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Il y a trop de charlatans sur l’intelligence artificielle

Par Grégory Pouy, expert FrenchWeb

Douxième épisode de Vlan et déjà le second sur l’intelligence artificielle mais cette fois on entre directement dans l’opérationnel avec Frédéric Cavazza.

Fred est l’un des blogueurs que je respecte le plus en France et il possède une connaissance technique qu’il mêle au marketing d’une manière vraiment unique.

Je suis donc ravi de le recevoir pour parler purement opérationnel et s’éviter les écueils de l’intelligence artificielle qui va remplacer les humains demain (give me a break please).

A force, c’est fatiguant de voir des titres alarmistes pour appeler au clic.

Evidemment, l’IA tout le monde en parle et en met à sa sauce mais «ce n’est pas la dernière technologie à la mode puisque ça fait 20 ans que ca existe» comme le souligne très justement Frédéric.
Beaucoup de boites se sont créées autour de cette tendance vendant «le chatbot en 3 clics» mais la réalité est que cela ne peut jamais être aussi simple et surtout cela demande des ressources en interne tant en terme de base de données que de personnel qualifié comme des linguistes, des data scientists et autres marketers etc…

C’est pour cette raison que nous revenons avec Frédéric de manière extrêmement simple (vous me pardonnerez mes questions d’ingénu) sur ce qu’est l’IA, sur ce que cela permet en particulier en marketing, ce qu’il faut avoir pour que cela fonctionne, comment cela se met en place…

Bref, on se passe du bullshit ambiant et on rentre concrètement dans le sujet pendant 20 minutes passionnantes.

Fred rappelle que le marketing, c’est avant tout un métier de données et si cela était évidemment laborieux avant le «digital», aujourd’hui  les intelligences artificielles et le machine learning nous permettent d’exploiter des données beaucoup plus large, plus rapidement et donc de prendre des décisions plus rapidement.

On peut envisager 3 types de choses avec les intelligences artificielles:

1. De la classification d’une base de données clients sur des classes existantes et prédéfinies par des humains.

2. Créer des clusters clients de manière autonome (la machine créée des clusters) mais attention car la logique mathématique n’est pas nécessairement cohérente d’un point de vue marketing.

3. De la projection marché en analysant les ventes ou les comportements passés.

Aujourd’hui les intelligences artificielles, représentent surtout de la capacité de calcul brute et plutôt que de fantasmer en parlant d’intelligence artificielle on devrait plutôt parler d’intelligence augmentée car cela est beaucoup plus proche de la réalité selon Frédéric.

Dans la suite du podcast, on envisage ensuite l’open data évidemment et le partage de données entre industriels pour pouvoir contrer Facebook et Google principalement et pourquoi pas Amazon demain.

On voit des industriels le faire de plus en plus mais j’y reviendrais plus longuement dans un article spécifique.

Ils sont très nombreux les vendeurs de poudre de perlimpinpin mais l’intelligence artificielle est un concept, les algorithmes sont facilement accessibles puisqu’ils proviennent largement de travaux universitaire.

Mais ce qui fait vraiment la différence c’est le jeu de données, la qualité de la base de données et la finesse de l’analyse.

Bref, ne vous laissez pas avoir.

J’espère que cet épisode vous aura plu, encore une fois, si vous avez des suggestions, je suis totalement à votre écoute.

L’expert:

gregory-pouyGrégory Pouy est le fondateur de LaMercatique, un cabinet de conseil marketing à l’ère digital. Basé entre New York et Paris, il est «expert» marketing pour FrenchWeb.fr. Pour suivre ses écrits et échanger avec lui:

Son blog: http://www.gregorypouy.fr

Son compte sur Twitter: @gregfromparis

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4 thoughts on “Il y a trop de charlatans sur l’intelligence artificielle”

  1. Bonjour Greg (et Fred),

    Merci pour cet article, et je vous rejoins sur le fait que le chat bot (et l’IA de manière plus large), n’est pas une « baguette magique ».

    L’IA auto apprenante n’existe pas encore, et donc il faut « entrainer » et « éduquer » un bot pour qu’il sache quoi faire.

    Un bot sera très bien pour une tâche simple, sur laquelle on aura pensé de A à Z le process (demandes clients, process internes…). Par exemple desimlocker un téléphone, avoir un solde de compte bancaire ou de congés…

    En revanche, il ne faut pas encore penser qu’un seul bot pourra tout faire, plus on fera des options, plus la confusion peut arriver.

    D’où l’intérêt de mettre un bot « jumeau » à différents endroits du site internet, de l’app… pour le faire interagir selon le contexte client.

    Le bot a aussi l’intérêt de pousser une réflexion sur le parcours client actuel, avec ce que l’on peut automatiser, et ce qu’il faut garder au contact humain.

    Bonne journée

  2. A la lecture de cet article, il apparait que le titre fort explicite s’applique assez bien à son contenu meme …

  3. He oui le marketing tortille les mots;-) On devrait même dire « réseau de neurones profonds à rétropropagation de Widrow-Hoff » c’est encore mon sexy non? Ma première tentative d’utiliser cela date de 1993 en langage Pascal. Cela marchait mal pour deux raisons: la vitesse de calcul et la pauvreté des données. L’essor actuel est juste du à la résolution de ces deux soucis. Je suis toujours un peu excité de voir des consultants qui en savent pas aligner deux lignes de Python nous expliquer que l’IA est le saint Graal. C’est drôle et ça nous empêche pas de travailler.

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