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[Le bon exemple] 4 startups new-yorkaises contre l’échec scolaire

Le «Gap App Challenge» à  New York vient de récompenser 4 startups pour leur applications éducatives. Alors que 140 000 jeunes par an décrochent du système scolaire, qu’attend la France pour prendre exemple ?

Startups et éducation : une rencontre prometteuse

La ville de New York vient de récompenser 4 start-ups dans le cadre du «Gap App Challenge», un programme éducatif se donnant pour but de combler les lacunes des élèves grâce à des technologies innovantes.

Les instigateurs de ce programme sont partis d’un constat : lorsqu’il s’agit de regarder un film ou de se distraire, les jeunes ont immédiatement recours à leurs ordinateurs portables et autres smartphones. Dès lors, pourquoi ne pas faire intervenir ces technologies dans le processus d’apprentissage ?

200 startups se sont portées candidates, en proposant des idées d’applications pour réduire l’échec en mathématiques des élèves du secondaire. Mardi, le recteur Dennis Wolcott a dévoilé la liste des quatre gagnants :

    • KnowRe, un programme personnalisé d’apprentissage en ligne des mathématiques.

    • Hapara, un outil de gestion et d’optimisation des Google Apps for Education.

    • Mathalicious, un outil qui fournit régulièrement au enseignants des problèmes de mathématiques inédits, fondés sur des situations de la vie réelle.

    • LiveSchool est un logiciel permettant aux enseignants d’enregistrer, organiser et partager des informations sur le comportement de leurs élèves en classe.

 Ces quatre projets ont obtenu un total de 77 000 euros pour leur développement.

La ville de New York a bon espoir que les établissements partenaires du Gap App Challenge interagissent avec les startups lauréates, pour perfectionner les applications éducatives et installer progressivement leur usage en classe.

Il est encore trop tôt pour savoir si ces technologies auront un impact sur les pratiques des professeurs et les résultats de leurs élèves. Toutefois, cette initiative semble démontrer que l’innovation peut servir l’éducation, et réciproquement. Elle pourrait contribuer à un rapprochement fructueux entre les entrepreneurs de la high tech et les enseignants.

Et en France, c’est pour quand ?  

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L’exemple du Gap App Challenge devrait faire réfléchir les enseignants français, qui ont encore du mal à se laisser convaincre par l’irruption des technologies numériques dans les salles de classe. Une étude TNS Sofres – Savoir Livre, publiée fin 2011, place la France 24e sur 28 en termes d’usages du numérique dans l’éducation.

Malgré ces réticences, quelques startups françaises tentent d’aller à la rencontre du système éducatif. C’est le cas de Gymglish, qui propose depuis 2004 une formation à l’anglais en ligne. La start-up parisienne, qui permet d’apprendre l’anglais via des activités quotidiennes envoyées par e-mail, a été reconnue « Internet d’utilité tout public micro-portable étudiant » par le ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche. Ses solutions sont utilisées par plusieurs universités et grandes écoles, dont l’Université René-Descartes Paris V et HEC Paris.

Autre initiative : Gutenberg Technology, start-up basée entre Paris et New-York, vient d’effectuer une levée de fonds de 2 millions d’euros pour continuer à développer son activité de numérisation des livres scolaires. Sa plateforme Lelivrescolaire.fr vient de lancer une application de révision de cours niveau collège sur smartphone.

Il existe donc des avancées isolées. Mais la France manque encore d’un programme similaire au « Gap App Challenge », qui mobiliserait les entrepreneurs dans la lutte contre l’échec scolaire. Toutefois, lors des Assises de l’entrepreneuriat, clôturées le 29 avril 2013, une annonce importante a été faite : le gouvernement souhaite sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat et à l’innovation, en lançant un programme sur l’esprit d’initiative dans le secondaire et l’enseignement supérieur. Des chefs d’entreprise interviendront dans les collèges et les lycées, et une formation à la création d’entreprises sera dispensée à l’université. Reste maintenant à dérouler…

Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

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La rédaction

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2 thoughts on “[Le bon exemple] 4 startups new-yorkaises contre l’échec scolaire”

  1. Superbe initiative outre-atlantique. C’est un signe fort montrant que certaines collectivités prennent conscience de ce que peut apporter la créativité des start-up au monde de l’enseignement.
    Le sujet du concours portait sur les outils permettant à un prof de gérer la différence de niveaux en maths de ses élèves. Je suis heureux de vous annoncer que de ce côté aussi de l’Atlantique nous nous occupons de ce problème. Co-fondateur de http://www.kwyk.fr, nous aidons l’enseignant à évaluer et personnaliser l’entrainement en maths de chacun de ses élèves. PAs mal non ?

  2. Belle analyse des nouveaux comportements de la société : aujourd’hui on apprend plus facilement en consultant Internet que ce soit pour vérifier une définition, comprendre un événement ou poser une question à laquelle on ne trouve pas réponse. Les enfants ont maintenant le réflexe des moteurs de recherche (google, youtube…) et des applications sur smartphones pour apprendre en s’amusant ! Mais effectivement, il manque en France ce petit dynamisme supplémentaire pour une meilleure passerelle entre innovation Web et univers scolaire. En matière de d’innovation, on peut citer un outil mis en ligne par une start-up française pour tester les compétences informatiques d’un candidat en guise de pré-sélection à un entretien professionnel http://candidatek.fr/kskills-loutil-qui-va-changer-la-vie-des-recruteurs-de-developpeurs/

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