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Comment Alibaba aide les marques françaises à tirer leur épingle du jeu en Chine

Depuis bientôt deux ans, Alibaba dispose d’un bureau dans l’Hexagone. Sous l’égide de Sébastien Badault, directeur général France d’Alibaba, le géant du commerce en ligne chinois, fidèle à sa logique de plateforme (e-commerce, divertissement, paiement, cloud, intelligence artificielle, commerce physique…), cherche à bâtir un écosystème de services B2B en Europe. Après l’étape e-commerce et la volonté d’attirer les grandes marques françaises sur ses plateformes (Taobao, Tmall, AliExpress), le groupe, qui revendique 500 millions de clients, veut accélérer. En ligne de mire, les moyennes entreprises françaises, déjà séduites pour certaines sur l’offre cloud (Aliyun).

Pour Sébastien Badault, les entreprises françaises ont une carte à jouer sur le segment haut de gamme. «Il y a une révolution de la consommation en Chine, qui fait la part belle aux produits haut de gamme Et la France jouit d’une image de marque dans le luxe, et plus particulièrement dans la cosmétique, l’alimentation, le vin ou encore la mode», explique-t-il à l’occasion de la Paris Retail Week, qui s’est tenue Porte de Versailles, à Paris, en septembre. Aujourd’hui, plus de 200 marques françaises vendent sur les plateformes d’Alibaba. En France, l’e-commerçant chinois ne vend directement qu’au travers d’AliExpress.

Afin de permettre aux entreprises françaises de réussir sur le marché chinois, Alibaba est capable d’évaluer leur force de frappe dans l’Empire du Milieu. De plus, le mastodonte chinois les aide à trouver des partenaires locaux, notamment pour améliorer leur service client et maîtriser la langue. «En Europe et aux États-Unis, les annonces sont très descriptives sur les sites e-commerce. En Chine, il faut raconter une histoire. Pour réussir sur le marché chinois, il faut s’adapter à la culture locale sans pour autant renier les valeurs de la marque», explique Sébastien Badault. Et d’ajouter : «La vraie force d’Alibaba, c’est la data.»

15 milliards de dollars investis d’ici 2020 pour faire trembler Amazon

Début octobre, le géant chinois a annoncé son intention d’investir plus de 15 milliards de dollars dans la recherche et développement (R&D) au cours des trois prochaines années. Cet investissement, dans le cadre du lancement de l’académie «Damo», doit permettre à Alibaba de toucher 2 milliards de clients et de créer 100 millions d’emplois d’ici 2036. L’académie «Damo» sera dirigée par Jeff Zhang, CTO d’Alibaba, et ouvrira huit centres de recherche qui seront situés en Chine, aux États-Unis, en Russie, en Israël et à Singapour.

En investissant 15 milliards de dollars dans la R&D d’ici 2020, Alibaba entend accroître sa compétitivité pour concurrencer Amazon à l’échelle mondiale en matière de commerce en ligne, mais aussi de logistique, de cloud et de paiement. L’an dernier, le géant chinois a d’ailleurs ouvert de nouveaux centres de données en Europe, aux États-Unis, au Moyen-Orient, en Australie, au Japon, en Inde et en Indonésie.

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La rédaction

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