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Uber stoppe ses essais sur la voiture autonome suite à un accident

  • Une des voitures sans chauffeur d’Uber a été impliquée dans une collision à Tempe, dans la banlieue de Phoenix, dans l’Arizona.
     
  • Selon la police locale, le véhicule autonome d’Uber n’est pas responsable de l’accident.
     
  • Dès le lendemain de l’accident, la plateforme de VTC a annoncé qu’elle suspendait jusqu’à nouvel ordre ses tests de voiture autonome.

 

Le début d’année 2017 est décidément difficile pour Uber. Confrontée à plusieurs polémiques, notamment sur les revenus de ses chauffeurs et sa culture sexiste en interne aux États-Unis, la plateforme de VTC vient de subir un nouveau coup dur. Vendredi 24 mars, une des voitures sans chauffeur d’Uber a ainsi été impliquée dans une collision à Tempe, dans la banlieue de Phoenix, dans l’Arizona.

Selon la police locale, le véhicule autonome d’Uber n’est pas responsable de l’accident. Les autorités ont en effet indiqué que la voiture sans chauffeur a été percutée par un autre véhicule qui ne lui avait pas cédé la priorité. Au moment de l’impact, la voiture d’Uber était en pilotage automatique mais deux observateurs de la société californienne étaient à bord pour reprendre les commandes du véhicule si cela est nécessaire. Aucune victime n’est à déplorer.

Malgré les déclarations des autorités affirmant que la technologie de conduite autonome n’était pas en cause, Uber a préféré jouer la carte de la prudence. Dès le lendemain de l’accident, la plateforme de VTC a ainsi annoncé qu’elle suspendait jusqu’à nouvel ordre ses tests de voiture autonome. Le 25 mars, Uber a donc immobilisé sa flotte de véhicules sans chauffeur dans l’Arizona, mais aussi à Pittsburgh et San Francisco, les deux autres villes concernées par le programme pilote de conduite autonome de la firme de Travis Kalanick.

La sécurité des véhicules sans chauffeur remise en question 

Ce n’est pas la première fois qu’Uber rencontre des déboires avec ses voitures autonomes. En décembre dernier, des véhicules sans chauffeur de l’entreprise avaient été aperçus dans les rues de San Francisco en train de griller des feux rouges. Toutefois, Uber n’a pas connu la mésaventure de Tesla. L’été dernier, le conducteur d’une voiture de la firme d’Elon Musk équipée d’un système de pilotage automatique activé avait été victime d’un accident mortel. 

Cet accident est un coup dur pour Travis Kalanick dans la mesure où il a fait de la voiture autonome une priorité. En janvier dernier, Daimler s’est notamment allié avec Uber. Le constructeur allemand s’est engagé à fournir ses propres voitures autonomes à la plateforme de VTC dans les années à venir. En août 2016, Volvo avait également conclu un partenariat avec l’entreprise californienne pour développer des véhicules sans chauffeur dans le cadre d’un projet estimé à 300 millions de dollars.

La voiture autonome, clé de la rentabilité 

En misant sur les voitures autonomes, Uber pourrait se séparer de ses chauffeurs et ainsi s’épargner un déluge de polémiques sur le statut et les revenus de ses conducteurs. En janvier 2017, la plateforme de VTC a accepté de payer 20 millions de dollars pour avoir surestimé les revenus de ses chauffeurs

Uber n’a toujours pas atteint la rentabilité depuis son lancement en 2009. Malgré une valorisation de 68 milliards de dollars, la société américaine aurait perdu 4 milliards de dollars depuis sa création, dont 1,27 milliard au premier semestre 2016. A ce jour, Uber revendique 40 millions d’usagers actifs par mois et une présence dans 500 villes à travers le monde.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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