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La CNIL inflige de lourdes amendes à Google et Facebook pour leurs « cookies »

AFP - mise à jour 9:39

La Cnil, gardienne de la vie privée des Français, a infligé de lourdes amendes de respectivement 150 et 60 millions d’euros à Google et Facebook pour leurs pratiques en matière de « cookies », ces traceurs numériques utilisés notamment pour la publicité ciblée, a-t-elle annoncé jeudi.

Le montant de l’amende infligée à Google est un record toutes catégories pour les sanctions imposées par la Cnil, devant une précédente amende de 100 millions d’euros à Google en décembre 2020, déjà au sujet des cookies.

« La Cnil a constaté que les sites facebook.com, google.fr et youtube.com ne permettent pas » de refuser les cookies « aussi simplement » que de les accepter, a-t-elle indiqué.

Les deux plateformes ont trois mois pour se mettre en conformité, à défaut de quoi « les sociétés devront chacune payer une astreinte de 100.000 euros par jour de retard », a-t-elle ajouté.

Dans une réaction transmise à l’AFP, Google a annoncé un changement de ses pratiques, à la suite de la décision de la Cnil.

« Dans le respect des attentes des internautes, (…) nous nous engageons à mettre en place de nouveaux changements, ainsi qu’à travailler activement avec la Cnil en réponse à sa décision, dans le cadre de la directive (NDLR européenne) ePrivacy », a assuré le géant américain.

Depuis l’entrée en vigueur du règlement européen sur les données personnelles en 2018, les sites internet sont tenus de respecter des règles plus strictes pour recueillir le consentement des internautes avant de déposer leurs cookies.

Dans le cas des sanctions infligées à Google et Facebook, la Cnil met en cause le contraste entre la facilité qu’a l’internaute à accepter les cookies et la difficulté à les refuser.

« Les sites web facebook.com, google.fr et youtube.com proposent un bouton permettant d’accepter immédiatement les cookies », a expliqué la Cnil. En revanche, « plusieurs clics sont nécessaires pour refuser tous les cookies », a-t-elle dénoncé.

Pour ajouter à la confusion, le bouton ajouté par Facebook pour refuser les traceurs s’appelle même « Accepter les cookies », a-t-elle relevé.

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