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Trackbuster, la start-up qui veut neutraliser le « tracking » d’e-mails

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Lorsque les utilisateurs reçoivent un e-mail d’un e-commerçant ou même une simple newsletter, il y a ce qu’ils voient – les images, les promotions, les dernières informations sur leur compte client… -, mais aussi ce qu’ils ne voient pas. C’est typiquement le cas des systèmes de «tracking», discrètement insérés dans les lignes de code HTML de l’e-mail, et invisibles en surface.

55% des e-mails traqués

«Nous estimons que 55% des e-mails reçus sont trackés. Cela se fait à l’insu des utilisateurs, car personne n’est vraiment au courant», explique à Frenchweb Florian Seroussi, qui a fondé cette année la start-up One More Company Inc, qui édite Trackbuster, qui propose de neutraliser ces trackers. «Il s’agit d’un outil qui travaille en arrière-plan du service e-mail utilisé. L’utilisateur renseigne son adresse sur notre site et nous fournit l’autorisation de retirer les trackers de ses e-mails. Ensuite, en amont de la réception des e-mails, Trackbuster retire les trackers. L’utilisateur n’a donc pas à changer ses habitudes en matière d’e-mail», explique M. Seroussi.

Si la réglementation européenne impose aux éditeurs de sites Web d’informer leurs visiteurs sur l’utilisation de cookies (les fameuses bannières qui s’affichent lors d’une première visite), rien n’est encore imposé en matière de courriel. Ceux-ci sont souvent utilisés pour savoir si le destinataire a bien ouvert le message (et calculer ainsi le taux d’ouverture des campagnes d’e-mailing), combien de temps l’a-t-il lu (pour mesurer l’engagement, l’intérêt du lecteur…) ou même sa localisation géographique approximative.

Avec ces données, les expéditeurs ont une intention bien précise : mesurer l’efficacité d’une campagne, en savoir davantage sur les destinataires pour améliorer les futures campagnes, mieux cibler les messages ou même faire de l’A/B testing (pour en savoir plus : notre article dédié). Mais au-delà du marketing, les particuliers aussi ont recours à des solutions de tracking. C’est ainsi qu’est venue l’idée de Trackbuster à M. Seroussi.

Le tracking, utilisé par les marketers… et par les investisseurs

«Il y a six ou sept mois, des personnes nous ont alertés qu’une grande partie des entrepreneurs ou des investisseurs trackaient les e-mails pour obtenir des indices sur l’intérêt des uns et des autres en matière d’investissement et de levées de fonds : nombre de lectures, nombre de fois où l’e-mail a été transféré à d’autres personnes…», précise-t-il.

Aujourd’hui composée d’une équipe de 8 personnes basées à New York et San Francisco, principalement des développeurs, des spécialistes de l’IMAP et de la sécurité sur les e-mails, Trackbuster précise que la monétisation de son offre n’est pas encore la priorité. D’ailleurs, le service est gratuit.

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