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[CONFIDENTIEL] Bitcoin, Ether, Ripple et les autres, Capital-risque en Europe, Google sous la mer, Maersk et IBM…

#Cryptominute: Bitcoin, Ether, Ripple et les autres cryptomonnaies dévissent sous la menace règlementaire

Le bitcoin a chuté de 15% en 24 heures, glissant sous la barre des 10 000 euros (12 000 dollars). Il s’échangeait ainsi à 9 815 euros ce mardi à 15h20, heure de Paris, sur la plateforme d’échange Coinbase. L’ether a cédé 14% par rapport à lundi, à 908 euros. Le Ripple a dévissé de 23% selon Coinmarketcap. Selon TechCrunch, ce sont d’ailleurs toutes les 100 premières cryptomonnaies qui ont lourdement chuté, à l’exception du Tether.

Même s’il est difficile d’isoler avec certitude les causes du crash dans un environnement connu pour son extrême volatilité, les récents coups de semonce des autorités et des instances de régulation financière dans plusieurs pays semblent atteindre les marchés.

En Corée du Sud, pays saisi d’une forte cryptomania, la situation, encore confuse, souffle le chaud et le froid sur les marchés : la semaine dernière, le ministre de la Justice parlait d’une interdiction à venir des échanges en cryptomonnaie, avant que la présidence ne rétropédale sur le sujet. Aujourd’hui, selon Reuters, c’est le ministre des Finances Kim Dong-yeon qui se serait exprimé en faveur d’une réglementation pour contenir l’engouement « irrationnel » qui a saisi la population.

La Chine s’apprêterait également à donner un nouveau tour de vis : après avoir interdit les ICO (Initial Coin Offerings), puis ordonné la fermeture des plateformes d’échanges domestiques en septembre, le pays souhaiterait contrôler, voire interdire les fermes de minage (la plus grande communauté au monde) et selon Bloomberg aujourd’hui, carrément bloquer l’accès local aux plateformes d’échange étrangères. Les autorités n’ont pas encore répondu aux sollicitations du média américain à ce sujet.

Le bitcoin avait dépassé les 16 000 euros (20 000 dollars) en décembre dernier. Ce n’est pas la première fois que la cryptosphère essuie d’importantes pertes, qui ne l’ont pas empêché jusqu’à présent de se relever. Certains observateurs prévoient même que le cours repartira à la hausse, dès que les traders de Wall Street auront encaissé leur bonus ce mois-ci.

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#Capital-risque: les montants investis en Europe ont bondi de 27% en 2017

Si le nombre d’investissements de capital-risque dans les entreprises technologiques du monde entier s’est quasiment effondré de moitié depuis 2014, le secteur a pourtant connu une belle embellie en Europe lors de l’année écoulée. En effet, les investissements de capital-risque sur le «Vieux Continent» ont augmenté de 26,9% en 2017, portés par les tours de table imposants des start-up britanniques, selon Dow Jones VentureSource.

Au total, les start-up européennes ont levé 17,52 milliards de dollars l’an passé, contre 13,81 milliards de dollars en 2016. Contre toute attente, malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste de très loin le pays européen qui génère le plus d’investissements de capital-risque. Lors des trois derniers mois de l’année 2017, les start-up britanniques ont même représenté près de la moitié des 4,27 milliards de dollars collectés par toutes les jeunes pousses européennes sur la période. Fin 2017, les start-up britanniques Truphone et TransferWise ont respectivement levé 353,68 millions de dollars et 294,36 millions de dollars.

Après le Royaume-Uni, les start-up allemandes se classent au deuxième rang européen au quatrième trimestre 2017 avec 724,52 millions de dollars collectés. La France complète le podium avec 410,06 millions de dollars levés par ses jeunes pousses.

#Blockchain: IBM et Maersk font bloc commun

IBM et le géant danois du transport Maersk ont annoncé aujourd’hui la création d’une joint-venture, dont l’objectif, ambitieux, est de redéfinir l’industrie mondiale du transport maritime à l’ère de la blockchain.

Il s’agira pour la nouvelle société, qui n’a pas encore été baptisée, de numériser et de simplifier un processus complexe, dont le fort degré degré de paperasserie et de bureaucratie n’a que peu évolué depuis les années 50. La technologie de blocs ouvre de nouvelles perspectives d’efficience, de rationalisation et de normalisation des flux d’information. Grâce à la blockchain et aux smart contracts, il sera ainsi possible d’avoir des procédures administratives allégées et la vue temps réel et transparente des mouvements de marchandises.

Crédit : SergeevDen / Shutterstock.com

Selon Maersk, dans son communiqué, « ce sont plus de 4 trillions de dollars de marchandises qui sont expédiées chaque année, et 80% des biens que nous utilisons au quotidien sont transportés par voie maritime. La documentation commerciale pour acheminer des marchandises peut atteindre 20% du coût du transport physique. Selon le World Economic Forum, en améliorant la chaîne d’approvisionnement internationale, le commerce mondial pourrait gagner 15% avec un impact positif sur les économies et l’emploi.»

Maersk et IBM travaillent sur la solution depuis 2016. Certaines entreprises ou instances comme DuPont, Dow Chemical, Tetra Pak, Port Houston, la base portuaire du système portuaire de Rotterdam, l’administration des douanes des Pays-Bas et les douanes américaine l’ont déjà testée.

Le succès de cette « plateforme de numérisation du commerce international » sera dépendante de son adoption par les acteurs du marché. Basée sur des normes ouvertes et conçue pour être utilisée par l’ensemble de l’écosystème du transport maritime mondial, elle sera disponible mi-2018.

Maersk transporte un sur sept containers en circulation dans le monde. L’entreprise danoise s’est séparée de ses activités énergie en 2017 pour se concentrer le transport et la logistique. En août dernier, elle avait été touchée par le ransomware mondial Petya, qui lui aurait coûté entre 200 à 300 millions de dollars.

#Underworld: Google tire trois nouveaux câbles sous-marins (dont un à la gloire de Marie Curie)

Crédit photo : Shutterstock

Google annonce le déploiement de 3 nouveaux câbles sous-marins pour développer son activité Cloud. Ces réseaux seront en service d’ici 2019.

Le premier câble, surnommé Curie (en référence à Marie Curie), permettra de relier le Chili à Los Angeles. Le but est de déployer le cloud dans toute l’Amérique. Le second partira des Etats-Unis pour arriver au Danemark puis en Irlande. Appelé Havfrue, le câble sera développé en partenariat avec Facebook et mis en place par TE SubCom, un fournisseur de technologies de communications sous-marines et de services maritimes. Enfin, le troisième sera étendu de Hong Kong à Guam afin d’atteindre les clients Google en Australie et plus largement dans la région du Pacifique. Google a annoncé avoir déjà dépensé 30 milliards de dollars en infrastrcuture au cours des trois dernières années, « and we’re not over yet. »

C’est une course à l’infrastructure entre géants de la tech qui prend place sous les mers : Microsoft et Facebook ont déployé en septembre dernier le câble le plus rapide de l’histoire, Marea, entre Bilbao en Espagne et Virginia Beach, aux Etats-Unis. Amazon, Facebook et Softbank se sont réunis pour relier l’Asie à l’Amérique du Nord avec le câble Jupiter.

Google a aussi annoncé dans le même communiqué avoir déjà dépensé 30 milliards de dollars en infrastrcuture au cours des trois dernières années, « and we’re not done yet. »

 

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