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Busit interconnecte services web et objets connectés

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FrenchWeb vous propose aujourd’hui de découvrir Busit, une start-up parisienne qui a pour objectif de connecter et faire travailler ensemble des services (Foursquare, LinkedIn, Gmail…), des objets physiques, ou des appareils électroniques (bracelets Jawbone UP, smartphone…) et laisser chaque utilisateur les gérer via son propre certificat. Busit a créé une technologie qui permet donc aux objets connectés de communiquer entre eux. Open source, cette plate-forme a été lancée le 1er septembre dernier. La start-up avait fait partie des projets présentés lors du premier Jeudigital qui s’est tenu au ministère de l’Economie.

Plus de détails avec Samuel Hassine, cofondateur de la start-up :

FrenchWeb: Comment avez-vous eu l’idée de créer cette start-up ? 

Samuel Hassine: L’idée est née il y a trois ans dans le cadre de la société SYS, opérateur de  télécommunication dont le cœur de métier est l’hébergement d’applications haute disponibilité et l’accessibilité aux technologies de l’information. La motivation de Busit part d’un constat simple : la multiplication des services en ligne (réseaux sociaux, applications, CRM, ERP…) et la croissance du nombre d’objets connectés créent de nouveaux besoins d’automatisation et d’interaction.

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Samuel Hassine

Qui sont vos clients ?

Notre service « web » peut potentiellement s’adresser au grand public, aux professionnels, aux entreprises de nombreux secteurs d’activité. Mais la nature de notre plateforme (Open Source) permet également la mise en œuvre de projets d’intégration dans les PME et les grands groupes.

Cependant, notre produit étant encore jeune, nous avons prévu différentes phases de développement, la première, d’environ un an et demi (septembre 2014 à décembre 2015), consiste à s’adresser avant tout au grand public, en proposant des usages à forte valeur ajoutée pour le particulier et les PME.

Quel est votre modèle économique ?

Notre modèle économique repose sur deux éléments : d’un côté, notre modèle ouvert permet aux développeurs de se rémunérer grâce à notre « store » de connecteurs.

Nous prélevons 25% sur ces revenus. D’un autre côté nous avons deux aspects B2B essentiels :

  • Nous proposons, pour les professionnels, des contrats de qualité de service et de garantie de temps d’échange entre les connecteurs ainsi que des prestations d’assistance et d’accompagnement
  • De par notre modèle éditeur, nous travaillons avec un réseau d’intégrateurs qui assure la vente et le déploiement de notre solution dans les PME et les grands groupes.

 

Qui sont vos concurrents ?

Nous avons un concurrent principal aux Etats-Unis, il s’agit d’une plateforme permettant d’automatiser certaines tâches : IFTTT (If This Then That). Un autre commence aujourd’hui à se démarquer, mais uniquement en ce qui concerne l’automatisation de services web et d’applications (pas d’objets physiques connectés).

Comment vous en démarquez-vous ?

Nous nous en démarquons sur trois principaux points :

  •  Sur IFTTT, il est uniquement possible de relier deux objets ou services ensemble, sur le principe de « If This Then That », sur Busit, il est possible d’effectuer une infinité d’étapes et de transformations, d’un connecteur A vers un connecteur B puis C etc.
  • Busit est ouvert à la communauté, ce qui n’est le cas d’aucune autre plateforme. Ainsi, chaque entreprise, chaque développeur, peut créer de nouveaux connecteurs, payants ou gratuits (dans des langages de programmation très répandus), et les proposer aux utilisateurs de notre plateforme. Notre équipe ne peut assurer le développement de dizaines de milliers de connecteurs pour tous les objets et les services existants, c’est en s’appuyant sur cette communauté que nous offrirons à nos clients un potentiel inégalé.
  • Par rapport aux autres plateformes, nous avons une composante de sécurité et de confidentialité extrêmement forte. Notre architecture a été bâtie autour de la sécurité, chaque utilisateur possède donc son propre certificat, sa clé associée, et l’ensemble des échanges transitant par la plateforme sont chiffrés et signés. Nous garantissons contractuellement ne pas stocker ni analyser ces données.

 

Avez-vous déjà levé des fonds ? Si oui quand et combien ? Sinon est-ce envisagé ?

Nous sommes en cours de négociation avec plusieurs fonds d’investissement pour un premier tour de table à hauteur de 2,7 millions d’euros. L’objectif est d’en finaliser le closing au printemps 2015 (mars/avril).

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

La première problématique qui nous est posée chaque jour dans le cadre d’une plateforme de communication et d’interconnexion est la limitation, souvent drastique, des API et systèmes constructeurs. Nous multiplions les partenariats afin d’éviter tout malentendu sur l’usage de notre système  mais nous avons surtout, grâce à notre statut d’opérateur, mis en place de nombreux points de sorties et éléments de routage pour  résoudre ces problématiques.

Que faisiez-vous avant de fonder cette société ?

Nous (les trois associés) avons fondé depuis 4 ans la société d’hébergement Another Service. Spécialisée dans les architectures cloud et les infrastructures très haute disponibilité, cette société est devenue opérateur depuis 2012 avec plus de 5 points de présence en Europe.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

D’être bien entouré, car une main n’applaudit jamais seule.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

De par ma formation, je dirai Gandhi et Churchill.

Fondateurs: : Samuel Hassine, Yann Autissier, Simon Uyttendaele

Investisseurs: en cours de négociation

Chiffre d’affaires: 150 000 euros

Date de création: 2014

Société basée à : Paris

Effectif: 6 personnes

Lire aussi:

>> Objets connectés: ces start-ups qui se rêvent en futurs grands industriels

Adeline Raynal

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