Soutenue par SoftBank et Airbnb, la startup indienne Oyo supprime 5 000 emplois dans le monde
Les galères continuent pour les start-up du portefeuille de SoftBank. En effet, la société indienne Oyo, qui a développé un réseau d’hôtels bon marché en Asie, s’apprête à supprimer 5 000 emplois, soit une réduction de 17% des effectifs sur les 30 000 collaborateurs que compte l’entreprise à travers le monde.
L’essentiel des suppressions concerne la Chine, où les affaires sont en berne à la suite de l’épidémie de coronavirus Covid-19 qui a mis quasiment à l’arrêt l’économie chinoise. Dans l’Empire du Milieu, l’entreprise prévoit ainsi de supprimer la moitié de ses 6 000 salariés à temps plein. «En Chine, le coronavirus nous a frappés dans des provinces spécifiques, nous nous efforçons de garder nos hôtels ouverts, autant que possible», a indiqué à Bloomberg Ritesh Agarwal, fondateur et CEO d’Oyo. Avant l’épidémie, il était prévu de supprimer environ 5% des emplois en Chine. Cette vague de licenciements concerne également les États-Unis et l’Inde, le marché domestique d’Oyo.
SoftBank a investi 1,5 milliard de dollars dans Oyo
Fondée en 2013 par Ritesh Agarwal, la start-up indienne a connu une expansion rapide en Inde, puis en Asie. Pour financer celle-ci, Oyo a fait appel à des investisseurs de renom, comme SoftBank, Airbnb, Sequoia Capital ou encore Lightspeed Venture Parnets. Au gré de ses tours de table, l’entreprise a atteint une valorisation de 10 milliards de dollars. Jusqu’à présent, le méga-fonds Vision Fund de SoftBank, doté de 100 milliards de dollars, a injecté 1,5 milliard de dollars dans la société indienne. Avec cet investissement, le géant japonais détient 46% du capital de la jeune pousse basée à Gurgaon.
Pour SoftBank, cette restructuration brutale d’Oyo est une mauvaise nouvelle de plus. En effet, le mastodonte nippon a enchaîné les déconvenues ces derniers mois en raison des difficultés rencontrées par les sociétés sur lesquelles Masayoshi Son, le patron de SoftBank, avait misées. En début d’année, SoftBank a ainsi dévoilé un bénéfice net divisé par trois sur un an pour les neuf premiers mois de son exercice 2019-2020. Miné en 2019 par l’entrée en Bourse décevante d’Uber et l’incroyable effondrement de WeWork, dont l’IPO a été finalement annulée, SoftBank a ainsi enregistré une perte comptable de 6,7 milliards d’euros sur les fonds Vision Fund et Delta qui sont sous sa gestion.
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SoftBank dans la tourmente avec les difficultés du Vision Fund
Pour ne rien arranger, la start-up américaine Brandless, qui proposait une plateforme de vente de produits de beauté, a fermé ses portes. Brandless est d’ailleurs la première start-up soutenue par le fonds technologique Vision Fund à mettre la clé sous la porte. Getaround, autre entreprise soutenue par le méga-fonds de SoftBank, a annoncé en début d’année la suppression de 150 postes, soit environ un quart de ses effectifs. Le spécialiste américain de l’autopartage avait mis la main sur la start-up française Drivy au printemps 2019 pour 300 millions de dollars.
Dans ce marasme ambiant, Masayoshi Son, qui a reconnu des erreurs de jugement dans ses investissements, a appelé à une plus grande discipline financière parmi les fondateurs des start-up qui constituent le portefeuille du Vision Fund. «Notre premier objectif pour 2020 est la croissance et la rentabilité», a ainsi assuré Ritesh Agarwal, le patron d’Oyo, dans une interview accordée à Bloomberg. Il a également indiqué que son entreprise comptera près de 25 000 employés dans le monde à l’issue de la restructuration actuellement opérée. Une stratégie que SoftBank espère payante, à l’heure où le géant japonais cherche à mettre en place un deuxième Vision Fund, doté cette fois de 108 milliards de dollars. Mais pour y parvenir, il faudra pour cela regagner la confiance des investisseurs, ce qui passe notamment par un rebond d’Oyo.
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