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[Start Me Up] 4 conseils pour réussir sa campagne de financement participatif

Nombreux sont ceux – business angels et start-upers aguerris – qui conseillent aujourd’hui de miser sur une campagne de crowdfunding pour financer le lancement de sa start-up plutôt que via les réseaux classiques (prêt bancaire, levée auprès de business angels). En effet, ceux-ci engagent l’entreprise dès son ouverture, avant même d’avoir signé une première commande.

Tout comme solliciter des investisseurs ou rencontrer les banques, initier une collecte sur un site de financement participatif  demande une préparation rigoureuse. Il ne suffit pas de créer une campagne en quelques clics, expliquant combien son projet est merveilleux avec quelques photos et des goodies, pour inciter les membres à participer. Il faut créer l’envie, développer un sentiment d’appartenance et inciter la communauté à en parler pour avoir des retours et ajuster en fonction. Il faudra en tenir compte pour fixer un objectif atteignable. Si la campagne n’atteint pas cette jauge fatidique, aucun euro ne sera versé au porteur de projet, c’est la règle du jeu.
Les plates-formes de crowdfunding conseillent de :

• Porter son projet avec passion

Tout projet ne peut fonctionner que si l’initiateur est passionné par ce qu’il fait. Le financement participatif ne déroge pas à la règle.

« La confiance de vos visiteurs ne s’acquière pas par magie : racontez votre idée comme une histoire, essayez d’intéresser vos lecteurs, de leur expliquer en quoi votre projet est génial, drôle, original» explique Ulule qui indique aussi: « Les projets sur Ulule réussissent toujours grâce aux porteurs de projets eux-mêmes, par la portée qu’ils donnent à leur idées ».

Il va falloir montrer que c’est LE projet dans lequel les visiteurs de la plate-forme doivent investir s’ils ne doivent en choisir qu’un. La passion pour son projet doit transparaître dans la description, la motivation à le porter, à ne faire qu’un avec celui-ci. Les membres ne doivent pas avoir l’impression que le porteur de projet n’est là que pour la somme à récolter. Celle-ci doit d’ailleurs être réaliste et coller parfaitement aux besoins. Si le projet est bon, la jauge sera dépassée quoiqu’il arrive. Le montant se fixé « en fonction de vos besoins mais aussi de votre capacité à toucher un public plus ou moins grand » indique MyMajorCompany.

• Miser sur la présentation

« La description du projet doit être claire et structurée à l’aide de titres. Ajoutez des éléments concrets : photos, vidéos ou mp3 » conseille MyMajorCompany, afin que les futurs contributeurs comprennent le projet et y adhèrent rapidement et facilement.

« Vous devez expliquer la genèse de votre projet, la raison qui vous pousse à faire appel au public, et le déroulement des prochaines étapes » conseille la plate-forme.

C’est le storytelling du projet, il doit répondre à ces questions :  « Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Pourquoi ? », rappelle KissKissBankBank.

« Évitez les images floues, mornes ou  »désincarnées »» rappelle Ulule. Misez sur le visuel plus que sur les pavés de texte, aérez la présentation, soyez précis et concis. « Le top du top : prenez le temps de faire une vidéo. C’est le meilleur moyen d’expliquer votre projet et de convaincre en même temps ».

La phrase d’accroche, celle qui apparaît dans le moteur de recherche du site de financement participatif doit être pensée pour avoir de l’impact, être claire et incitative. C’est la première chose que les internautes verront et qui leur donnera envie de cliquer ou non. « 50% des internautes ne liront que ce texte » souligne KissKissBankBank.

« Nous avons beaucoup travaillé sur l’image des Cinétrot Teurs pour le rendre attractif et sympathique, comme le design du logo (nous avons changé ses couleurs 10 fois !), la création du site internet, le tournage de la vidéo, la création de visuels et de contenus » témoigne Gaétan Berthelot, co-fondateur des Ciné Trotteurs.

• Communiquer de cercle en cercle

« Pendant votre collecte, vous allez devoir fédérer une communauté d’individus autour de votre projet pour qu’ils vous soutiennent » explique KissKissBankBank. Comme l’indique MyMajorCompany, « les premiers intéressés par votre projet sont ceux qui vous connaissent déjà. Plus ils sont nombreux et plus votre projet a des chances de décoller rapidement et donc de devenir crédible aux yeux de ceux qui ne vous connaissent pas encore». Pour qu’un projet capte l’attention du grand public, il faut qu’il atteigne un montant intéressant rapidement. Cela commence par réussir à capter le « premier cercle »  c’est à dire la famille, les amis et la petite communauté relationnelle des porteurs de projet. « Si vous arrivez à les embarquer dans votre aventure en menant une campagne de promotion active, vous avez toutes les chances de convaincre un deuxième cercle : les amis de vos amis » souligne MyMajorCompany.

« Si les gens qui vous connaissent ne vous suivent pas, comment voulez vous qu’un inconnu le fasse ? C’est à eux de donner l’impulsion à votre campagne dans les premiers jours qui suivent son lancement » estime Corentin Letort, fondateur de Bivouak.

Puis il y a « l’effet boule de neige » : un projet qui grimpe attire la curiosité de ceux qui ne vous connaissent pas encore, c’est ce qu’on appelle, le troisième cercle.

Il s’agit alors d’envoyer un mailing, de diffuser sur les réseaux sociaux, pour atteindre et convaincre ces personnes de l’intérêt de son projet. Il faudra aussi leur donner des nouvelles régulièrement, les informer sur l’évolution du projet.

• Créer une communauté

Une communauté se crée « à la sueur de son front », d’un part par la qualité du projet, d’autre part par la motivation du porteur de projet, mais aussi grâce aux contreparties proposées aux contributeurs. Les contreparties doivent être proportionnelles à l’engagement du contributeur et incitatives: originales, amusantes, généreuses, utiles, faisant découvrir le produit final.  « Vos contreparties doivent être les plus originales possibles, personnalisées et en rapport avec votre projet. Proposez à vos contributeurs quelque chose qu’ils ne pourront trouver nulle part ailleurs ! De l’émotion et des souvenirs inédits » conseille Kisskissbanbank.

Il faut placer le futur contributeur au centre de sa stratégie, il doit se sentir intégré au projet. Très souvent l’engouement du début retombe au cours de la collecte, il ne faut alors pas se décourager et garder le contact avec les premiers contributeurs afin que ceux-ci en parlent de nouveau autour d’eux, grâce à des news, un passage radio ou en presse locale, un petit plus qui leur rappelle le projet. « Montrez à vos contributeurs potentiels que votre projet a déjà sa petite notoriété » peut-on lire sur une plate-forme.

Un outil pour cela est de créer une page Facebook dédiée. Mais attention, elle doit régulièrement être mise à jour. C’est la méthode choisie parDes Potions et des Bulles. « Grace à des premiers résultats encourageants, MyMajorCompany a organisé la promotion auprès des médias locaux » indique Sabrina Béchard, fondatrice de cette start-up.

 

Selon le baromètre du Crowdfunding en France sur l’année 2014, édité par le Guide du Crowdfunding, 20380 projets ont été mis en ligne. Le montant moyen financé pour les collectes avec contreparties est de 3477 euros par projet pour un don moyen de 58 euros par contributeur. 57% de ces projets ont atteint leur objectif et été financés.

Peggy André

Lire aussi:

>> [Start Me Up] Bien choisir sa plate-forme de crowdfunding

>> Crowdfunding: les 8 astuces à connaitre pour réussir sa campagne de financement

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits

Article initialement publié en mars 2015

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1 thought on “[Start Me Up] 4 conseils pour réussir sa campagne de financement participatif”

  1. Dans le but de « communiquer de cercle en cercle » et « créer une communauté », il existe un tout nouvel outil, né de la puissance de la foule. Depuis début 2015, Wibuzz.it a introduit en France le crowdspeaking. Le crowdspeaking est un outil de communication par la foule qui permet d’amplifier un message à travers les réseaux sociaux et à travers des cercles d’intérêts. Le principe est simple: vous avez un projet innovant ou créatif, vous allez sur http://wibuzz.it , vous créez une campagne dans laquelle vous décrivez votre projet. Cette campagne à une date de fin avec un objectif à cette date de fin. L’objectif est une levée de communication participative. Des supporters soutiendront votre projet et en acceptant de vous soutenir, ils vous autoriseront à ce que vous diffusiez automatiquement sur leurs réseaux sociaux, le Jour J à la fin de votre campagne, un message de soutien à votre projet.

    L’intérêt de coupler une telle campagne, avec du crowdfunding est simple: vous allez pouvoir prévenir plusieurs dizaines de milliers de personnes le Jour du lancement de votre campagne de crowdfunding que celle-ci a démarrée et tout cela dans des cercles d’intérêts ciblés, grâce à des personnes vous faisant profiter de leurs réseaux. Le crowdspeaking vous permet donc de créer et développer vos premières communautés et de les faire agir en votre sens.

    Quelques informations supplémentaires sur le blog de Wibuzz.it : http://wibuzz.it/blog-crowdspeaking/

    Ou encore en téléchargeant le Guide Officiel du Crowdspeaking: http://wibuzz.it/crowdspeaking-le-guide-officiel-de-la-bonne-campagne/

    Que le buzz soit avec vous !

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