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[Chronique] Digital music #36

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[STREAMING] Sony Music Unlimited : les 3 (bonnes) raisons de découvrir l’application de musique sur IOs.

L’application gratuite de service de musique « dans le cloud » pour Iphone/IPad/Ipod Touch Sony Music Unlimited, lancée la semaine dernière sur l’App Store, fait partie de la nouvelle offre globale de Sony Music Entertainment Network. Alors que Spotify revendique 10 millions d’utilisateurs pour 3 millions d’abonnés dans 15 pays (dont une récente ouverture en Australie et Nouvelle-Zélande) et que Deezer annonce 5 millions de visiteurs uniques par mois pour 1,3 millions d’abonnés, Sony n’arrive t’il pas un peu (trop) tard sur un marché du streaming déjà archi-concurrentiel ?
3 bonnes raisons d’aller (malgré tout) jeter une oreille au service du géant nippon.

1/ Une large communauté internationale déjà installée
Déjà disponible en version web depuis fin 2010 et sur le système Android depuis octobre 2011, SMU revendique 90 millions d’utilisateurs, essentiellement grâce au PlayStation Network. Disponible dans 14 pays (dont le Canada et l’Italie, régions délaissées par Spotify), l’application s’aligne sur ses concurrents et s’installe définitivement dans une stratégie globale.

2/ La taille de son catalogue
SMU disposerait, selon les pays et les accords, de 15 millions de titres en catalogue contre 13 millions pour Deezer et Spotify. Un léger avantage en terme d’offre qui devrait séduire les mélomanes compulsifs mais qui reste encore loin des 20 millions de titres de l’Itunes.

3/ Une plateforme de divertissement complète en multi-device
SMU, comme son nom ne l’indique pas, ne compte pas s’arrêter au seul secteur musical. A l’instar d’Itunes, le service entend aussi proposer des contenus vidéos et jeux vidéos à travers un véritable éco-système multimédia (TV Bravia, consoles Playstation, smartphones et tablettes dont le tout nouveau Sony Xperia…).

Sony Music Unlimited propose deux formules d’abonnement « basique » et « premium » à 3,99 € / mois (avec un accès limité à plus de 6,5 millions de titres et à sa bibliothèque personnelle) et à 9,90 € / mois en illimité. Sans abonnement, l’écoute des titres reste limitée à 30 secondes.
30 petites secondes qui pourrait tout changer, notamment avec l’arrivée prochaine de Samsung qui a récemment annoncé, après son rachat de Mspot, son intention de lancer son propre service de musique en ligne.

Sources Le Monde, Digital Trends et CNet.

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Laure Decailly

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Un commentaire

  1. Concernant le lancement de Sony Music Unlimited, il faut noter que Spotify et Deezer ont annoncé respectivement 16 et 15 millions de titres au sein de leur catalogue, contre 15 millions pour SMU.

    Ces chiffres sont très souvent trompeurs, et l’on ne sait jamais s’ils concernent le pays de l’utilisateur (en l’occurrence ici la France), une moyenne ou encore une autre zone géographique.

    De plus, il existe un phénomène de fond de duplication de titres et de reprises qui ont tendance à « gonfler » ces chiffres.

    Enfin, même iTunes Store avec ses 20 millions de titres n’est pas exhaustif et d’autres sites, parfois spécialisés comme Qobuz, offrent une plus grande variété verticale (sans parler du facteur de qualité qui n’est pas abordé dans l’article). Mais en définitive, il est souvent difficile de trouver ce que l’on cherche en numérique (le download étant mieux loti que le streaming) et le marché du CD reste plus intéressant en matière de qualité comme de diversité (et parfois même de prix).

    On peut aussi se poser des questions sur la stratégie de Sony Music qui accorde difficilement des licences aux distributeurs (comptez entre 300 et 400 K€ de minimums garantis par an pour du download) – notamment en streaming – et sort une offre concurrente avec une tarification qui ne pourra pas être proposée par les acteurs du marché (brider le nombre de titres afin de proposer du streaming mobile à 3,99 €).

    Ce qu’il faut à cette industrie, c’est casser le modèle tarifaire monolithique actuel et grandement faciliter l’accès aux catalogues afin de multiplier les sources de distribution. Je prendrai un abonnement le jour où l’on me proposera le service ultime de streaming de musiques de film, par exemple. ;-)

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