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[INSIDERS] La Cnil met en demeure l’école 42 de Xavier Niel pour vidéosurveillance excessive

#BigBrother: la Cnil met en demeure l’école 42 de Xavier Niel pour vidéosurveillance excessive

AFP – La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a annoncé mardi avoir mis en demeure le 8 octobre l’école informatique 42, créée par le fondateur de Free Xavier Niel, pour «vidéosurveillance excessive» au sein de l’établissement. L’association 42, qui a créé l’école éponyme en 2013, est mise en demeure de «mettre en conformité avec la loi Informatique et Libertés son système de vidéosurveillance» dans un délai de deux mois sous peine de sanction, a précisé l’autorité française de protection des données personnelles.

Xavier Niel, président de 42, Nicolas Sadirac, directeur général de 42, Kwame Yamgnane, directeur général adjoint de 42, et Florian Bucher, directeur général adjoint de 42. © Laurent Belando

Au cours d’un contrôle effectué en février 2018, la Cnil a constaté «que des caméras filmaient en permanence les espaces de travail des étudiants, les bureaux dédiés au personnel administratif ainsi que des lieux de vie», sans que les personnes filmées n’en soient «correctement informées». Dans son communiqué, la Cnil rappelle que les images issues du dispositif doivent être réservées aux personnes habilitées, or le contrôle a révélé que les étudiants avaient accès aux images sur leur espace personnel au sein du réseau intranet de l’école.

#Enregistrement: la Hadopi conforte la position de Molotov face aux chaînes privées

La position de Molotov, la plateforme qui permet de visionner des chaînes de télévisions sur Internet, vient d’être confortée par les récentes recommandations de l’Hadopi dans le bras de fer qui l’oppose à certaines chaînes de télévision à l’instar de celles du groupe NextRadio TV (BFM, RMC Story, RMC Découverte, BFM Business).

Crédit: Molotov

En effet, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet a relevé que certaines chaînes privées imposent au service d’enregistrement de Molotov des limitations excessives et injustifiées. Comme l’explique la plateforme, « ces limitations privent par nature les utilisateurs de Molotov du bénéfice de l’exception pour copie privée, et ainsi de la possibilité d’enregistrer les programmes qu’ils choisissent ».

Pour la Hadopi, le service de Molotov est conforme au cadre légal et la fonctionnalité d’enregistrement à usage privé ne devrait plus être limitée puisque qu’elle est similaire aux services proposés par les box. Reste à voir si ces recommandations de l’Hadopi réussiront à débloquer la situation.

#Cryptominute: les volumes d’échanges de bitcoins en octobre au plus bas depuis un an

AFP – Les volumes d’échange de bitcoins, la première et principale monnaie virtuelle décentralisée, sont tombés en octobre à leur plus bas niveau depuis un an, a rapporté le cabinet d’étude Diar, spécialisé en cryptomonnaies. Les montants échangés ont ainsi atteint leur plus bas «en valeur en dollars aussi bien qu’en bitcoins», ont souligné les analystes de Diar dans leur rapport hebdomadaire lundi soir, en s’appuyant sur des chiffres fournis par Nomics, une société spécialisée dans la fourniture de données liées aux cryptomonnaies.

Selon les chiffres révélés, les échanges de bitcoins ont représenté 27,2 milliards de dollars ce mois-ci contre 34 milliards pour octobre 2017, et les derniers jours d’échanges ne devraient pas inverser la tendance. En décembre 2017, alors que le prix du bitcoin avait temporairement dépassé les 19 500 dollars, selon des données compilées par Bloomberg, c’est l’équivalent de 278,1 milliards de dollars qui avaient été échangés.

Crédit: Blue Planet Studio/Shutterstock

Concernant les volumes en bitcoins, la baisse est encore plus importante avec un nombre de cryptodevises échangées passé de 6,5 millions en octobre 2017 à 4,2 millions en octobre 2018, soit une chute de 38%. C’est en janvier dernier que le pic avait été atteint, avec 19,6 millions de bitcoins échangés. «Malgré une augmentation de l’activité de grandes banques de renom et de sociétés d’investissement (…), les cryptomonnaies ont échoué à susciter un nouvel intérêt», ont jugé les analystes de Diar, alors que l’apport du bitcoin fait toujours débat.

Particulièrement connue, et parfois décriée, pour sa très forte volatilité, la principale monnaie virtuelle évolue depuis plusieurs semaines autour des 6 400 dollars l’unité, peinant à retrouver un second souffle depuis l’éclatement de la bulle en début d’année. Cet été, le bitcoin a dû faire face à des déconvenues concernant l’autorisation de fonds indiciels qui y seraient adossés, une initiative susceptible de relancer la demande en cryptomonnaie, selon ses partisans. Pour l’instant, le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission, n’a opposé que des refus. Un avis très attendu devrait être rendu prochainement.

#Apple: un sous-traitant épinglé en Chine pour employer de force des étudiants

AFP – Apple a ouvert une enquête en Chine après un rapport d’une ONG accusant un sous-traitant du géant américain d’employer de force des étudiants, qui travailleraient «comme des robots» pour assembler des montres connectées. Les étudiants ont été forcés de travailler dans l’usine du sous-traitant d’Apple, le fabricant d’électronique taïwanais Quanta, parfois de nuit, sous peine de ne pas obtenir leur diplôme d’une école technique, a dénoncé l’association hongkongaise de défense des travailleurs Sacom. «Si on avait refusé de travailler ici, l’école ne nous aurait pas donné notre certificat de fin d’études», a affirmé une personne citée dans le rapport, et qui étudie le commerce en ligne.

L’association a mené son enquête cet été auprès de 28 personnes sur un site de production de montres Apple Watch situé à Chongqing. La totalité a déclaré n’avoir pas été volontaire pour y travailler. Les étudiants interrogés disent avoir officiellement été considérés comme des «stagiaires». Une pratique qui serait répandue en Chine, où des usines collaboreraient avec des écoles techniques afin de les approvisionner en main-d’oeuvre lors de pics de production. «Nous sommes comme des robots sur les lignes de production», explique dans le rapport un jeune de 18 ans. D’autres assurent avoir été contraints de travailler de nuit. «L’usine ne pourrait pas fonctionner sans étudiants stagiaires», raconte l’un d’entre eux.

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La rédaction

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