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Coronavirus: Europe, USA, Israël… les autorités s’emparent des données de localisation des smartphones

Devenu l’épicentre du Covid-19, l’Europe accélère ses mesures de confinement et vient d’annoncer la fermeture des frontières de l’espace Schengen. Les autorités européennes s’organisent désormais pour endiguer l’épidémie au sein de leurs territoires, notamment en contrôlant les déplacements des citoyens grâce à leurs smartphones. 

En Italie, en Allemagne et en Autriche, les opérateurs télécoms coopèrent d’ores et déjà avec les autorités sanitaires en leur donnant accès aux données de localisation des smartphones, dans le respect des lois européennes sur la protection de la vie privée. En cartographiant les données de déplacement des habitants, qui restent anonymes, les autorités sanitaires sont davantage en mesure d’appréhender l’évolution de l’épidémie. Ces données permettent en effet de connaître la quantité de personnes qui respectent le confinement, et dans quelle mesure. 

En Italie, le pays européen le plus touché par le coronavirus, les opérateurs Vodafone, Telecom Italia et WindTre ont proposé l’accès à leurs données de localisation en Lombardie, la région la plus atteinte par l’épidémie avec plus de 16 000 cas dont 1 640 morts. Les autorités italiennes déplore le fait que seulement 60% de sa population reste à la maison, selon la surveillance des téléphones portables. 

Des mesures semblables ont été prises en Allemagne où la plupart des écoles et restaurants sont fermés. Deutsche Telekom a en effet partagé une partie de ses données, tout comme Telekom Austria en Autriche.

Google et Facebook, des atouts pour les autorités américaines 

De l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement américain est en pourparlers avec des géants de la Tech, à l’instar de Facebook et Google, ainsi que des acteurs de l’industrie technologique et de la santé, dans le but de recueillir des données de localisation. Ces données permettraient notamment de savoir si les personnes respectent les distances sécurité entre elles.

Selon ce que des sources proches du dossier ont rapporté au Washington Post, les Etats-Unis souhaiteraient un modèle semblable à celui des européens en matière de protection des données, en recensant des données de manière anonyme pour cartographier les zones de propagation du virus pour guider les autorités sanitaires. Google, avec son application Google Maps, serait un atout important pour localiser un grand nombre d’américains.

Au Moyen-Orient, Israël a déjà fait appel au Shin Beth, son service de sécurité intérieure, pour collecter des données sur les habitants en vu de lutter contre le virus. 

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Assiya Berrima

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

Un commentaire

  1. Je discutais avec une amie chinoise qui a decide de retourner vivre en Chine il y a 2 ans. Elle m’expliquait qu’a Shanghai, on vivait a nouveau presque normalement. Ils avaient une app aoociee a leur numero de telephone qui geolocalisait les personnes infectees afin d’eviter tout contact. Perte de liberte, mais bien accepte par les chinois (difficile de faire accepter ca par les francais indiscipline par nature). Aussi, prise de temperature systematique avant de rentrer dans un immeuble, y compris le sien. La discipline est importante

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