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L’Américain Instacart a levé 220 millions de dollars: le début d’un challenge

Début décembre, il était question qu’Instacart, la plate-forme de livraison collaborative de produits d’épicerie américaine, lève une centaine de millions de dollars. Elle a finalement annoncé lundi en avoir levé plus du double: 220 millions auprès de Kleiner Perkins Caufield & Byers, ainsi que de Thrive Capital, Comcast Ventures, Dragoneer Investment Group et Valiant Capital.

Une belle enveloppe certes, mais c’est maintenant que les véritables défis commencent.

Comme le Rennais Cocourse, Instacart édite une plate-forme mettant en relation des particuliers souhaitant être livrés chez eux avec d’autres particuliers disposés à effectuer le déplacement, les achats et la livraison. Le concept fait penser à celui d’UberPoP pour le transport de personnes.

Seules certaines chaînes de magasin peuvent être prises en compte pour les achats. Figurent notamment Costco et Whole Foods Market. La communauté de « personal shopper » grandit peu à peu et vu la taille du marché américain, pourrait bien vite devenir colossale. A Instacart de réussir à contenter tout le monde, quitte à mandater des sociétés de livraison tierces, comme l’a déjà évoqué Apoorva Mehta, le PDG de la start-up. Une éventualité qui peut tout de même sembler risqué, puisqu’il s’agit de confier à un tiers une partie de l’expérience utilisateur.

S’ouvrir à d’autres zones, d’autres produits ?

Autre challenge: trouver un modèle de fonctionnement adaptable en dehors de grandes zones urbaines, souligne re/code. La société Instacart va devoir définir si elle choisit de trouver le moyen de toucher ces zones rurales américaines, ou si elle préfère les laisser de côté et s’orienter vers d’autres grandes villes à l’étranger. Ex-ingénieur supply chain chez Amazon, Apoorva Mehta n’exclut pas d’adapter le modèle pour assouplir le délai de livraison (aujourd’hui fixée au jour même de la commande) ou même aller vers du click and collect… Instacart est aujourd’hui disponible dans plusieurs grandes villes américaines dont Atlanta, Boston, Chicago, Denver, Houston, Los Angeles, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle ou Washington D.C.

Enfin, Michael Moritz, associé chez Sequoia Capital et membre du conseil d’administration Instacart, a déjà laissé entendre qu’il souhaite pousser dans le sens d’un élargissement du champ des produits livrés. Une éventualité sur laquelle Apoorva Mehta ne s’est pas encore avancé de façon précise.

Crédit photo: Instacart 

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Adeline Raynal

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2 commentaires

  1. A noter que cocourse s’est maintenant dirigé vers la livraison de repas en travaillant avec des restaurants.

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