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Les VCs internationaux qui financent la French Tech

Dans les 4 derniers mois, 4 sociétés de 50 Partners réalisaient des levées de fonds significatives (2M d'euros). Parmi ces opérations, 3 impliquaient un VC étranger: Point Nine Capital (Allemagne) pour hullSquare Capital (Royaume-Uni) pour Brigad et Runa Capital (Russie) pour (tba).

L’occasion de faire le point sur l’implication grandissante (et certainement historique..) des fonds internationaux dans notre dynamique French Tech.

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De Londres..

Les premiers investisseurs internationaux à considérer des opportunités françaises viennent naturellement de l’autre coté de la Manche. Depuis plusieurs années, on note l’implication grandissante de fonds comme Index Ventures (Drivy, CaptainTrain, RAD), Balderton (Aircall, Vestiaire Collective, Talend), Felix Capital (Mirakl, laRucheQuiDitOui) ou de l’équipe anglaise d’Accel. Ces derniers ayant déjà déployé quelques 150 millions de dollars dans des investissements en France (dont BlaBlaCardoctolib, ShowRoomPrive, ou Selency).

yann-de-vriesPlus récemment Atomico, dont le dernier fonds s’élève à plus de 700 millions d'euros, annonce vouloir se concentrer d’avantage sur la France «Oui, notre priorité est de passer du temps sur la France», «Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour être un fondateur ou un investisseur en France» commente Yann de Vries.

… et d’ailleurs…

Plus éloignés, d’autres fonds offrent également leurs financements aux entrepreneurs français:

 

Même les fonds les plus prisés de la Silicon Valley se laissent séduire par la french touch, comme en témoigne le financement de l’application Zenly par Benchmark Capital (Twitter, Instagram, Uber etc) ou encore la participation de Peter Thiel (Paypal, Facebook, Linkedin) dans la startup Qonto. Les fonds de la côte Est des Etats-Unis comme Union Square Ventures (LaRuche qui dit Oui) ou FirstMark (Dataiku, Dashlane, SketchFab) participent également à la tendance.

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En janvier 2017, 20% des 45 opérations de capital risques impliquaient un investisseur international. Jamais, les start-up de l’hexagone n’avaient eu autant à faire avec les VC du monde entier.

Plusieurs raisons à cela:

Le développement exponentiel de l’entrepreneuriat en France, des success stories comme Blablacar, Criteo ou Talend, le développement des capacités de financement (privées et publiques) et des offres d’accompagnement font de la France un des pays les plus dynamiques en Europe. Les investisseurs étrangers deviennent ainsi plus attentifs aux opportunités françaises.

L’action publique renforce encore cette tendance et en assure la promotion sous le drapeau de la Frenchtech (communication et présence dans les salons internationaux comme le CES, SXSW ou le WebSummit). De son coté, la BPI s’implique concrètement dans les échanges avec les fonds étrangers et facilite les investissements.

La France constitue également une alternative attrayante à certains écosystèmes où la compétition fait rage entre les investisseurs et où les valorisations atteignent des sommets.

Enfin l’écosystème de l’innovation ne déroge pas aux règles de la mondialisation et les barrières nationales disparaissent pour tous : les Startups, les investisseurs ou les LP’s (qui financent les fonds). Il devient aussi naturel pour DN Capital de participer au financement de Happn en France, que pour Idinvest d’investir chez Nosto en Finlande.

La FrenchTech aux Français?

Alors nos VC nationaux doivent-ils s’inquiéter de ce regain d’intérêt des investisseurs étrangers pour nos pépites? En réalité, la plupart des fonds étrangers interviennent en co-investissement avec des VC français. Ainsi les entrepreneurs bénéficient à la fois du soutien local d’un fonds français et du réseau et des perspectives internationales d’un investisseur étranger. Pour les investisseurs c’est également un moyen d’accélérer le développement international de leur participations.

Ainsi, les relations entre les investisseurs français et leurs confrères internationaux se multiplient. Quelques exemples:

  • Alven: avec Runa (Keymetrics), Piton Capital (MeilleursAgents), Point Nine (Hull.io, Sqreen), ou FirstMark (Dashlane)
  • Iris Capital: aux US avec Andressen Horrowitz (Lookout), Union Square Ventures (Disqus), Sequoia (Flite), Accel (Mopub, Mythings), en Israel avec Magma (Hola), JVP (Secret Double Octopus), ou Carmel (Mythings), et même en Asie avec GGV (Yodo1), Alibaba (PlaceIQ, Yodo1), et 500 start-ups (Gengo)
  • Idinvest: avec Index, Vitruvian, Felix Capital ou Balderton ou les suédois de EQT Ventures
  • Elaia: 83north et Felix (Mirakl), Accel (ShiftTechnology), SoftBank, Index, ou Bessemer Venture (Criteo)
  • ISAI: Mosaic Ventures (Databerries), Accel (Shopmium, Blablacar), Index (Blablacar, Databerries), OpenOcean (Platform.sh), Kennet Partners (Adikteev, Trademob)
  • etc.

 

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Les 5–10 dernières années, les acteurs de notre écosystème se sont engagés pour prouver que la France devenait un acteur incontournable dans le paysage mondial de l’innovation. Des regards incrédules, ce sont maintenant les financements des meilleurs fonds de la planète qui se tournent vers nos entreprises. La France doit sûrement s’en féliciter (une fois n’est pas coutume..) et en profiter pour accélérer encore l’émergence de plus nombreuses réussites d’entrepreneurs.

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Jérôme Masurel est le cofondateur et CEO de 50 Partners.

 

 

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Lire aussi: [FW Invest] Avec 526 millions d’euros investis dans la Tech, le 1er trimestre bat des records

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