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À l’approche de son IPO, Deliveroo annonce une perte réduite en 2020

AFP

La plateforme de livraison alimentaire Deliveroo a révélé lundi une perte réduite en 2020 et une forte croissance, à quelques semaines de son introduction en Bourse à Londres. Dans un communiqué, le groupe a dévoilé une perte de 223,7 millions de livres l’an dernier, réduite par rapport à 317 millions un an plus tôt. La plateforme de livraison de repas, qui prévoit son lancement en Bourse en avril d’après une source proche du dossier à l’AFP, a vu la valeur des transactions sur sa plateforme bondir de 64% l’an dernier à 4,1 milliards de livres, et dessert 800 sites dans 12 marchés.

L’introduction boursière, qui « ciblera les investisseurs institutionnels hors des Etats-Unis », comportera également « 50 millions de livres d’actions disponibles pour ses clients » disposant d’un compte Deliveroo. La société avait dit en janvier être désormais valorisée plus de 7 milliards de dollars. L’opération sera composée de « nouvelles actions émises par l’entreprise et d’actions existantes cédées par certains actionnaires existants ». Le groupe, dont le géant américain Amazon détient 16% du capital, comptera deux types d’actions, les titres A qui seront les seuls cotés, et les titres B, détenus exclusivement par le fondateur et directeur général Will Shu, qui bénéficiera de 20 votes pour chaque action B, afin que la direction conserve la main sur la stratégie tout en cédant une partie du capital.

« Cette structure durera trois ans à compter de l’introduction en Bourse, puis les actions de classe B seront automatiquement converties en actions de classe A ». Ce mécanisme n’est pas encore en place à Londres pour les compartiments de marché les plus recherchés mais il s’agit de l’une des principales propositions du rapport de l’ancien commissaire européen aux services financiers Jonathan Hill, sur lequel va se pencher très vite le ministre des Finances Rishi Sunak.

Courses alimentaires

Plusieurs sociétés dont l’activité a grimpé avec la pandémie se sont déjà introduites en Bourse depuis le début de l’année, comme le groupe de vente en ligne de cartes de voeux Moonpig et la célèbre marque de chaussures Dr Martens, à l’heure où la place de Londres a perdu des parts de marchés dans le courtage d’actions face à ses rivales européennes, et a même été doublée par Amsterdam. Deliveroo a indiqué dimanche qu’il allait accorder à certains livreurs « qui travaillent depuis le plus longtemps et le plus dur » des « paiements individuels de jusqu’à 10 000 livres », pour un montant total de 16 millions de livres sterling (18,6 millions d’euros). La société créée à Londres en 2013 par Will Shu est régulièrement épinglée pour la précarité de ses livreurs.

Au Royaume-Uni, ces derniers attendent la décision de la Cour d’appel de Londres qui doit dire s’ils peuvent bénéficier d’une convention collective afin d’avoir de meilleures conditions de travail. L’entreprise met en avant la couverture assurantielle (responsabilité civile et accident) gratuite offerte à ses livreurs et, pendant l’épidémie la mise à disposition de kits d’hygiène et d’une indemnité en cas d’incapacité de travail pour cause de Covid. Le groupe dans son communiqué lundi rappelle collaborer avec 115 000 commerces alimentaires, 100 000 livreurs, et compte « des millions de clients ». Il emploie 2 000 personnes dans le monde et entend désormais se diversifier et livrer des courses alimentaires via des partenariats avec des supermarchés.

La rédaction

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