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La start-up du jour: Augusta veut gommer l’opacité des outils de data marketing

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Frenchweb vous propose aujourd’hui de découvrir Augusta, un jeune cabinet de conseil en marketing digital spécialisé dans l’utilisation des données à disposition de l’entreprise. Ses fondateurs, deux anciens de l’Ecole Polytechnique passés par McKinsey et Google, ont réussi à convaincre un grand compte: Carrefour. Ils se positionnent toutefois sur un marché où sont déjà présents pas mal d’autres acteurs qu’ils soient spécialisés dans le marketing lié à la data ou non. Exemple: Tinyclues, spécialisé dans le marketing pour e-commerçants.

Plus de détails avec Vincent Luciani, 29 ans, associé co-fondateur de cette start-up:

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette start-up ?

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Vincent Luciani

Nous sommes deux associés à l’origine d’Augusta – nous nous sommes rencontrés à l’Ecole Polytechnique et avons tous les deux intégrés McKinsey ensuite. Guillaume, co-fondateur est parti chez Google tandis que je me suis occupé chez McKinsey de la practice digitale. Nous partagions deux constats : toutes les entreprises que nous connaissions se posaient la question de mettre en valeur la quantité immense de données collectées et stockées et il existait un manque flagrant de sociétés indépendantes et compétentes pour clarifier l’écosystème digital, très éclaté et peu lisible: les sociétés de conseil ‘classiques’ d’où nous venions étaient trop loin des sujets pratiques, et les agences bien trop biaisées pour endosser le rôle de conseiller.

A quel besoin répondez-vous ? Qui sont vos clients ?

Nous conseillons principalement des sociétés qui ont un budget digital marketing supérieur à 1 million d’euros. Notre client est typiquement le directeur marketing de l’entreprise. Les principales problématiques auxquelles il fait face sont les suivantes:

  • Pas de définition de cas d’usage de la donnée

Dans les quelques entreprises où existent ces réflexions autour de la data et du marketing digital, les outils semblent être le point de départ là où clairement, la vision devrait prendre le dessus sur l’équipement. Dans certains cas même, des données sont souvent collectées depuis quelques années, mais il ne semble pas clair de ce que l’on veut ou peut en faire.

  • Obscurité de l’éco-système partenaire

Une grande majorité des entreprises que nous rencontrons aujourd’hui est souvent dépassées par la rapidité du développement des technologies, par les buzzwords “big data”, “real time bidding” ou encore “data management plateform”, mais il est très difficile de discerner le vrai du faux et de choisir les partenaires et les outils les plus adaptés.

  • Dispersion des données

Les données sont souvent éclatées au sein même des entreprises – Site centric / ad centric, CRM, réseaux sociaux – ou des partenaires. Il est assez étonnant de voir qu’encore la majorité des annonceurs ne possède par exemple pas de contrat en direct pour leur, leur bid tool search… Laissé au choix des agences, ces annonceurs n’ont pas d’accès direct au retour de la performance de leur publicité par exemple.

  • Complexité des organisations

Les organisations ne parlent pas le même langage: il y a par exemple régulièrement des différences culturelles entre les DSI qui revendiquent de façon légitime une clarté à moyen terme dans l’expression du besoin SI et le CMO qui souhaite ‘tester’ rapidement des solutions nouvelles et flexibles dans l’optique d’améliorer la vente et la relation client.

Au-delà de l’organisation en tant que telle, il y a encore énormément de manques côté capital humain – nous notons de gros besoins en BI, Data Scientists, et Statisticiens ainsi que des vraies “habitudes” de travail ensemble. Ces sujets sont nouveaux, il faudra du temps pour construire les expertises.

Quel est votre modèle économique ?

En tant que conseil, nous facturons les prestations en fonction du nombre de jours effectués. Nous étudions en ce moment un modèle de partage de risque avec nos clients, en fonction de l’amélioration de KPI définis en amont du projet.

Qui sont vos concurrents ?

Dans le positionnement unique du cabinet de conseil spécialisé sur le digital, non opérateur de technologie, agnostique et non acheteur de média, nos concurrents sont peu nombreux – certaines agences comme Fabernovel semblent vouloir dépasser leur statut d’agence pour fournir du conseil, de même que 55 qui de son côté achète aussi du média. Equancy est un cabinet de conseil, mais ne s’est pas spécialisé en particulier sur la stratégie digitale. Nous pensons donc être pour l’instant sur un créneau assez vierge de concurrence.

Comment vous en différenciez-vous ?

Nous nous distinguons par notre positionnement sur le marché: spécialiste, sans aucun a priori technologique, indépendant des problématiques de juge/partie liées à l’achat média. Nous garantissons à nos clients une prestation que nous voulons digne des cabinets de stratégie en organisation traditionnels. C’est aussi pour cela que nous souhaitons développer un niveau de compétence unique, à la fois dans le recrutement de profils “top niveaux” et dans la connaissance parfaite de l’éco-système, des fournisseurs de technologie digitale.

Avez-vous déjà organisé une levée de fonds ? Si oui auprès de qui, quand et combien ? Sinon, est-ce envisagé ?

Nous n’avons pas eu besoin de procéder à une levée de fonds pour l’instant.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers ? 

Nos réseaux issus de nos formations et de nos expériences professionnelles ont été nos premiers soutiens, cette tribune est d’ailleurs une bonne façon de les en remercier !

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Pour nous, qui nous positionnons comme spécialistes, notre première problématique a été de nous faire identifier comme l’interlocuteur pouvant résoudre les problématiques de nos clients. Ces clients qui aujourd’hui sont déjà très sollicités par les agences médias, les agences digitales, les agences analytics, les cabinets de conseils en stratégie, les SSII (aujourd’hui appelées ESN, ndlr) et qui ne savent pas à qui faire confiance, devaient nous voir, nous connaître et finalement nous faire confiance. Nos réseaux personnels et professionnels, notre réussite dans les premières missions et notamment le travail effectué pour Carrefour, permettent de dépasser petit à petit ces premières difficultés.

Que faisiez-vous avant de fonder cette société ?

Je travaillais dans la practice digitale de McKinsey depuis 4 ans, et Guillaume de Roquemaurel, co-fondateur, travaillait sur les sujets AdExchange chez Google.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

Cette citation en hommage aux entrepreneurs de Jacques Brel: “il est urgent de ne pas être prudent, il faut être imprudent”.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, pour avoir bouleversé des industries (presque) dormantes.

Fondateurs: Vincent Luciani et Guillaume de Roquemaurel

Date de création: avril 2014

Chiffre d’affaires prévisionnel 2014: 500 000 euros

Société basée à : Paris

Effectifs: 5 personnes

  • L’entreprise de demain
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Adeline Raynal

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2 commentaires

  1. Chez Frenchweb, un cabinet de conseil n’est pas scalable, ce n’est pas une startup.

  2. Concernant le périmètre concurrentiel, et pour être un peu plus complet (!), je me permets de citer Converteo, cabinet que j’ai co-fondé. Nous sommes un conseil spécialiste du digital et de la data depuis plus de 7 ans, avec plus d’une centaine de clients. Nous sommes également indépendants et non opérateur d’achat d’espace.

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