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Comment Isilines veut attirer les jeunes voyageurs dans ses autocars

Eurolines, filiale du groupe Transdev, ne veut pas uniquement profiter de la libéralisation du marché des autocars. Alors que cette ouverture à la concurrence aurait déjà rapporté 40 millions d'euros de chiffre d'affaires aux compagnies de transport en 2015 (chiffres Arafer), avec sa marque Isilines, le groupe veut être un précurseur sur le digital. 

Créée l'année dernière, Isilines fait néanmoins face aux autres compagnies de transport (OuiBus de la SNCF, Flixbus, Megabus), mais aussi aux plateformes de covoiturages telle Blablacar. La marque du groupe Transdev (détenu entièrement depuis l'été par la Caisse des Dépôts), cherche à utiliser les nouvelles technologies comme un argument marketing, mais aussi comme laboratoire des nouveaux usages de la mobilité.

Pour Eurolines, qui gère 130 bus Isilines et environ 500 trajets par jour pour tout le groupe, la bataille doit donc se mener sur deux fronts. Elle mène d'abord une politique tarifaire offensive (un trajet étant en moyenne entre 9 et 12 euros). Le digital lui sert ensuite à attirer la cible des jeunes, celle qui cherche à économiser sur ses voyages en France et en Europe.

Wifi en 4G, application mobile, et même paiement en bitcoin en partenariat avec une start-up «pour éviter de payer des frais sur les taux de change»…toute la panoplie digitale est déployée pour attirer les digital natives. La société, qui rémunère les prestatiaires- propriétaires d'autocars aux kilomètres roulés, revendique 2 millions de voyageurs transportés en France. 

VOIR: L'interview d'Hug Roncal, directeur général d'Eurolines

Chiffre d'affaires : Moins de 100 millions euros annuel

Le marché: transport de voyageurs

Siège: Nanterre

Effectifs: 200

Date de création: 2015

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Jeanne Dussueil

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