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Le Japon veut envoyer une Toyota sur la Lune

Toyota se lance à son tour dans la course à l’espace. Le constructeur automobile japonais s’est associé à l’agence d’exploration aérospatiale du pays (JAXA) pour la construction d’un véhicule de transport autonome adapté à une utilisation sur la Lune. L’objectif est de pouvoir l’y déposer en 2029.

L’idée est de mettre sur pied un Rover embarqué équipé de cabines pressurisées. D’une longueur de 6 mètres pour une largeur de 5,2 mètres et une hauteur de 3,8 mètres, il fera à peu près la taille de deux minibus avec une surface de 13m3 pouvant accueillir deux personnes, et deux de plus en cas d’urgence.

10 000 kilomètres d’autonomie

Le véhicule devra avoir une autonomie de 10 000 kilomètres sur un terrain complexe composé de cratères, falaises et collines, et sera équipé de piles à combustibles. «Les piles à combustible, qui utilisent des méthodes de production d’énergie propres, n’émettent que de l’eau et, en raison de leur densité d’énergie élevée peuvent fournir beaucoup d’énergie, ce qui les rend particulièrement adaptées au projet en cours de discussion avec JAXA», explique Shigeki Terashi, vice-président exécutif de Toyota. Le Rover sera également équipé de panneaux solaires. La JAXA et Toyota ont commencé à travailler sur ce projet en mai 2018.

Le but est que les astronautes puissent vivre dans le véhicule pendant une période déterminée sans porter de combinaison. Il serait envoyé sur la Lune en amont d’une expédition humaine et irait à la rencontre des astronautes.

La Chine accélère

« À la JAXA, nous poursuivons la coordination internationale et les études technologiques en vue de la participation du Japon à l’exploration spatiale internationale. Notre objectif est de contribuer par le biais de technologies japonaises de pointe pouvant potentiellement générer des avantages indirects », a de son côté déclaré le président de l’agence d’exploration aérospatiale japonaise.

Même si l’annonce n’en est encore qu’au stade de projet, celle-ci intervient dans un contexte de « rivalité spatiale » accrue. Un domaine où la Chine est particulièrement actif. Selon des données de l’OCDE, le pays a disposé d’un budget de 8,4 milliards de dollars en 2017 pour ses programmes spatiaux civils et militaires. Même si les États-Unis sont toujours devant avec 48 milliards, la Chine a dépassé la Russie et le Japon. Surtout, la Chine accélère pour rattraper son retard. En janvier, le pays est parvenu à faire alunir un petit robot motorisé sur la face cachée de la Lune, une première. Il vise maintenant la mise en place d’une station en orbite terrestre d’ici 2020 avec l’ambition de devenir la première puissance spatiale au monde en 2045.

Innocentia Agbe

Journaliste chez FrenchWeb / Le Journal des RH - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
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