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John Zimmer dément vouloir céder Lyft

«Lyft ne cherche pas un acheteur», la phrase est signée John Zimmer, président de la plateforme de VTC. Irrité par les spéculations selon lesquelles la start-up tenterait de s'adosser à un groupe industriel américain, le co-fondateur de Lyft a tenu à démentir catégoriquement les rumeurs de rachat de l'entreprise dans les colonnes de Business Insider. Cependant, John Zimmer n'a pas exclu l'existence de discussions avec d'autres entreprises en vue d'une acquisition. «Si la société est approchée, cela ne signifie pas que la société est en recherche», a-t-il précisé au site américain. 

Cette réaction intervient alors que plusieurs médias, à l'image du New York Times et Bloomberg, rapportent que la société a engagé des discussions avec plusieurs entreprises, dont General Motors, un des principaux investisseurs de la start-up californienne. Cependant, le groupe automobile, qui a injecté 500 millions de dollars dans le capital de Lyft en janvier dernier, n’aurait jamais formulé la moindre offre formelle. Selon une information rapportée par Recode, la start-up basée à San Francisco demanderait une enveloppe de 9 milliards de dollars pour se faire racheter. Pour rappel, le dernier tour de table de Lyft, en janvier dernier, avait valorisé la société à 5,5 milliards de dollars, bien loin de la somme exigée par la start-up d'après les médias américains.

2 milliards de dollars levés depuis 2012

Pour multiplier ses chances d’être racheté à un prix à hauteur de ses espérances, la plateforme de VTC aurait engagé la banque d’investissement Qatalyst pour démarcher d’autres acheteurs potentiels, notamment Google, Amazon, Microsoft et Apple, dans l’optique d’une contre-offre. Interrogé à ce sujet par Business Insider, John Zimmer a refusé de commenter cette information. «Je ne pense pas que l'indépendance est une exigence, mais je crois que c'est maintenant la meilleure voie», a-t-il déclaré.

Malgré les rumeurs croissantes autour d'un éventuel rachat, Lyft n’est pas dans une situation critique, dans la mesure où la société dispose d’une réserve de 1,4 milliard de dollars à la banque. De plus, la plateforme fondée par Logan Green et John Zimmer peut compter sur le soutien d'Alibaba, en plus de celui de General Motors. Les deux groupes avaient permis à Lyft de réaliser une levée record de 1 milliard de dollars au début de l'année, portant à 2 milliards de dollars le montant total investi dans la société depuis sa création.

Cependant, avec la domination d'Uber sur le marché des véhicules avec chauffeur aux États-Unis, les investisseurs se tournent, dans leur grande majorité, vers le leader du marché, aux dépens de Lyft. Si le principal rival d'Uber ne parvient pas à lever rapidement de nouveaux capitaux, la start-up laissera le champ libre à la plateforme de Travis Kalanick qui ne cesse d'enchaîner les tours de table colossaux depuis plusieurs mois. En juin, Uber a levé 3,5 milliards de dollars auprès du fonds souverain saoudien avant de récidiver le mois suivant avec un tour de table de 1,15 milliard de dollars sous forme de dettes.

Lire aussi : Le fonds secret d’Uber pour ne jamais manquer de cash

Maxence Fabrion

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE MEDIA
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