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REVOLUT BUSINESS, MEMO BANK, ou QONTO : quel compte professionnel choisir pour son entreprise ?

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Les trois acteurs permettent de gérer l’argent de l’entreprise, mais ils ne proposent pas la même organisation financière. Revolut Business privilégie les paiements internationaux et les devises. Memo Bank se positionne sur l’automatisation des flux et la relation bancaire des entreprises. Qonto rapproche le compte professionnel, les dépenses et la gestion administrative. Derrière le choix d’un compte se joue donc une décision plus structurante : quel travail l’entreprise veut-elle réellement simplifier ?

Comparer Revolut Business Basic à 10 euros par mois, Qonto Basic à 9 euros HT par mois avec paiement annuel et l’offre Payments de Memo Bank à partir de 449 euros HT par mois n’a de sens qu’après avoir identifié le besoin. Un consultant qui facture quelques clients français, une société qui encaisse en dollars et une entreprise qui rapproche des milliers de règlements ne cherchent pas le même outil.

Le meilleur compte n’est donc pas nécessairement le moins cher, ni celui qui affiche le plus de fonctionnalités. C’est celui qui réduit les coûts, les manipulations et les risques propres à l’activité, sans ajouter une complexité disproportionnée.

Comparatif documentaire fondé sur les offres publiques françaises consultées le 23 septembre 2026, hors promotions temporaires. Les prix Qonto et Memo Bank sont indiqués hors taxes ; ceux de Revolut sont repris tels qu’affichés sur sa grille française. Les bases de facturation mensuelles et annuelles sont distinguées. Il ne s’agit pas d’un test d’usage : les conditions contractuelles, l’éligibilité et le périmètre exact des services doivent être confirmés avant souscription. Les articles FrenchWeb cités apportent un éclairage historique ou stratégique, et non une référence aux tarifs actuels.

Le comparatif en un coup d’œil

Critère Revolut Business Memo Bank Qonto
Centre de gravité Devises, paiements internationaux et dépenses Automatisation des flux bancaires et accompagnement des entreprises Compte professionnel et gestion financière quotidienne
Prix de l’offre retenue Basic à 10 €/mois Payments Core dès 449 € HT/mois, sans engagement Basic à 9 € HT/mois avec paiement annuel ; 11 € HT en facturation mensuelle
Ce qui fait évoluer la facture Change, virements, utilisateurs actifs de certains outils et services complémentaires Montants et volumes des transactions, conditions négociées et intégration Niveau de forfait, opérations, cartes et modules complémentaires
Usage à privilégier dans ce comparatif Encaisser, conserver et dépenser dans plusieurs devises Relier directement les flux bancaires aux processus métier Réunir paiements, justificatifs, factures et suivi financier
Principal point de vigilance Le coût dépend des quotas et des usages, pas seulement de l’abonnement Une offre Payments à dimensionner, qui ne résume pas toute la gamme de la banque Le premier prix ne comprend pas tous les besoins d’une équipe

Les montants proviennent des grilles de Revolut Business, de Memo Bank et de Qonto. Les orientations et profils privilégiés constituent notre lecture de leurs offres. Pour Memo Bank, les 449 euros correspondent précisément à Payments ; les autres formules documentées sont abordées plus loin.

« Compte professionnel » ne signifie pas toujours la même chose

Avant de comparer les applications, il faut regarder l’établissement avec lequel l’entreprise contracte.

Memo Bank est une banque française. Les dépôts éligibles bénéficient de la garantie du Fonds de garantie des dépôts et de résolution, avec un plafond de droit commun de 100 000 euros par déposant et par établissement. Ce plafond ne se multiplie pas en ouvrant plusieurs comptes dans la même banque.

Les conditions françaises de Revolut Business consultées désignent Revolut Bank UAB, agissant par sa succursale française. La documentation correspondante renvoie au mécanisme lituanien de garantie des dépôts, avec un plafond de 100 000 euros pour l’ensemble des dépôts éligibles d’un même déposant auprès de cette banque. L’IBAN français ne suffit donc pas à identifier le régime de protection applicable.

Une évolution doit toutefois être surveillée : Revolut annonce dans son centre d’aide Business une migration vers sa banque française. Après migration du compte, les dépôts éligibles relèveront du FGDR, toujours dans la limite de 100 000 euros.

Qonto est un établissement de paiement français supervisé par l’ACPR, et non une banque. Les fonds font l’objet d’un dispositif de protection distinct de celui d’un dépôt bancaire reçu directement par Qonto. Sa documentation mentionne notamment le cantonnement auprès de banques partenaires et des garanties autonomes couvrant certains placements des fonds clients.

Cette distinction compte lorsque l’entreprise choisit où conserver une trésorerie importante. Elle ne dispense toutefois jamais de vérifier séparément les produits de financement disponibles : un statut bancaire n’est pas une promesse de crédit.

Revolut Business : le compte professionnel pensé autour des devises

Revolut Business devient particulièrement intéressant lorsque l’entreprise travaille régulièrement hors de la zone euro. Sa page consacrée aux comptes multidevises annonce la possibilité de détenir jusqu’à 30 devises, plutôt que de convertir systématiquement chaque recette ou dépense en euros.

Ce positionnement est historiques, et retracé dans notre analyse de la construction de Revolut et de son offre destinée aux entreprises. Les paiements transfrontaliers et les comptes multidevises ont constitué l’un de ses premiers points d’entrée sur ce marché.

Ainsi prenons une société française qui encaisse en dollars et paie une partie de ses fournisseurs dans cette même devise. Conserver les dollars peut éviter un aller-retour inutile entre dollar et euro. Si cela ne supprime pas le risque de change sur la valeur de sa trésorerie, cela permet d’organiser ses conversions en fonction de ses besoins réels.

Pour une activité strictement française, cet avantage est de facto moins déterminant.

Des forfaits à lire avec leurs quotas

La grille publique, en facturation mensuelle, distingue notamment les offres suivantes :

Offre Abonnement mensuel affiché Quota mensuel de change au taux interbancaire, pendant les heures de marché Virements locaux inclus par mois Virements internationaux inclus par mois
Basic 10 € 1 000 € 10 0
Grow 35 € 15 000 € 100 5
Scale 125 € 60 000 € 1 000 25

Ces quotas correspondent aux catégories tarifaires de Revolut et ne signifient pas que toutes les opérations sont gratuites à l’intérieur d’un forfait. Certains circuits et certaines options de paiement possèdent leur propre tarification.

Au-delà du quota de change, Revolut facture 0,6 % sur le montant supplémentaire converti. Une majoration de 1 % s’applique aux conversions effectuées hors horaires de marché. Les deux frais peuvent se cumuler : une conversion à la fois hors quota et hors horaires de marché peut donc supporter 1,6 % de frais sur la fraction concernée.

Les virements supplémentaires sont annoncés à 0,20 euro en local et 5 euros à l’international, hors circuits et options à tarification spécifique, notamment certains virements SWIFT. Un paiement vers un autre pays ne relève pas nécessairement de la catégorie internationale : un virement en euros dans l’espace SEPA peut être traité comme un virement local.

Il faut donc partir des relevés réels : combien de conversions, quels montants, quelles devises, quels pays destinataires ? Une formule supérieure peut coûter moins cher qu’une entrée de gamme régulièrement dépassée.

Les dépenses d’équipe constituent un deuxième produit

Revolut propose aussi des outils de collecte des justificatifs, de suivi des dépenses et d’approbation. L’intérêt ne se limite donc pas aux déplacements internationaux : il peut également porter sur le contrôle des achats et leur transmission à la comptabilité.

Attention toutefois à ne pas confondre accès collaborateur et fonctionnalités incluses. Les invitations de collaborateurs sont illimitées, mais l’outil Dépenses est facturé 8 euros par utilisateur actif et par mois. Les approbations personnalisées apparaissent à partir de Grow.

La définition de l’utilisateur actif est importante : un collaborateur acquiert ce statut lorsqu’il soumet sa première dépense et le conserve tant que son accès n’est pas désactivé selon les modalités prévues par Revolut. Il ne s’agit donc ni d’une facturation de toutes les personnes invitées, ni d’une facturation limitée aux personnes ayant soumis une dépense pendant le mois considéré.

Le bon test consiste à reproduire une dépense complète : demande, autorisation, paiement, justificatif, rapprochement et export.

Ce qu’il ne faut pas attendre automatiquement du compte

L’offre française est sans découvert autorisé ni crédit professionnel, et sans possibilité de déposer des chèques ou des espèces.

Revolut Business est à examiner en priorité lorsque le problème principal est de faire circuler de l’argent dans plusieurs devises. Son avantage est moins décisif lorsque l’entreprise recherche avant tout une relation de financement ou une simplification de son administration française.

Memo Bank : automatiser la banque, pas seulement consulter son solde

Memo Bank ne se présente pas simplement comme une version plus haut de gamme d’un compte d’indépendant. Son offre Payments vise notamment les entreprises à forte intensité transactionnelle : celles pour lesquelles encaisser, identifier, rapprocher et redistribuer de l’argent constitue un processus essentiel de l’activité.

La question n’est plus seulement : « Puis-je faire un virement depuis mon téléphone ? » Elle devient : « Comment éviter que l’équipe finance intervienne manuellement à chaque étape du paiement ? »

L’association entre technologie et relation bancaire était déjà au centre de notre entretien avec Jean-Daniel Guyot sur la construction de Memo Bank, publié en 2022.

Une offre Payments à dimensionner

La page commerciale présente Payments Core dès 449 euros HT par mois, sans engagement, et Payments Scale à partir du même montant, avec engagement annuel et tarification dégressive selon les volumes. Les offres comprennent notamment l’accès à l’infrastructure par API, des IBAN virtuels et un chargé d’affaires attitré. Ce montant de départ ne doit pas être interprété comme un forfait de transactions illimitées.

Il ne constitue pas non plus un minimum universel pour toute la gamme Memo Bank. Les conditions tarifaires accessibles depuis le site documentent également l’offre Memo Bank 365, avec les formules Plus à 199 euros HT par mois, Prime à 399 euros et Expansion à 949 euros. Leur disponibilité et leurs conditions d’accès pour une nouvelle entreprise doivent être confirmées auprès de la banque. Le présent comparatif retient Payments, mis en avant sur sa page commerciale.

Les frais d’opérations méritent une lecture attentive. Pour Payments Core, le barème standard prévoit notamment une facturation des virements SEPA sortants de 0,20 % du montant, avec un minimum de 0,25 euro HT par virement. Il s’agit d’un pourcentage, et non d’un forfait de 0,20 euro. Les éventuelles conditions personnalisées doivent être intégrées à la simulation.

L’écart avec une offre à quelques dizaines d’euros n’est donc pas un simple écart de prix. Il traduit un périmètre différent. Pour un cabinet qui réalise peu d’opérations, ce positionnement peut être disproportionné. Pour une entreprise dont plusieurs personnes passent leur temps à identifier les règlements et préparer les paiements, il mérite une simulation chiffrée.

Quand le compte entre dans le processus métier

L’API bancaire de Memo Bank permet de connecter les paiements aux logiciels de l’entreprise. Les IBAN virtuels facilitent l’identification des encaissements, tandis que les notifications automatisées transmettent les événements et changements de statut des opérations.

Un cas d’usage possible serait d’affecter un IBAN virtuel à chaque client, puis de rapprocher automatiquement son règlement avec le dossier correspondant.

Une relation bancaire, avec des limites d’accès à regarder

Memo Bank affiche des financements de moyen et long terme pouvant atteindre 1 million d’euros, sur un à sept ans, ainsi qu’une autorisation de découvert pouvant atteindre 500 000 euros. Ces maxima restent soumis à l’analyse du dossier. Surtout, les pages consultées réservent actuellement ces offres aux clients existants : ouvrir un compte n’emporte pas accord de financement.

L’offre n’est pas limitée aux paiements domestiques. Memo Bank propose des comptes distincts en euros, dollars américains et livres sterling. Il ne s’agit pas d’un unique compte conservant indifféremment toutes les devises, mais de comptes par devise pouvant être reliés aux processus financiers de l’entreprise.

Memo Bank est à examiner lorsque l’entreprise veut automatiser des flux importants et construire une relation bancaire adaptée à cette organisation. Le prix se justifie par les opérations et les tâches réellement prises en charge, pas par le prestige d’une offre plus chère.

Qonto : faire du compte professionnel le centre de la gestion quotidienne

Qonto organise sa proposition autour d’une continuité : la facture, le paiement, le justificatif et le suivi financier doivent pouvoir se retrouver dans un même environnement. L’offre associe notamment facturation, moyens de paiement, intégrations et accès comptable.

Pour une TPE, le problème à résoudre n’est pas toujours l’accès à une fonction bancaire supplémentaire. Il peut être beaucoup plus banal : savoir qui a dépensé quoi, retrouver une facture fournisseur, préparer les éléments pour le cabinet et identifier les clients qui n’ont pas payé.

Cette logique de rapprochement entre compte et comptabilité se retrouve dans notre analyse de la stratégie de Qonto autour d’Acasi et de la comptabilité intégrée. La valeur doit être évaluée sur cette chaîne administrative, pas seulement sur le prix du compte.

Une entrée accessible, puis une montée en gamme

Les quatre premiers niveaux retenus dans ce comparatif présentent les tarifs suivants :

Forfait Équivalent mensuel avec paiement annuel Facturation mensuelle
Basic 9 € HT 11 € HT
Smart 19 € HT 23 € HT
Premium 39 € HT 45 € HT
Essential 49 € HT 59 € HT

Le paiement annuel correspond à une année réglée à l’avance, avec un engagement de douze mois. Les montants de la deuxième colonne sont donc des équivalents mensuels, et non des prélèvements mensuels à ces tarifs.

Les quotas et moyens de paiement progressent avec les forfaits. Basic comprend notamment 30 opérations par mois dans la catégorie commune « virements SEPA et prélèvements automatiques sortants » ; Smart en comprend 100 et Premium 200. Ce n’est pas un quota de virements auquel s’ajouterait un second quota identique de prélèvements. Les dépassements, cartes et services supplémentaires doivent être intégrés au calcul.

Un point tarifaire appelle une vérification particulière : la page commerciale affiche déjà Business à 109 euros HT par mois avec paiement annuel, alors que le centre d’aide annonce le passage de 99 à 109 euros en octobre 2026. Pour la facturation mensuelle, ce même centre d’aide annonce une évolution de 119 à 139 euros. Au 23 septembre, il faut donc faire confirmer le montant et la date d’effet applicables à sa souscription ou à son renouvellement.

Le gain recherché est administratif

Qonto propose des cartes paramétrables, des circuits d’approbation et la gestion des notes de frais. L’entreprise peut donner de l’autonomie aux collaborateurs tout en définissant des limites et des validations. Le périmètre disponible dépend cependant du forfait et des options retenues.

L’outil gratuit de facturation de Qonto constitue un autre point d’entrée : il peut être utilisé avec synchronisation de comptes bancaires externes. Il n’est donc pas nécessaire de migrer immédiatement tous ses flux pour évaluer cette partie de la proposition. Cette gratuité concerne l’offre de facturation, pas l’ouverture d’un compte professionnel Qonto payant.

L’intérêt est particulièrement fort lorsque le dirigeant ou le responsable administratif assure encore l’essentiel de la gestion financière. Il l’est moins si l’entreprise possède déjà une chaîne de traitement bien intégrée et n’a besoin que d’un compte supplémentaire.

Le financement ne se résume plus à une réponse négative

Qonto affiche désormais un découvert jusqu’à 5 000 euros, sous réserve d’éligibilité, pour une durée maximale de 60 jours consécutifs. La page présente un TAEG révisable de 17,5 %, soit un taux annuel. Les intérêts portent sur les sommes effectivement utilisées et leur durée d’utilisation.

Ce service reste toutefois différent d’une ligne de financement de plusieurs centaines de milliers d’euros. Il faut comparer le montant disponible, la durée, le coût et les conditions de maintien, plutôt que de cocher simplement une case « crédit ».

Pour l’international, Qonto propose notamment des virements en devises grâce à son intégration avec Wise. Ce service doit être comparé au fonctionnement multidevise de Revolut sur les opérations effectivement réalisées : envoyer de l’argent dans une autre devise et conserver de la trésorerie dans cette devise ne répondent pas au même besoin.

Qonto est à examiner lorsque l’entreprise souhaite simplifier le travail quotidien autour de son compte. Le bon forfait est celui qui couvre réellement les personnes, opérations et automatisations nécessaires, pas nécessairement le premier prix affiché.

Le prix affiché ne dit pas le coût réel

Le coût annuel doit additionner l’abonnement, les opérations, le change, les cartes et utilisateurs payants, les outils complémentaires, l’intégration et le temps de traitement restant.

Prenons un exemple purement illustratif : une entreprise sur Revolut Grow convertit 20 000 euros et réalise dix virements sortants relevant de la catégorie tarifaire internationale, pendant le même cycle mensuel de facturation. Le calcul donne 35 euros d’abonnement, 30 euros de frais de change sur les 5 000 euros dépassant le quota, et 25 euros pour les cinq virements internationaux supplémentaires. Soit 90 euros, hors autres frais. Cet exemple suppose des conversions pendant les horaires de marché et exclut les circuits et options à tarification spécifique.

Chez Memo Bank, l’abonnement Payments représente à partir de 5 388 euros HT sur douze mois, avant frais d’opérations et prestations complémentaires : 449 euros multipliés par douze. Ce montant doit être confronté aux tâches supprimées et aux volumes traités, pas à la seule cotisation d’un compte courant.

Pour Qonto, il faut chiffrer le forfait adapté à l’équipe, puis les modules et dépassements. Réunir plusieurs fonctions peut être économique ; payer des fonctions déjà couvertes par le logiciel comptable ou commercial l’est beaucoup moins.

Enfin, les offres de rémunération de trésorerie doivent être comparées séparément. Un compte d’épargne et un fonds monétaire ne sont pas le même produit. La grille Revolut les distingue et signale explicitement un risque de perte en capital pour les fonds monétaires flexibles. Le rendement doit être examiné avec les frais, la disponibilité des fonds et la protection du capital, sans mélanger taux promotionnels et taux durables.

Quel compte choisir selon son profil ?

Ces orientations sont des conclusions d’usage tirées des caractéristiques présentées, et non un classement issu de tests terrain.

Situation Candidat à examiner en premier Condition décisive
Indépendant ou petite société, flux surtout en euros Qonto Vérifier que le forfait couvre le volume réel et le travail avec le cabinet comptable
Entreprise encaissant et dépensant régulièrement en devises Revolut Business Simuler le change et les virements sur plusieurs mois représentatifs
Entreprise avec de nombreux encaissements à identifier et paiements à automatiser Memo Bank Chiffrer l’intégration et démontrer les traitements manuels supprimés
PME recherchant une relation de financement en plus des paiements Memo Bank à examiner, sans présumer d’un accord de crédit Obtenir une proposition écrite et tenir compte de la restriction actuelle aux clients existants
Entreprise satisfaite de sa banque de financement, mais mal équipée au quotidien ou à l’international Qonto ou Revolut Business en complément Définir précisément quels flux migrent et éviter les doubles outils

Le meilleur choix peut donc être une organisation à deux comptes. Conserver une banque pour le financement et adopter un autre outil pour les dépenses ou les devises peut être rationnel. À condition de déterminer clairement où arrivent les recettes, d’où partent les salaires et comment la trésorerie est suivie.

Les changements d’outils doivent également être préparés avec le cabinet comptable. Les difficultés de transition évoquées dans notre article sur le passage des utilisateurs de Regate vers l’environnement Qonto rappellent que le coût d’une plateforme ne s’arrête pas à son abonnement : il peut aussi comprendre la reprise des données et l’adaptation des méthodes de travail.

La multiplication des comptes ne constitue pas, à elle seule, une organisation financière.

Huit questions à poser avant de signer

1. Quelle entité ouvre le compte et quel régime protège les fonds ?
Lire le contrat et la fiche de garantie, pas seulement le nom de la marque ou le pays de l’IBAN. En cas de migration annoncée, vérifier la date effective et les nouvelles conditions.

2. Le statut juridique et l’activité sont-ils éligibles ?
Vérifier aussi les pays des clients et fournisseurs, les devises utilisées et les types de paiements indispensables. Une offre adaptée sur le papier peut ne pas accepter une activité ou certains flux.

3. Quel serait le coût sur les trois derniers mois d’activité ?
Rejouer les volumes, les conversions, les cartes, les utilisateurs actifs et les dépassements avec chaque grille. Ajouter les frais d’intégration et les services complémentaires.

4. Quelles fonctions nécessitent un forfait supérieur ou un supplément ?
Distinguer utilisateurs invités, utilisateurs facturés et outils effectivement disponibles. Faire préciser les conditions de désactivation des options payantes.

5. Comment fonctionne une opération de bout en bout ?
Tester une facture fournisseur, une dépense d’équipe, un règlement client et une clôture mensuelle. Vérifier le traitement des anomalies, pas seulement le parcours idéal.

6. Qui peut intervenir en cas de blocage ?
Distinguer assistance générale, interlocuteur attitré et circuit d’escalade pour un paiement urgent. Identifier les droits des administrateurs et les moyens de continuité.

7. Quel financement peut être accordé à cette entreprise ?
Demander montant, durée, coût, garanties, ancienneté requise et critères d’éligibilité. Ne pas assimiler un plafond public à un accord individuel de crédit.

8. Comment conserver la continuité et récupérer les données ?
Préparer les exports, la reprise des mandats, le changement de coordonnées bancaires et une solution de secours. Associer le cabinet comptable à la migration.

Le verdict

Revolut Business est le candidat le plus naturel de ce trio lorsque les devises et les paiements internationaux structurent l’activité. Son intérêt doit être mesuré sur les flux réels et le coût au-delà des quotas, sans lui attribuer par défaut une offre de financement.

Memo Bank est le candidat à examiner lorsque la banque doit s’intégrer aux processus métier et traiter des flux importants. Son offre Payments se situe sur un terrain différent de celui d’un compte d’entrée de gamme. Le projet se juge sur son utilité opérationnelle, les frais de transactions, le coût d’intégration et les conditions contractuelles. L’accès au financement doit faire l’objet d’une vérification distincte.

Qonto est le candidat le plus direct lorsque la priorité est de simplifier la gestion financière quotidienne d’une petite entreprise. Son intérêt tient à la continuité entre compte, factures, dépenses et comptabilité, sous réserve de choisir le bon périmètre et de ne pas multiplier les doublons.

La bonne question n’est donc pas : « Quelle banque pro est la meilleure ? » mais : « Quel travail financier voulons-nous cesser de faire manuellement, et quel établissement peut réellement le prendre en charge ? »

 

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