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Les navettes à la demande de Via débarquent en Amérique du Sud

Via continue de placer ses pions à l’international. La start-up américaine vient de mettre un pied en Amérique du Sud avec le lancement d’un service de navettes à la demande à Goiânia, au Brésil, avec HP Transportes Coletivos, l’un des plus importants opérateurs de transports en commun du pays. Via indique que ce service, baptisé «CityBus 2.0», est le premier système de navettes à la demande exploité par un opérateur de transports en commun à être lancé en Amérique latine.Apple-converted-space »> 

Avec ce service, les habitants de la ville brésilienne de Goiânia ont accès à une flotte de vans Mercedes-Benz de 14 places pouvant effectuer jusqu’à 3 500 trajets par jour. Pour fonctionner, le service nécessite une trentaine de chauffeurs. Via précise que l’application CityBus 2.0 a été téléchargée plus de 15 000 fois lors de la première semaine d’exploitation du service. Si l’expérience est jugée convaincante, le service pourrait rapidement être étendu dans d’autres villes brésiliennes et sud-américaines.

250 millions de dollars levés en 2017 pour mettre le cap à l’international 

Outre l’Amérique du Sud, Via a également fait de l’Europe une de ses priorités pour développer ses activités. Dans ce sens, la start-up américaine a bouclé un tour de table de 250 millions de dollars mené par Daimler en septembre 2017. Le constructeur allemand, via sa division Mercedes-Benz Vans, a même décidé d’injecter 50 millions de dollars dans la création d’une co-entreprise avec Via pour créer des réseaux de transport intelligents dans les grandes villes européennes. Baptisée «ViaVan», la structure opère pour l’instant à Amsterdam, Londres et Berlin.

Fondée en 2012 par Daniel Ramot et Oren Shoval, Via a développé une technologie visant à créer un réseau de transport à la demande. Cela prend la forme d’un service de minibus qui repose sur un modèle proche des transports en commun. Pour s’adapter à la demande, la société met en place des itinéraires flexibles comprenant des arrêts spécifiques pour embarquer et déposer les passagers allant dans la même direction.

La start-up américaine propose ses propres navettes à la demande à Chicago, New York et Washington, les trois villes dans lesquelles elle opère aux États-Unis. La société a également noué des partenariats avec des municipalités, des régies de transports en commun ou encore des plateformes de mobilité aux États-Unis et en Europe pour leur permettre de déployer leurs propres services de navettes à la demande. A ce jour, Via indique avoir participé au déploiement de 50 services de ce type dans 15 pays à travers le monde.

Uber s’intéresse aux transports en commun 

De nombreux acteurs se sont positionnés sur le marché de la mobilité à la demande au cours de ces dernières années. En 2016, Google a lancé Carpool, un service de covoiturage, via l’application mobile de navigation routière à Waze, rachetée en 2013 par la firme de Mountain View pour 1 milliard de dollars. Dans la même veine, la licorne française BlaBlaCar a présenté en 2017 BlaBlaLines, une application de covoiturage destinée aux trajets courts entre le domicile et le travail.

Ces plateformes font notamment de l’ombre aux taxis traditionnels et aux plateformes de VTC, qui apparaissaient jusque-là comme des services complémentaires aux transports en commun. Toutefois, des acteurs comme Uber se diversifient pour élargir leur champ d’action. La plateforme américaine, qui doit entrer en Bourse cette année, s’est ainsi alliée à Moovit pour proposer à ses utilisateurs les trajets en transports en commun sur son application. Déterminée à devenir une plateforme multimodale de transport, Uber pourrait prochainement proposer l’achat de titres de transport à partir de son application. L’initiative sera testée dans plusieurs villes américaines avant d’être probablement exportée en Europe.

Via : les données clés

Fondateurs : Daniel Ramot et Oren Shoval
Création : 2012
Siège social : New York
Activité : navettes à la demande
Financement : 250 millions de dollars en septembre 2017

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

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