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Le fondateur d’eBay teste le revenu universel au Kenya

  • Omidyar Network a décidé de donner 493 000 dollars à GiveDirectly pour aider les Kenyans.
     
  • GiveDirectly a lancé un programme pilote de 12 ans au Kenya pour donner de l'argent à 26 000 Kenyans.
     
  • 17% des jeunes actifs sont sans emploi au Kenya.

 

Le revenu universel n'est pas seulement d'actualité en France, à l’instar de Benoît Hamon, le candidat socialiste à la présidentielle française qui a placé cette idée dite «libérale» au centre de sa campagne. Le revenu universel parvient même à séduire jusque dans la Silicon Valley. Ainsi, Pierre Omidyar, entrepreneur français, iranien et américain et fondateur du géant du commerce en ligne eBay, a annoncé par l’intermédiaire de sa société d’investissement philanthropique Omidyar Network son intention de donner 493 000 dollars à GiveDirectly, une organisation à but non lucratif qui vient en aide aux familles vivant dans l’extrême pauvreté en Afrique de l’Est.

Cet investissement doit permettre à GiveDirectly de financer un programme pilote lancé au Kenya. S’étalant sur 12 ans, il vise à aider 26 000 personnes situées dans 200 villages au Kenya. 6 000 Kenyans toucheront ainsi des indemnités régulières durant l’intégralité de la durée du programme. Dans le même temps, 20 000 autres personnes recevront au minimum une aide sous la forme de transfert d'argent. Omidyar Network explique que des paiements de 0,75 dollar par jour représentant l’équivalent de 50% du revenu typique des adultes dans les régions rurales du Kenya où le programme est déployé.

17% des jeunes actifs au chômage au Kenya

En finançant cet essai, Pierre Omidyar veut faire avancer le débat sur le revenu universel et ainsi inviter les décideurs politiques à réfléchir à la distribution d’une somme annuelle à chaque citoyen, sans aucune restriction. «L’idée d’un revenu de base universel gagne du terrain puisque la technologie modifie fondamentalement la nature du travail. Dans les pays de l’OCDE, voire des pays à revenus intermédiaires comme la Chine, l’Inde et le Brésil, l’automatisation remplace les emplois traditionnels, tandis que la technologie permet une nouvelle «gig economy» (NDLR : économie des petits boulots) qui peut rendre l’emploi beaucoup moins stable et fiable pour soutenir un mode de vie», explique Omidyar Network. 

La situation est d’autant plus préoccupante au Kenya puisque 17% des jeunes actifs sont sans emploi, selon les données de la Banque mondiale. «Dans de nombreux pays pauvres, en particulier ceux d’Afrique, l’automatisation et la mondialisation créent la perspective d’une "désindustrialisation prématurée", où la main-d’oeuvre bon marché ne permet pas d’obtenir des emplois manufacturiers stables», précise le réseau du fondateur d’eBay.

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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