ActualitéBusinessEdTechEuropeStartup

EdTech : Educapital et Balderton participent au tour de table de 21 millions de dollars du Danois Labster

Encore loin de la Chine et des États-Unis qui captent près de 75% des investissements mondiaux sur le marché de l’EdTech, l’Europe tente de gagner du terrain. Dans ce cadre, des structures d’accompagnement ont vu le jour ces dernières années sur le Vieux Contient pour soutenir l’essor de l’EdTech européenne, à l’image du fonds d’investissement Educapital lancé en novembre 2017 par Marie-Christine Levet et Litzie Maarek. 

Ce dernier vient de pendre à part à la levée de fonds de 21 millions de dollars de la start-up danoise Labster, qui développe une plateforme de laboratoires en réalité virtuelle. Le tour de table, mené par Owl Ventures, a également été réalisé auprès du fonds londonien Balderton Capital, dirigé par le Français Bernard Liautaud, ainsi que Northzone, Swissom Ventures, Nordic Makers, David Hegalson et Entangled Group. Auparavant, la société scandinave avait bouclé un tour de table de 10 millions de dollars mené par Balderton Capital en septembre 2017.

150 universités clientes pour proposer des expériences VR à 200 000 étudiants 

Fondée en 2011 par Mads Tvillinggaard Bonde et Michael Bodekaer, Labster permet aux étudiants du monde entier de réaliser des expériences en laboratoire de biologie, de chimie ou encore de physique grâce à la réalité virtuelle. Avec des simulations interactives, ils peuvent ainsi enrichir leurs compétences scientifiques sans se rendre physiquement dans un laboratoire, où une telle formation sera bien plus coûteuse et moins accessible. «Plusieurs centaines de milliers de dollars pour une machine de séquençage génétique, des centaines de millions pour un laboratoire de pointe, des coûts de scolarité annuels de plus de 40 000 de dollars pour chaque étudiant américain : la formation d’excellence aux sciences coûte cher et elle est encore concentrée dans de grandes institutions», analyse Litzie Maarek, co-fondatrice d’Educapital.

Dans ce contexte, la start-up danoise a d’ores et déjà séduit plus de 150 universités dans 25 pays à travers le monde pour permettre à 200 000 étudiants d’accéder à des expériences en laboratoire immersives en réalité virtuelle dans le cadre de leur apprentissage des sciences. La société nordique a également noué des partenariats avec Google, le MIT, Pearson ou encore Springer. «Les analystes prévoient que 60% des universités américaines utiliseront la VR dans leur parcours pédagogique d’ici 2020», note Litzie Maarek. A ce jour, Labster propose plus de 70 expériences en réalité virtuelle. 

Ce nouveau tour de table doit d’ailleurs permettre d’enrichir le catalogue d’expériences avec de nouvelles simulations plus réalistes. En parallèle, la société danoise prévoit de renforcer son équipe aux États-Unis pour décupler sa force de frappe commerciale. «Notre objectif est de fournir un apprentissage scientifique moderne, rentable et rapide», indique Michael Bodekaer, co-fondateur de Labster.

Labster : les données clés

Fondateurs : Mads Tvillinggaard Bonde et Michael Bodekaer
Création : 2011
Siège social : Copenhague (Danemark)
Activité : plateforme de laboratoires en réalité virtuelle
Financement : 21 millions de dollars en avril 2019

Tags

Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

Sur le même sujet

Share This