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WorldRemit, 40 millions de dollars pour être la référence mondiale du transfert d’argent

Le montant

La FinTech londonienne WorldRemit, spécialisée dans le transfert d’argent, vient de lever 40 millions de dollars. L’opération a été mené par LeapFrog Investments, avec le soutien d’Accel Partners, de TCV, de l’Américain JPMorgan et d’Omidyar Network, la société d’investissement philanthropique de Pierre Omidyar, le fondateur d’eBay.

Ce tour de table porte à plus de 230 millions de dollars le montant total levé par la société depuis sa création. Celle-ci est désormais valorisée 688 millions de dollars, contre 500 millions de dollars lors de son dernier tour de table de 45 millions de dollars en février 2016.

Le marché

Fondée en 2010 par Catherine Wines, Ismail Ahmed et Richard Igoe, WorldRemit développe une plateforme en ligne permettant d’envoyer de l’argent dans le monde. Il est possible d’effectuer des dépôts bancaires, d’envoyer de l’argent qui sera retiré en espèces dans un point de retrait ou encore de créditer un portefeuille électronique sur mobile.

Aujourd’hui, le service est accessible dans une cinquantaine de pays, pour envoyer de l’argent, et dans 148 pays, pour en recevoir. A ce jour, WorldRemit revendique 1 million d’utilisateurs sur sa plateforme. 90% d’entre eux utilisent leur mobile pour effectuer des transactions.

Sur le marché du transfert d’argent, la FinTech londonienne doit faire face à d’autres acteurs britanniques, à l’image de TransferWise, qui a levé 280 millions de dollars en novembre, d’Azimo ou même de la néobanque Revolut, qui propose depuis mai dernier du transfert d’argent gratuit (jusqu’à 5 000 livres Sterling). WorldRemit se positionne aussi face à des acteurs historiques, comme Western Union, qui est disponible dans plus de 200 pays, ou MoneyGram, tombé dans le giron du géant chinois Alibaba en début d’année pour 880 millions de dollars. Selon la Banque mondiale, le marché des envois de fonds est estimé à 596 millions de dollars dans le monde pour l’année 2017.

Les objectifs

Avec ce nouveau tour de table, WorldRemit prévoit de renforcer ses activités aux Etats-Unis et de se développer en Asie, où la FinTech va ouvrir un nouveau bureau aux Philippines avec 100 employés supplémentaires. En parallèle, la société londonienne veut augmenter le nombre de pays où il est possible d’envoyer de l’argent.

L’objectif est d’atteindre le point d’équilibre entre les pays pouvant envoyant de l’argent et les pays pouvant en recevoir. A terme, l’idée est de proposer aux consommateurs un service où ils peuvent transférer de l’argent de n’importe quel pays vers n’importe quel pays où WorldRemit opère. Dans ce sens, la FinTech va concentrer ses efforts dans les pays africains. Et pour cause, les transferts d’argent vers l’Afrique représentent plus de la moitié des revenus de WorldRemit. A l’horizon 2020, la société britannique ambitionne de servir 10 millions de clients dans les pays émergents, dont 5 millions en Afrique.

WorldRemit : les données clés

Fondateurs : Catherine Wines, Ismail Ahmed et Richard Igoe
Création : 2010
Siège social : Londres
Activité : plateforme de transfert d’argent
Financement : 40 millions de dollars en décembre 2017

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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