Arts et CultureBusiness

[Chronique] Digital music #36

[ETUDE SNEP] Les chiffres du 1er trimestre 2012 en hausse pour le streaming et le téléchargement digital.

Le SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) a dévoilé le 23 mai dernier les chiffres clés de la musique enregistrée sur le 1er trimestre 2012. Des chiffres qui montrent une « décroissance globale des ventes de 5% à 115,7M€ avec certaines disparités ».
Alors que les ventes physiques continuent de baisser (-13% soit 83,1 M€), le numérique a progressé de 24% à 36,2 M€, porté par une économie du streaming en plein boom (40% du digital au total dont +46 % pour les abonnements et + 31 % pour l’écoute financée par la publicité) et le téléchargement légal (passant de 13,5 M€ à 17,2 M€).
Enfin, les ventes sur mobile représentent seulement 10% du marché de la musique digitale et accusent une baisse significative de 2,6 M€.

Source Musique Info.

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Laure Decailly

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Un commentaire

  1. Concernant le lancement de Sony Music Unlimited, il faut noter que Spotify et Deezer ont annoncé respectivement 16 et 15 millions de titres au sein de leur catalogue, contre 15 millions pour SMU.

    Ces chiffres sont très souvent trompeurs, et l’on ne sait jamais s’ils concernent le pays de l’utilisateur (en l’occurrence ici la France), une moyenne ou encore une autre zone géographique.

    De plus, il existe un phénomène de fond de duplication de titres et de reprises qui ont tendance à « gonfler » ces chiffres.

    Enfin, même iTunes Store avec ses 20 millions de titres n’est pas exhaustif et d’autres sites, parfois spécialisés comme Qobuz, offrent une plus grande variété verticale (sans parler du facteur de qualité qui n’est pas abordé dans l’article). Mais en définitive, il est souvent difficile de trouver ce que l’on cherche en numérique (le download étant mieux loti que le streaming) et le marché du CD reste plus intéressant en matière de qualité comme de diversité (et parfois même de prix).

    On peut aussi se poser des questions sur la stratégie de Sony Music qui accorde difficilement des licences aux distributeurs (comptez entre 300 et 400 K€ de minimums garantis par an pour du download) – notamment en streaming – et sort une offre concurrente avec une tarification qui ne pourra pas être proposée par les acteurs du marché (brider le nombre de titres afin de proposer du streaming mobile à 3,99 €).

    Ce qu’il faut à cette industrie, c’est casser le modèle tarifaire monolithique actuel et grandement faciliter l’accès aux catalogues afin de multiplier les sources de distribution. Je prendrai un abonnement le jour où l’on me proposera le service ultime de streaming de musiques de film, par exemple. ;-)

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