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[Made in Bretagne] Les Bretons? Ces Faisoux du numérique!

Il y a ceux qui disent et ceux qui font. Et en matière de numérique, pas de doute, la Bretagne est une terre de Faisoux — comme on dit chez nous.

Terre fertile pour le digital.

De Brest à Nantes, de Rennes à Quimper en passant par Saint-Brieuc, La Gacilly, Malestroit, Morlaix, Châteaulin, Audierne… le digital a essaimé massivement. Si certaines zones sont manifestement plus prolifiques, la dynamique FrenchTech s’étend sensiblement de communes en communes.

Les acteurs de la filière digitale, par essence structurés en réseaux, forment un maillage dense sur tout le territoire breton. Nous les connaissons et les côtoyons depuis toujours. Ce sont les organismes publics, espaces de coworking, incubateurs, accélérateurs, écoles et universités, associations, financeurs, événements, investisseurs, start-up… et toutes les entreprises traditionnelles en transition numérique.

Un question toutefois restait en suspens:

Comment cartographier les bretons, ces faisoux et actifs du digital de la Bretagne historique?

Par «Bretagne historique», nous entendons bien sûr les 5 départements bretons: Finistère, Côte d’Armor, Morbihan, Ile et vilaine et Loire-Atlantique. Pour comprendre les interactions, les relations et les correspondances, une seule forme s’imposait: un plan de métro.

On pourrait nous taxer de jacobins, mais nous nous inscrivons en faux! C’est «far far awest» que nous avons trouvé un modèle idéal, mis en œuvre par l’entreprise américaine de conseil Gartner.

Une fois nos bretons sur les rails, ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est l’abondance pléthorique d’initiatives!

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Financement, ce n’est plus un problème.

Les bons projets et les bonnes équipes trouvent aisément les fonds pour se développer sur les premiers et seconds tours. Plus de 100 millions d’euros seraient à disposition pour les jeunes entrepreneurs bretons du digital.

Par ailleurs, en 2016, l’Ouest n’a pas été en reste côté plateformes de crowdfunding et crowdlending. Kengo et Gwenneg confirment leurs notoriétés et la viralité de leurs campagnes: leurs communautés rassemblent plusieurs dizaines de milliers de bretons actifs… Le dernier venu, options.bzh, est à surveiller de près vu la compétence de ses équipes.

Enseignement, le levier de croissance du territoire

Invariablement, les établissements historiques forment des codeurs de haut niveau: ISEN, ENIB, Epitech, Télécom Bretagne, IUT et BTS (Saint-Louis à Châteaulin notamment)… Et en parallèle, les écoles de communication, marketing et biz dev font émerger de plus en plus de moutons à 5 pattes. Dernière en date, Brest Open Campus qui a recruté de multiples intervenants de qualité.

Dans la mouvance de The Family — structure parisienne, les jeunes talents bretons bénéficient aujourd’hui d’un supplément d’âme sur ce difficile apprentissage à l’entreprenariat digital avec les cursus de The Corner (Brest) ou du Shift (Rennes).

A noter, la belle dynamique enclenchée par le club Erispoë et ses 350 jeunes, créé en 2012. C’est le club des Bretons des Grandes Ecoles et Universités. Réseau d’échange, il vise à former les jeunes de 18 à 28 ans aux problématiques économiques, culturelles et politiques bretonnes et à leur donner les clés pour s’engager et construire ensemble une Bretagne belle, prospère, solidaire et ouverte sur le monde.

Coworking, incubateur, accélérateur… L’embarras du choix

Les différents dispositifs d’accompagnement des start-up profitent à la massification digitale du territoire. D’une part, les initiatives privées pullulent. Elles recherchent concomitamment des pépites et des relais de croissance: OFF7 de Ouest FranceSilicon B de Beaumanoir, We Nov’ de Neovia, Octopus de Lengow, Start de RegionJob…

D’autre part, le secteur public tente adroitement de se positionner sur cette thématique porteuse. Il développe ses propres solutions: Ouest Startuple Booster ou encore le 222 Business Pool. Ce dernier exemple, porté par la technopole Anticipa, a été mis en sommeil en attendant de trouver un modèle plus stable.

Les équipes des Tech Places de BrestNantes et Quimper poursuivent leurs excellentes campagnes de propagation du numérique. Et des acteurs privés entrent sur ce secteur avec une proposition de valeur différente, à l’instar du Startup Palace (Nantes), Swenson House (Audierne), Open Bay (Saint-Brieuc)…

Un cercle vertueux amorcé

Des start-up en forte croissance (CHR NumériqueKlaxoonAlloVoisinsAMAEnergiency…), des entrepreneurs couronnés de succès (Ronan Le Moal du Crédit Mutuel Arkea, Julien Hervouët d’iAdvize, Mickael Froger de Lengow, Antoine Krier d’Ubiflow…), des entreprises traditionnelles digitalisées (Crédit Mutuel Arkéa: Fortuneo, Leetchi, Younited), des événements de qualité (West Web FestivalWeb2DayStart West…), des dispositifs d’accompagnement efficaces (territoires labellisés FrenchTech, YAOLocarn…).

Le constat est exaltant. Une réelle filiation est enclenchée avec la nouvelle génération d’innovateur.

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Sébastien Le Corfec

 

Sébastien Le Corfec est Web entrepreneur. Il est l'un des organisateurs du West Web Festival durant les Vieilles Charrues, et co-fondateur de l'accélérateur de start-up West Web Valley.

 

 

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Lire aussi: [Made in Bretagne] Start-up et ETI sur un ferry, le vainqueur LiveMon, et la bonne adresse…

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3 thoughts on “[Made in Bretagne] Les Bretons? Ces Faisoux du numérique!”

  1. J’ai vu récemment un article sur la jeune fille qui a créé la Boestbox pour diffuser de la bretagne dans les boîtes aux lettres, je trouve que notre jeunesse bretonne est pleine de ressources sur le web !

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