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Valentin Stalf (N26) : «Notre ambition est de construire la première banque mobile globale»

Interview de Valentin Stalf, co-fondateur et CEO de N26

En pleine ébullition ces dernières années, le secteur bancaire a vu débarquer de nouveaux acteurs pour améliorer l’expérience des clients frustrés par la lourdeur et la lenteur des banques traditionnelles. A la tête de ce mouvement d’envergure qui s’est répandu dans toute l’Europe, les néobanques sont parvenues à tisser leur toile de manière durable dans cet écosystème, bien que la rentabilité à long terme de leur modèle d’affaires reste encore à démontrer. Parmi eux, la néobanque allemande N26 est désormais bien ancrée dans le paysage bancaire français et européen.

Lancée en 2015 par Valentin Stalf et Maximilian Tayenthal, la banque mobile berlinoise, qui promet une ouverture de compte en 8 minutes depuis un smartphone, revendique 1,5 million d’utilisateurs dans les 17 pays européens dans lesquels elle opère (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Slovénie…). Disponible en France depuis janvier 2017, la néobanque revendique plus de 200 000 utilisateurs dans l’Hexagone.

Pour séduire une clientèle jeune, plus connue sous le nom de «Millennials» (18-35 ans), N26 a conçu une application au design épuré pour proposer les fonctionnalités habituelles des banques traditionnelles sur mobile ainsi que des services plus innovants, comme la création de sous-comptes personnalisés. Sur son smartphone, l’utilisateur peut en effet gérer son compte comme il l’entend. Pour enrichir son offre, la banque mobile basée à Berlin a également noué plusieurs partenariats, notamment avec Allianz (pour l’assurance), Younited Crédit (pour le crédit à la consommation), TransferWise (pour les virements en devises étrangères) ou encore Raisin (pour l’épargne en Allemagne).

5 millions de clients à l’horizon 2020

Parmi la jungle de néobanques qui ne cessent de fleurir, N26 doit notamment faire face au Britannique Revolut, qui revendique 2,5 million d’utilisateurs et affirme avoir atteint la rentabilité. En France, la banque mobile berlinoise doit également affronter Orange Bank, qui a débarqué sur le marché il y a un an. En pleine expansion, N26 a lancé son service au Royaume-Uni au début du mois, qui est devenu le 18ème pays où la banque mobile est opérationnelle en Europe, avant de traverser l’Atlantique. La banque mobile prévoit en effet de se déployer aux États-Unis à partir du premier trimestre 2019.

Pour financer son expansion à l’international, N26 a bouclé un tour de table de 160 millions de dollars en mars dernier mené par Allianz X, la division d’Allianz en charge des investissements dans le numérique, et le géant chinois Tencent, propriétaire de l’application WeChat qui revendique plus d’un milliard d’utilisateurs mensuels. Au total, l’entreprise a levé 215 millions de dollars depuis sa création. Avec un tel déploiement mondial, la néobanque veut construire une marque globale pour l’univers bancaire et financier similaire à ce que font Netflix et Spotify dans le streaming pour la vidéo et la musique. En appliquant cette stratégie, la banque mobile allemande vise les 5 millions de clients d’ici fin 2020.

N26 : les données clés

Fondateurs : Valentin Stalf et Maximilian Tayenthal
Création : 2013
Siège social : Berlin
Activité : banque mobile
Financement : 160 millions de dollars en mars 2018

Maxence Fabrion

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE MEDIA
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