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Face à ses rivaux, LemonWay cherche à prendre de l’avance dans la gestion des paiements

Lorsqu'elle s'est lancée dans le paiement en ligne en 2007, Lemon Way a fait comme de nombreux acteurs de la Fintech; elle s'est engouffrée sur le marché des particuliers. Aux premières heures de cette révolution, et comme le montre l'étude de marché du secteur publiée par Frenchweb, nombreux sont ceux qui se sont lancés sur le paiement mobile en B2C. «Cela n'a pas fonctionné», raconte Damien Guermonprez, l'actuel CEO de l'entreprise qui a pivoté en 2012 pour se repositionner sur le B2B2C, pour devenir un établissement agréé et une solution de plaiement pour l'ensemble des acteurs de la nouvelle économie; du crowdfunding aux listes de mariage, en passant par les boutiques en ligne. Elle se classe 5ème du Frenchweb 500 focus Fintech.

Un pivot vital qui lui permet aujourd'hui d'afficher 400 millions d'euros de transactions traitées via son API. «On ratisse tous ceux qui ne peuvent pas se payer un établissement de paiement», détaille Damien Guermonprez, soit aujourd'hui, 300 clients dans 29 pays. «Sur les 60 plateformes que nous signons chaque mois, le marketing digital nous en apporte la moitié», annonce la société francilienne qui revendique 1,8 million de comptes clients ouverts en deux ans. 

Alors que le marché français pour cet ancien DAF à RCI Banque «n'existe plus», l'acteur du paiement s'étend en Europe, porté par une nouvelle directive de 2015 qui encourage ces nouveaux modes de paiement, tout en donnant aux acteurs Fintech un accès aux données des banques. Elle vient d'ailleurs d'ouvrir trois nouveaux bureaux à Barcelone, Milan et Berlin.

Pour poursuivre ses conquêtes, Lemon Way, qui ne communique pas sur ses résultats, joue la carte de la compétitivité. Face aux géants Alipay (Alibaba), Apple Pay (qui vient de se lancer avec BPCE et Carrefour), PayPal, Stripe, HiPay, mais aussi les marques qui se dotent de leur propre système tel Starbucks Pay, le Français prélève 0,8% de commission sur chaque transaction. Ce sont les banques que Lemon Way entend désormais peu à peu convertir : «L'interbancarité est bien installée en France; il y a de gros volumes et la monétique française n'est pas très chère», explique le CEO. Autre zone prometteuse pour Lemon Way, l'Afrique, sur les terres d'Orange Cash.

INTERVIEW : Damien Guermonprez, CEO de Lemon Way


 

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Fondateur: Sébastien Burlet

Date de création: 2007

Siège: Montreuil et Londres

Effectifs : 75

Concurrents: MasterCard, Alipay, Apple Pay, PayPayl, Ingenico, Stripe, MangoPay, HiPay

Classement FW 500 Focus Fintech : 5ème

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FINTECHSITE

Lire aussi : Fintech en France: entre fièvre autour des nouveaux services et univers réglementé…
 

Jeanne Dussueil

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