INLEAP PHOTONICS porte son financement à 20 millions d’euros pour passer du laser industriel à la défense anti-drones
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La startup allemande INLEAP PHOTONICS vient de boucler un tour de seed mené par UVC PARTNERS qui porte à environ 20 millions d’euros son financement cumulé. La spin-off du LASER ZENTRUM HANNOVER veut désormais industrialiser une technologie de pilotage de faisceau initialement conçue pour la fabrication additive et le traitement des matériaux afin d’en faire un effecteur compact contre les drones. Son pari consiste moins à rivaliser avec les lasers militaires les plus puissants qu’à trouver une place dans les architectures européennes de défense de courte portée et de protection des infrastructures.
Dans une machine de fabrication additive (imprimante 3D industrielle), un faisceau laser doit se déplacer rapidement et précisément pour faire fondre une infime quantité de matière au bon endroit. Dans un système de défense anti-drones, le principe reste assez proche, il s’agit de concentrer suffisamment d’énergie sur un point vulnérable d’une cible en mouvement.
Fondée en 2023 par Marius Lammers et Felix Wellmann, INLEAP PHOTONICS, spin-off du LASER ZENTRUM HANNOVER a démarré son activité sur l’accélération des procédés industriels utilisant des lasers, notamment dans la fabrication additive métallique, la production de batteries et le traitement des matériaux.
Trois ans plus tard, l’entreprise allemande veut transformer cette technologie en un produit de défense capable de neutraliser des drones de petite taille. Elle vient pour cela de boucler un tour de seed mené par UVC PARTNERS, avec la participation de HTGF, BALNORD, SENTRIS et SCALE CAPITAL.
Ce nouveau tour porte à environ 20 millions d’euros le financement cumulé depuis sa création. Le montant exact de la tranche, et la valorisation de l’entreprise n’ont pas été communiqué.
Le financement doit lui permettre de franchir une frontière généralement plus difficile que celle du laboratoire , en passant d’un système fonctionnel à un équipement pouvant être produit, testé, certifié et livré dans des conditions reproductibles.
Une technologie industrielle trouve une cible militaire
La principale technologie développée par INLEAP porte sur le pilotage du faisceau. Les systèmes laser industriels déplacent généralement la lumière au moyen de miroirs mécaniques. Leur vitesse, leur inertie et leur précision finissent par limiter le nombre d’opérations réalisables pendant un temps donné. INLEAP affirme avoir développé une architecture numérique à semi-conducteurs capable d’orienter le faisceau sans déplacer mécaniquement ces miroirs.
Selon l’entreprise, FASTLIGHT permettrait ainsi un pilotage jusqu’à 2 500 fois plus rapide et pourrait multiplier par six à dix l’efficacité de certains procédés industriels. Ces performances dépendent néanmoins des applications et restent principalement documentées par INLEAP.
Une première validation industrielle existe avec ACONITY3D, qui a intégré FASTLIGHT à ses machines de fabrication additive métallique afin d’accélérer le déplacement du laser pendant les procédés de fusion sur lit de poudre. Selon les deux entreprises, cette intégration doit permettre de traiter plus rapidement certaines zones, de mieux répartir l’énergie et, à terme, d’augmenter la productivité des équipements.
C’est sur ce point qu’INLEAP entend se distinguer d’une partie des entreprises de défense dont les programmes se structurent d’abord autour d’une montée en puissance du laser. La startup allemande pose une autre question : comment employer plus efficacement l’énergie disponible ? Dans un système anti-drones, la puissance ne suffit pas. Il faut détecter une cible, suivre ses changements de trajectoire, identifier un point vulnérable et maintenir le faisceau assez longtemps pour produire un effet. À effet comparable, un pilotage plus rapide et plus précis peut donc réduire l’énergie à mobiliser et le temps d’exposition du faisceau sur chaque cible.
Cette recherche d’efficacité conduit à un autre choix : INLEAP concentre son système sur la neutralisation de petits drones, avec un équipement suffisamment compact pour être installé à proximité d’un site sensible ou transporté sur une plateforme mobile.
FASTLIGHT SHIELD vise les petits drones plutôt que les missiles
Ainsi le premier produit, FASTLIGHT SHIELD, est présenté comme un effecteur laser destiné à la défense contre les drones de petite taille. Selon INLEAP, le système peut neutraliser une cible en quelques secondes, voire en une fraction de seconde dans certaines configurations, en concentrant le faisceau sur un point vulnérable identifié. Sa portée pourrait atteindre trois kilomètres. Plusieurs unités pourraient également être associées pour protéger une zone plus large ou traiter davantage de cibles.
La startup met surtout en avant la compacité du dispositif, dont l’encombrement serait compatible avec celui d’une europalette, et son absence de munition consommable. Une fois installé et alimenté, le système peut théoriquement engager plusieurs cibles sans devoir reconstituer un stock de missiles ou d’obus.
L’argument économique est par ailleurs devenu central dans la défense anti-drones. L’emploi d’un missile coûtant plusieurs centaines de milliers d’euros contre un drone assemblé pour quelques milliers, voire quelques centaines d’euros, ne peut constituer une réponse durable lorsque les attaques se multiplient. Le laser promet de rétablir une partie de cette équation en remplaçant la munition par de l’électricité.
Le faible coût marginal d’un tir ne fait pourtant pas du laser un système bon marché. À l’effecteur s’ajoutent l’alimentation et le refroidissement, mais aussi les radars, les capteurs radio et les systèmes optroniques chargés de détecter et de suivre la cible. Un logiciel doit ensuite croiser ces informations, qualifier la menace et autoriser l’engagement. Le déploiement suppose enfin une chaîne de commandement capable de surveiller l’espace aérien et d’éviter qu’un appareil civil, un drone autorisé ou une erreur d’identification ne transforme une opération de protection en incident. INLEAP ne maîtrise pas encore seule cet ensemble : elle contrôle principalement l’effecteur laser et dépend de partenaires pour une partie des capteurs, du logiciel et de l’intégration opérationnelle.
Avec FASTLIGHT HELD, INLEAP s’insère dans un système construit à plusieurs
FASTLIGHT HELD, le second produit de l’entreprise, montre plus clairement la place qu’INLEAP cherche à occuper. Le système associe son effecteur laser à un véhicule terrestre sans pilote développé par HENTSCHEL SYSTEM et à une plateforme logicielle C-UAS fournie par STARK. L’ensemble doit pouvoir se déplacer sur des terrains difficiles et protéger des unités, des convois ou des installations temporaires contre des drones relevant notamment des classes I et II de la classification OTAN.
Les essais sont annoncés à partir du troisième trimestre 2026, avec un objectif de disponibilité commerciale en 2027. FASTLIGHT HELD reste donc un programme en phase de validation, non un système déjà fabriqué en série ou déployé en opération.
Un système anti-drones combine plusieurs métiers : détection radar, analyse radiofréquence, optronique, commandement, identification, choix de l’effecteur et plateforme de déploiement. Peu de startups peuvent développer seules chacune de ces briques.
Si cette architecture distribuée est logique, elle fait néanmoins apparaître un risque stratégique.
INLEAP contrôle aujourd’hui principalement l’effecteur, STARK apporte le logiciel de commandement et de contrôle, HENTSCHEL SYSTEM fournit la plateforme terrestre. D’autres partenaires devront apporter les capteurs, la détection et l’intégration dans les systèmes des forces armées.
Deux trajectoires sont alors possibles. INLEAP peut devenir le fournisseur de référence d’un effecteur intégré à plusieurs architectures européennes. Elle peut aussi se retrouver au milieu d’une chaîne dans laquelle le logiciel, l’intégrateur et le maître d’œuvre conservent la relation avec le client et l’essentiel de la valeur.
Pour éviter de devenir un composant interchangeable, la startup devra démontrer que son pilotage de faisceau apporte un avantage suffisamment important en matière de précision, de sécurité, de compacité ou de coût.
Les 20 millions d’euros doivent construire une entreprise de production
Le financement servira d’abord à standardiser l’assemblage et les essais de FASTLIGHT SHIELD et FASTLIGHT HELD. INLEAP prévoit également de renforcer l’assurance qualité, de sécuriser ses approvisionnements et d’engager les processus de certification nécessaires aux environnements industriels et militaires. Une partie du capital financera enfin les équipes commerciales, le support et l’ouverture de nouvelles implantations en Allemagne et ailleurs en Europe.
L’entreprise affirme enregistrer une forte prise de commandes, cela étant elle ne communique ni leur nombre, ni leur valeur, ni l’identité des acheteurs, ni le calendrier des livraisons.
Enfin le ministère allemand de la Défense et le BUNDESWEHR CYBER INNOVATION HUB collaborent avec INLEAP au travers de partenariats.
La promesse « eye-safe » ouvre le marché civil et concentre le risque
La sécurité oculaire reste l’un des points que l’entreprise doit encore développer, documenter et faire certifier.
INLEAP conduit une étude pour le ministère allemand de la Défense sur les exigences techniques, juridiques et opérationnelles liées à l’utilisation de lasers sur des sites de la BUNDESWEHR. Elle mène également avec le BUNDESWEHR CYBER INNOVATION HUB le projet LASERDOME, destiné à tester la technologie dans des conditions plus proches du réel et face à plusieurs drones. Les résultats détaillés de ces travaux n’ont pas été rendus publics.
CILAS constitue la comparaison européenne la plus directe
INLEAP arrive sur un marché où plusieurs programmes ont déjà dépassé le stade de la démonstration.
En Europe, le français CILAS constitue probablement le concurrent le plus proche. Son système HELMA-P est conçu pour neutraliser de petits drones et peut être déployé sur un bâtiment, un véhicule ou un navire. Il a été intégré au dispositif de sécurité des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. La société française, contrôlée majoritairement par MBDA et SAFRAN, dispose ainsi d’une première référence publique sur un grand événement civil.
En Allemagne, MBDA et RHEINMETALL travaillent à une autre échelle. Les deux groupes ont reçu en juillet 2026 un contrat d’un montant intermédiaire à trois chiffres en millions d’euros pour développer un système laser naval destiné à devenir opérationnel en 2029. Le démonstrateur avait auparavant réalisé plus de 1 000 tirs pendant une année d’essais en mer.
Le Royaume-Uni accélère également le programme DRAGONFIRE, développé par MBDA, LEONARDO et QINETIQ. Un contrat de 316 millions de livres doit permettre d’équiper la ROYAL NAVY à partir de 2027. Le gouvernement britannique avance un coût d’environ dix livres par tir et une précision permettant de viser une pièce de monnaie à un kilomètre.
Israël dispose de son côté d’IRON BEAM, développé par RAFAEL avec ELBIT. Ce système de classe 100 kW vise non seulement les drones, mais aussi les roquettes et les mortiers. Il a été livré fin 2025 afin d’être intégré à l’architecture israélienne de défense aérienne multicouche, même si son déploiement opérationnel complet reste progressif.
L’australien EOS a, lui, vendu aux Pays-Bas un système laser de classe 100 kW dans le cadre d’un contrat de 71 millions d’euros. Les livraisons doivent intervenir en 2027 ou 2028. EOS avance un coût inférieur à dix dollars par tir et vient d’ouvrir à Singapour un centre de production et d’intégration destiné à soutenir ses contrats internationaux.
Ces programmes ne sont pas directement comparables à FASTLIGHT SHIELD. La plupart visent des puissances, des menaces et des plateformes plus importantes. Ils montrent toutefois que le marché du laser militaire est déjà occupé par des groupes capables d’investir plusieurs centaines de millions d’euros, de conduire des essais pendant plusieurs années et de vendre des architectures complètes.
INLEAP doit éviter une course frontale à la puissance, et sa place se trouve davantage dans les systèmes compacts destinés aux petits drones, aux unités mobiles et aux infrastructures soumises à de fortes contraintes de sécurité.
Le principal concurrent du laser reste parfois l’absence de laser
Par ailleurs, la compétition ne se joue pas seulement entre producteurs d’armes à énergie dirigée. Un système de défense anti-drones peut brouiller la communication, prendre le contrôle du drone, tromper son système de navigation, lancer un drone intercepteur, tirer un projectile, employer un missile ou émettre une impulsion électromagnétique. Chaque technologie répond à une configuration différente.
D-FEND SOLUTIONS développe par exemple une approche dite de « cyber takeover », qui détecte certaines communications radio, prend le contrôle du drone et le force à atterrir dans une zone choisie. Cette solution présente un intérêt évident pour les aéroports et les environnements urbains, où détruire la cible peut provoquer une chute de débris.
DRONESHIELD et AARONIA se concentrent notamment sur la détection radiofréquence et le brouillage. MARSS et plusieurs startups européennes développent des drones intercepteurs. EPIRUS travaille sur LEONIDAS, un système à micro-ondes de forte puissance capable d’affecter simultanément plusieurs appareils électroniques.
Le laser dispose de trois avantages, il offre une grande précision, ne dépend pas d’un stock de munitions et conserve un coût marginal faible une fois le système installé.
Il présente également plusieurs limites, il doit conserver une ligne de visée. Son efficacité peut être réduite par la pluie, le brouillard, la poussière ou la fumée. Il doit maintenir le faisceau sur chaque cible pendant une durée suffisante. Enfin, sauf multiplication des effecteurs, il traite généralement les menaces de manière séquentielle.
Face à un essaim, une arme à micro-ondes peut neutraliser plusieurs drones en une seule émission. Face à un appareil civil détourné, une prise de contrôle radio peut éviter sa destruction. Face à un drone autonome privé de liaison radio, le brouillage peut devenir inutile et redonner l’avantage au laser ou à l’intercepteur.
Le marché ne devrait donc pas choisir un seul vainqueur, mais se diriger vers des systèmes multicouches capables d’alterner les effecteurs selon la cible, l’environnement et le niveau de menace.
Un marché de plusieurs milliards dont INLEAP ne captera qu’une fraction
La multiplication des drones sur les théâtres militaires, autour des frontières et à proximité des infrastructures civiles alimente une forte croissance du marché.
Reuters situe actuellement le marché mondial de la lutte anti-drones dans une fourchette comprise entre 3 et 7 milliards de dollars. Il progresserait d’environ 20 % par an et pourrait atteindre 14,5 milliards de dollars en 2030. Cette croissance attire les fournisseurs de radars, de logiciels, de brouilleurs, de drones intercepteurs et d’armes à énergie dirigée. Elle alimente aussi les risques de surpromesse et la commercialisation de systèmes dont l’efficacité opérationnelle reste difficile à vérifier.
MARKETSANDMARKETS estime pour sa part que le marché européen pourrait passer de 1,24 milliard de dollars en 2025 à 4,16 milliards en 2030. Comme souvent dans la défense, les écarts entre les cabinets tiennent autant à la croissance qu’à la définition retenue : certains incluent uniquement les moyens de neutralisation, d’autres ajoutent la détection, le commandement et les services. (MARKETSANDMARKETS)
Ces chiffres ne constituent donc pas le marché directement accessible à INLEAP, car l’entreprise intervient aujourd’hui sur une seule couche : l’effecteur laser. Sa part de marché dépendra du nombre d’architectures qui choisiront le laser, du poids de cet effecteur dans le prix total, de sa capacité de production et des accords passés avec les intégrateurs.
Plusieurs modèles économiques restent possibles. INLEAP peut vendre directement FASTLIGHT SHIELD, commercialiser FASTLIGHT HELD avec ses partenaires, fournir son effecteur à des maîtres d’œuvre, accorder des licences sur sa technologie de pilotage ou générer des revenus de maintenance et de mise à niveau.
Son activité industrielle peut également rester importante. Les applications dans la fabrication additive, les batteries et le traitement des matériaux offrent un marché moins dépendant des autorisations militaires et des cycles de commande publique. Elles peuvent servir de terrain de validation et contribuer à amortir les investissements technologiques.
Cette dualité constitue un avantage, à condition de ne pas disperser l’entreprise entre deux marchés dont les clients, les certifications et les cycles commerciaux diffèrent profondément.
Les concurrents de demain pourraient venir des usines
Le marché attire déjà des industriels du laser qui disposent de capacités financières et productives beaucoup plus importantes.
NLIGHT commercialise désormais plusieurs classes de lasers de haute énergie, de 10 à 70 kW, et a obtenu des contrats de défense américains. Son évolution montre comment un spécialiste des sources laser peut progressivement remonter vers les systèmes complets.
TRUMPF maîtrise de son côté les sources, la conduite du faisceau, les optiques, les capteurs et l’intégration de systèmes laser industriels. Le groupe allemand n’a pas annoncé de produit directement comparable à FASTLIGHT SHIELD, mais il possède une grande partie des compétences nécessaires pour entrer sur ce marché ou fournir un concurrent.
IPG PHOTONICS, COHERENT, LUMIBIRD ou AMPLITUDE pourraient également devenir des fournisseurs, des partenaires ou des entrants potentiels. À mesure que les États financeront davantage de programmes, la frontière entre laser industriel et laser de défense deviendra plus poreuse.
Une ETI comme GYS se situerait aujourd’hui plus loin de l’effecteur. Elle dispose de compétences en électronique de puissance, refroidissement, soudage, assemblage et production en série, mais ne présente pas publiquement de savoir-faire équivalent en laser de haute énergie, en optique adaptative ou en pilotage avancé du faisceau.
Son entrée passerait plus probablement par la fourniture de sous-systèmes, une coentreprise avec une entreprise de photonique ou l’acquisition d’une brique technologique. Le cas illustre néanmoins une autre forme de concurrence : INLEAP ne devra pas seulement surveiller les startups de défense. Elle devra aussi compter avec les industriels capables d’assembler, de refroidir et de produire plusieurs centaines de systèmes lorsque le marché basculera vers la série.
L’Europe crée la demande, puis impose les coalitions
La Commission européenne a présenté en février 2026 un plan d’action consacré aux drones et à la lutte anti-drones. Il prévoit de renforcer les capacités d’essai, de favoriser les achats communs et de mobiliser plusieurs instruments, parmi lesquels HORIZON EUROPE, le FONDS EUROPÉEN DE DÉFENSE, EDIP et SAFE.
La EUROPEAN DRONE DEFENCE INITIATIVE doit fournir une première capacité avant la fin de 2026 et devenir pleinement opérationnelle en 2027. La Commission cherche simultanément à réduire la fragmentation des achats militaires et à faire émerger des chaînes d’approvisionnement européennes.
Pour INLEAP, cette politique ouvre trois portes : le financement de nouveaux essais, la participation à des consortiums et l’accès à des commandes multinationales.
Elle impose aussi de choisir rapidement ses alliances. Les marchés européens de défense favorisent les coalitions réunissant capteurs, logiciels, plateformes, effecteurs et intégrateurs. Une startup disposant d’une technologie différenciante mais incapable d’entrer dans ces architectures peut rester durablement au stade du démonstrateur.
Les prochains jalons seront donc, obtenir les certifications, publier des performances vérifiables, démontrer l’efficacité sous différentes conditions météorologiques, traiter plusieurs cibles, préciser le coût complet du système et convertir les expérimentations en commandes fermes.
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