ActualitéComData Room

[Digital Music] MaMA Event : retour vers le futur de l’industrie musicale

Fréquentation, temps forts, conférences, débats, vidéos… Bilan détaillé, chiffré et fouillé du MaMa Event.

Une fréquentation en hausse

Frenchweb était le week-end dernier à la troisième édition du MaMA Event à Paris. Cet événement professionnel international de la filière musicale, qui a conjugué échanges autour des musiques actuelles et présentation d’artistes, a fait salle comble.

Près de 1185 structures ont fait le déplacement soit un bond de 70% par rapport à l’année précédente (où elles n’étaient que 724). Une hausse de la fréquentation dont le directeur de l’événement, Fernando Ladeiro-Marques, se félicite : « Le MaMA est devenu un rendez-vous important pour les professionnels et un pont entre les Français et les internationaux. Il nous faudra conserver son côté convivial et bénéficier d’une croissance raisonnable pour les prochaines éditions ».

Retours sur les temps forts (comme si vous y étiez)

Premier temps fort du MaMA cette année, avec la remise du Prix SFR Jeunes Talents Music 2011. Parmi les 44 artistes pré-sélectionnés, le Jury composé de professionnels de la musique a élu le groupe avignonnais de pop française Phyltre , qui bénéficiera durant 1 an d’un important dispositif de tour support et d’accompagnement scénique personnalisé.


Deuxième temps fort du salon, le Start-up Lab proposé par Cap Digital a permis à 10 start-up innovantes de présenter un pitch de leurs services musicaux, web ou mobiles. Découvrez les sélectionnés qui ont brillamment défendus l’innovation française dans la filière musicale :

Retour sur les conférences à la pointe

Le MaMA fut également l’occasion de débats, ateliers et conférences autour de problématiques du secteur. Frenchweb revient sur les axes de réflexions « digital music » qui ont rythmé les débats.

Animée par Fadhila Brahim (dirigeante FB Associés) et Damien Douani (cofondateur de Fada Social Agence), la conférence partenaire OSER a ouvert des pistes de réflexion sur les innovations numériques du marché de la musique et les parcours humains qui y sont associés.
Car « oser réinventer le marché de la musique », c’est aussi une histoire de prise de risque, de création de nouveaux concepts, de nouveaux usages et de nouvelles communautés comme nous l’ont démontré les intervenants présents Pierre Gérard (cofondateur Jamendo), Maxime Guedj (entrepreneur, Créait), Albin Servian (DG Mxp4 Bopler Games) et Benoît Sillard (PDG CCM Benchmark Group).

L’économie du tout numérique (création, diffusion, promotion, monétisation) a redistribué la donne et démocratisé l’accès à la musique. Focus sur les axes de réflexions et les enjeux en terme de connectivité, mobilité et proximité abordés par le panel.

« A l’heure du libre accès à la connaissance et du bouleversement de la propriété intellectuelle, il faut inventer de nouveaux moyens de rétribution des auteurs »

Creative Commons, licences musicales…la question de la gestion des droits d’auteurs est au cœur des débats à tous les niveaux. Internet doit permettre une fluidité des connaissances tout en rétribuant leurs auteurs en toute légalité. C’est notamment le challenge de Jamendo, première plateforme gratuite et illimitée de découverte, streaming et téléchargement de titres revendique aujourd’hui 1 million de tracks écoutés chaque jour et 40,000 artistes non-professionnels dans 120 pays.

« Facebook est plus que jamais l’interface incontournable de l’innovation musicale et de la gestion des communautés de fans »

Facebook est le plus gros accélérateur et générateur d’audience du web à l’image de Je ne peux pas vivre sans musique , cette page Facebook crée par Maxime Guedj dans l’idée de partager et rassembler les gens autour de la musique. Fort d’1 million de « fans », 956,000 visiteurs actifs / semaine, et 200 nouveautés musicales / jour, cette page se décline aussi en newsletter (La MailTape) et devrait aboutir à un nouveau service d’écoutes « Music Sounds Better With You ». Un bel exemple de community management appliqué qui montre une fois encore que la crise du disque n’est pas la crise de la musique.

Du côté des applications Facebook, on notera les initiatives d’MXP4 et le succès de Bopler Games , un service de social gaming proposant une série de jeux musicaux sur Facebook et utilisant un catalogue de titres musicaux licenciés. Et si le nouvel eldorado des artistes se trouvait dans les jeux vidéos ?


La conférence proposée par le MusicNet.Works a quant à elle fait un tour d’horizon sur les nouveaux outils de recommandation en ligne autour de trois axes de réflexion : la recommandation P2P, la recommandation d’experts et la recommandation algorithmique.
Un vaste sujet modéré par Hugo Amsellem (cofondateur de la plateforme Oocto) et regroupant un panel d’experts de qualité : Anthony Audebert (responsable marketing digital Barclay Universal Music France), Vincent Castaignet (cofondateur et PDG Musicovery), Marie Kliszowski, (cofondatrice Disc Over, agence de communication new media spécialisée musique), Emmanuel Salah (responsable digital Because Music), et Oxmo Puccino (artiste, auteur, compositeur).

« La démocratisation du web a bouleversé les rapports artistes/fans et la recommandation dans sa forme. »

Le web représente aujourd’hui une partie importante des stratégies globales de communication et l’avènement du 2.0 a modifié les systèmes de recommandation : si sur le fond rien n’a vraiment changé dans les systèmes d’influences (on partage la musique que l’on aime et le contenu reste le même), sur la forme en revanche de nouveaux outils de communication, de veille et d’analyse ont nettement permis d’optimiser la recommandation online : Facebook Stats, Youtube, Google Insights / Trends , Sharecount , Noomiz , Neolane , Tigerlily …autant d’interfaces qui permettent aujourd’hui de travailler efficacement sur le « social CRM », analyser les feedback et les taux d’engagement du public.

« Cibler les prescripteurs : le rôle des bloggeurs. »

Le panel a aussi soulevé l’importance de connaître et cibler les prescripteurs (les bloggeurs influents, les artistes eux-mêmes…), plus que jamais au centre de la recommandation communautaire ; sans pour autant sous-estimer la valeur de la recommandation directe par le biais des newsletters (qui génèrent des taux d’ouvertures de 30% et restent le 1er moyen de communication avec le public), et de l’investissement des artistes auprès de leurs communautés.

« Booster les expériences musicales grâce aux algorithmes. »

La conférence a pour finir mis en valeur l’importance de l’amélioration de l’expérience musicale et de la connaissance de l’auditeur pour développer sa relation avec l’artiste au travers de plateformes de recommandation basées sur des systèmes algorithmiques comme Pandora , Musicovery ou Last FM .
Ces plateformes personnalisables (en fonction de critères variés comme le style musical, l’ambiance ou les influences), à l’heure de l’accès à un catalogue musical mondial et illimité, pourraient bien devenir, outre la monétisation, l’un des enjeux majeurs de l’industrie musicale.

Rendez-vous l’année prochaine pour la 4ème édition du MaMA Event  !

Tags

Laure Decailly

Pour contacter la rédaction, cliquez ici / Devenez "la start-up de la semaine" : faites vous connaitre! / Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Sur le même sujet

3 thoughts on “[Digital Music] MaMA Event : retour vers le futur de l’industrie musicale”

  1. Merci beaucoup pour avoir mentionné notre conférence Oser ! En revanche une petite précision : c’est Damien Douani de FaDa social agency il y a quelques « i » en trop dans le texte :-)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This