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SoftBank: entrainé par WeWork et Uber, son bénéfice d’exploitation chute de 99% au troisième trimestre

Avec l'AFP

Le japonais SoftBank Group a publié mercredi des résultats mitigés, avec un bénéfice net divisé par trois sur un an pour les neuf premiers mois de son exercice 2019/20 et une perte opérationnelle liée aux contre-performances de son fonds Vision Fund. Entre avril et décembre 2019, le géant des investissements dans les nouvelles technologies a dégagé un bénéfice net de 476,6 milliards de yens (3,7 milliards d’euros), contre 1 538 milliards de yens un an plus tôt. Il a subi une légère perte d’exploitation sur ces neuf mois, à hauteur de 13 milliards de yens, en raison des déboires des participations prises via ses fonds dans WeWork et Uber. Le groupe a notamment dû enregistrer une perte comptable de 798 milliards de yens (6,7 milliards d’euros) sur les fonds Vision Fund et Delta qu’il gère et dont les résultats sont intégrés dans son bilan d’exploitation.

Au troisième trimestre, un gain exceptionnel relatif à ses parts dans le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a permis de limiter les dégâts. C’est déjà grâce à d’autres rentrées comptables exceptionnelles liées à Alibaba que SoftBank Group avait sauvé son bénéfice net au deuxième trimestre de l’exercice en cours. Le groupe, qui s’est transformé plusieurs fois en trois décennies et demie d’histoire, a opéré un nouveau virage stratégique depuis 2017 en devenant essentiellement un investisseur au lieu de gérer directement des activités industrielles ou de services. Le Vision Fund détenait fin décembre dernier des parts dans 88 sociétés du monde entier. L’activité propre de SoftBank Group au Japon (services de téléphonie mobile, portail Internet), elle, a plutôt bien évolué.

Mais le chiffre d’affaires du groupe sur 9 mois a décliné de 1,1% à 7 090 milliards de yens, lesté par son activité américaine dans la téléphonie mobile (Sprint) et sa filiale britannique de micro-processeurs Arm notamment. Bonne nouvelle cependant pour SoftBank Group: un juge fédéral aux Etats-Unis a approuvé mardi la méga-fusion entre sa filiale Sprint et T-Mobile US, une opération que le patron de SoftBank Group, Masayoshi Son, appelle de ses voeux depuis des années. Grâce à ce feu vert de la justice américaine, l’action SoftBank Group s’est envolée de près de 12% mercredi à la Bourse de Tokyo, avant la publication de ses résultats financiers.

SoftBank doit également faire face à la pression du fonds activiste new-yorkais Elliott Management, spécialisé dans la prise de participations dans des sociétés en difficulté, qui a récemment acquis une participation de 2,5 milliards de dollars dans le groupe japonais, selon le Wall Street Journal. Cela correspondrait à près de 3% du capital de SoftBank. Elliott Management veut s’immiscer dans la stratégie du groupe en réclamant plus de transparence et une meilleure gestion des décisions concernant le fonds technologique Vision Fund.

Dernièrement, la startup Brandless, spécialisée dans la vente de produits de beauté, est devenue la première startup soutenue par Vision Fund  à fermer. 

La rédaction

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