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Coronavirus: la Commission européenne s’empare des données de géolocalisation des smartphones

AFP

La Commission européenne devrait recevoir « dans les prochains jours » de la part de plusieurs opérateurs de télécoms des données de géolocalisation anonymisées afin d’anticiper les pics de propagation de l’épidémie de coronavirus, a indiqué mercredi une source à la Commission.

Le commissaire européen chargé du marché intérieur Thierry Breton s’est entretenu lundi avec les patrons de plusieurs grands opérateurs européens, dont Orange, Telecom Italia, Telefonica et Vodafone, qui se sont dits prêts à partager ces métadonnées, a-t-on ajouté de même source. Il s’agit à l’échelle d’une ville de comparer les déplacements de jour avec ceux de nuit.

Ces métadonnées, « anonymisées et agrégées », doivent servir au JRC, centre d’étude scientifique de la Commission, qui travaille sur des algorithmes pour analyser la propagation du virus. L’exploitation de ce type de données se fait déjà dans plusieurs Etats membres.

«Rien à voir avec ce qui a été mis en place en Corée du Sud»

En France, Orange travaille avec l’Institut français de la recherche médicale (Inserm) pour mieux suivre les mouvements de la population pendant la pandémie. Le but est d’aider les milieux hospitaliers à se préparer et anticiper les besoins en terme d’équipements, explique la source à la Commission, qui ajoute que ces données ont vocation à être détruites dès la fin de l’épidémie. 

Selon cette source, leur utilisation est conforme à la directive ePrivacy, les conditions de stockage répondent au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), et le contrôleur européen de la protection des données a été consulté. « Cela n’a rien à voir avec ce qui a pu être mis en place en Corée du Sud ou à Singapour pour traquer le respect du confinement », assure-t-on de même source. « Il ne s’agit en aucun cas de chercher à retracer le mouvement de personnes individuellement ».

Mais pour l’eurodéputée néerlandaise Sophie in’t Veld (Renew), qui a écrit une lettre à Thierry Breton pour demander un certain nombre d’éclaircissements, « dans la pratique il est très difficile d’anonymiser » les données. « J’aimerais savoir quelle méthode ils vont utiliser, et ce qu’ils vont faire pour assurer la protection de la vie privée », a-t-elle dit à l’AFP. « Il faut être attentif. Je ne voudrais pas me réveiller un jour en me rendant compte que les garde-fous de la démocratie et de l’Etat de droit dans l’UE ont disparu ».

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La rédaction

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Un commentaire

  1. » Cela n’a rien à voir avec ce qui a pu être mis en place en Corée du Sud ou à Singapour pour traquer le respect du confinement »
    ces justifications sont du n’importe quoi c’est bien le début de la surveillance généralisée on n’y arrive c’était juste qu’une question de temps…La censure marche a plein ces temps pathetique… c’est la democratie!!!

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