vote par action, tandis que les titres de catégorie B et C disposaient de 20 droits de vote par action. En l’état, M. Neumann aurait eu la majorité des droits de vote, ce qui aurait conforté sa mainmise sur l’entreprise. Pour rassurer les marchés, WeWork indique que les titres de catégorie B et C ne disposent plus que de 10 droits de vote par action.

En outre, « aucun membre de la famille d’Adam ne sera membre du conseil d’administration », affirme encore WeWork, ajoutant que cette instance « a le droit de limoger le PDG ». « Tout PDG qui succédera à Adam sera choisi par les membres de notre conseil d’administration, de façon collégiale. Nous ne nous reposerons pas sur un comité de succession », indique par ailleurs WeWork. Ces dernières précisions sont importantes parce que Rebekah Neumann, la femme d’Adam et cousine de l’actrice Gymneth Paltrow, détient le titre de cofondatrice et de responsable de la marque entre autres.

Les manoeuvres financières d’Adam Neumann

La mainmise de la famille Neumann sur WeWork et les manoeuvres financières d’Adam avaient contribué ces derniers jours à alimenter les incertitudes sur l’entrée en Bourse prochaine de WeWork.  M. Neumann est par exemple propriétaire de plusieurs des propriétés louées par WeWork et a emprunté de l’argent à la société à des taux d’intérêt avantageux. Un prêt de 7 millions de dollars octroyé en 2016 était assorti d’un taux de seulement 0,64%.

La valorisation de l’entreprise a été divisée par plus de deux, à moins de 20 milliards de dollars, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources proches du dossier.

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La rédaction

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Un commentaire

  1. Arriverons nous sur le schéma classique de la société qui se lance trop vite en bourse et qui voit son titre chuté à peine arrivé sur le marché ?

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