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[3 questions à] Pretty Simple : « L’industrie des jeux vidéo est bien dans le viseur des politiques »

Hier, les ministres de la Culture et de l’Economie numérique ont officialisé la constitution d’un groupe de travail qui vise à soutenir la création des jeux vidéo « made in France ».

L’entité rassemblera notamment des membres du Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) présidé par Nicolas Gaume et du Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL).

Frenchweb revient, en trois questions, sur les enjeux de ce nouveau dispositif avec Serge Versillé de la start-up Pretty Simple, présente lors de la réunion.

[FW] Etes-vous satisfait de cette initiative ?

Serge Versillé : « Oui, pour nous il s’agit d’une bonne nouvelle. Cela montre que l’industrie des jeux vidéo est bien dans le viseur des politiques. Ce groupe de travail permet, par ailleurs, de donner la parole aux petites entités. Nous avons, en outre, senti une véritable reconnaissance de la qualité du travail effectué en France. Des mots forts ont été employés pour souligner le soutien que souhaitait apporter le gouvernement au secteur. Par ailleurs, nous avons eu le sentiment d’une véritable prise de conscience des enjeux auxquels sont confrontés les acteurs du marché, que ce soit les problématiques de mobilité, de free-to-play ou encore de social media. Peut-être un seul regret sur l’aspect créatif. Nous avons l’impression que les politiques ne réalisent pas encore toute l’importance de la mécanique de jeu, qui peut parfois constituer une véritable innovation en elle-même. »

[FW] Quels dispositifs vont être mis en place ?

Serge Versillé : « L’action du gouvernement devrait s’articuler autour de quatre grands axes : l’innovation, la compétitivité, la formation et l’attractivité. Fleur Pellerin a indiqué que les mécanismes fiscaux seraient étudiés en priorité, au cours de l’été, afin qu’ils puissent intégrer le projet de loi de finance 2014. Aujourd’hui, on constate surtout que les dispositifs actuels ne sont pas forcément adaptés à un secteur très agile et en constante évolution. Pour l’heure, aucun planning de travail n’a été mis en place, mais nous pensons que des réunions informelles, auxquelles participeront les différents membres des deux syndicats, seront rapidement organisées.

[FW] Quel point vous a le plus interpellé ?

Nous attachons une grande importance à la formation. Actuellement nous sommes une quarantaine de collaborateurs et nous comptons, à terme, doubler nos effectifs. Toutefois, recruter des talents dans le secteur reste encore difficile. Le fait de savoir que les pouvoirs publics souhaitent répondre à ce besoin pourrait avoir un véritable impact positif pour nous. La problématique de la formation constitue un enjeu central pour le développement de la filière en France. Aurélie Filippetti a d’ailleurs souligné que le secteur des jeux vidéo permettait de redonner sa place à la jeunesse dans la vie économique.

Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

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