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Bonsoirs: comment Nicolas Morschl a lancé sa DNVB de linge de maison

Interview de Nicolas Morschl, fondateur de Bonsoirs

Quand Nicolas Morschl fonde en 2017 la marque Bonsoirs, spécialisée dans le linge de maison, il fait le constat que le secteur a peu évolué sur les dix dernières années. «C’était un marché régi pas des acteurs très traditionnels, assez peu matures sur la partie online, digitale, et avec un parc retail important», développe ce dernier.

Le futur entrepreneur, qui occupe alors le poste de Global Digital Marketing Director pour PhotoBox où il évolue depuis plus de dix ans, décide de partir à la découverte du secteur et d’y lancer une Digital Native Vertical Brand (DNVB). Il fait le choix de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur: du sourcing en passant par la vente sur le modèle direct-to-consumer et qui a lieu exclusivement en ligne. Côté sourcing, le linge de lit est par exemple fabriqué à partir de coton confectionné en France avec du tissu issu du Moyen-Orient et d’Inde et le linge de bain fabriqué à partir de coton bio certifié GOTS.

Retour sur l’histoire de Bonsoirs, comment la marque source ses produits, entre les services additionnels et l’extension de gamme: quelles sont ses ambitions pour le futur? Retrouvez l’interview complète de Nicolas Morschl, fondateur de Bonsoirs:

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A quelles tendances répond Bonsoirs dans un marché dominé par la grande distribution?

Aujourd’hui, Bonsoirs vend aussi du bien du linge de lit (parures, housses de couette, taies d’oreiller…) que du linge de bain (serviettes, peignoirs…). La marque se positionne sur le segment du haut de gamme et estime pouvoir proposer grâce à son modèle des produits deux à trois fois moins chers, par exemple pour des parures de lit.

Que peut-on dire du marché actuellement? «Historiquement, c’est un marché qui est plutôt stable avec une faible croissance durant ces dernières années. Il est dominé par la grande distribution et fortement drivé par des prix bas, des produits d’entrée de gamme. Le marché du linge de lit représente plus d’un milliard d’euros et celui du linge de maison, plus de 2,5 milliards d’euros», décrit Nicolas Morschl.

Autre caractéristique du secteur: une fois les dimensions connues, l’achat en ligne de linge de maison se fait facilement quand des blocages peuvent exister face à l’impossibilité de pouvoir essayer des vêtements par exemple. Bonsoirs peut également compter sur plusieurs tendances pour aller encore chercher des parts de marché: l’accélération du e-commerce provoquée par la crise bien sûr, mais aussi la progression du haut de gamme face à l’envie d’achats plus responsables, cette volonté de consommer «moins mais mieux».

Rentable depuis 2019, l’entreprise explique avoir triplé son chiffre d’affaires en 2020 et prévoir le même multiple cette année pour atteindre un chiffre d’affaires compris entre 10 et 15 millions d’euros. Basée à Paris, la marque Bonsoirs emploie une quinzaine de salariés.

Innocentia Agbe

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