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Ofo lève 866 millions de dollars pour ses vélos en «free-floating»

Le montant

La start-up chinoise Ofo, qui développe un service de partage de vélos en «free-floating» (sans station), a bouclé un tour de table de 866 millions de dollars mené par Alibaba. Ant Financial, la filiale financière d’Alibaba, Haofeng Group, Tianhe Capital et Junli Capital ont également participé à l’opération. En juillet 2017, Alibaba avait déjà mené un tour de table de 700 millions de dollars pour le compte d’Ofo, en réaction aux 600 millions de dollars levés par Mobike, son principal concurrent, auprès de Tencent, géant chinois du commerce en ligne à la lutte avec Alibaba.

Le marché

Fondée en 2014 par Dai Wei, Xue Dong, Yang Pinjie, Yu Xin, Zhang Yanqi et Zhang Siding, Ofo opère désormais dans plus de 250 villes réparties dans 20 pays (Chine, Singapour, États-Unis, Royaume-Uni, France, Italie, Japon…). La société revendique 10 millions de vélos en circulation. La licorne chinoise précise également qu’elle a permis de générer plus de 6 milliards de trajets en vélo depuis son lancement. Selon l’entreprise, plus de 200 millions d’usagers bénéficient de son service à travers le monde.

La start-up chinoise se distingue des services de partage de vélos publics lancés par de nombreuses municipalités à travers le monde, à l’image du Vélib’ à Paris. Et pour cause, les utilisateurs d’Ofo peuvent prendre et déposer un vélo de la société n’importe où dans la ville. Pour cela, l’application mobile de la start-up géolocalise les vélos disponibles, qui peuvent être débloqués en scannant un QR code présent sur chaque vélo.

De cette manière, l’utilisateur dispose d’une plus grande liberté lors de ses déplacements. Une fois la course effectuée, il peut laisser le vélo à l’endroit de son choix, tout en respectant des règles de civisme pour ne pas gêner la circulation des voitures et des piétons. Cette nouvelle formule de mobilité urbaine n’est cependant pas du goût de tout le monde selon la société hongkongaise Gobee.bike, qui a quitté la France après avoir vu 3 200 de ses vélos dégradés et plus de 1 000 autres volés ou privatisés.

Sur le marché du partage de vélos en libre-service sans station, Ofo doit faire face à la concurrence de Mobike, qui revendique 10 millions de vélos en circulation dans plus de 200 villes à travers le monde et 200 millions d’utilisateurs. De plus, de nombreuses start-up chinoises ont tenté leur chance pour se faire une place sur le marché du partage de vélos en «free-floating». A l’international, notamment aux États-Unis, Ofo doit également affronter LimeBike, qui a levé 70 millions de dollars en février. Uber lorgne également sur ce marché. La plateforme de VTC a lancé à San Francisco un programme-test pour permettre à ses utilisateurs d’accéder à un service de partage de vélos électriques en «free-floating», baptisé Uber Bike.

Les objectifs de la Start-up

Ce financement doit permettre à Ofo de suivre la cadence infernale que lui impose Mobike. Pour prendre le dessus sur la concurrence, la société chinoise va continuer à s’étendre à l’international, notamment en Europe.

Ofo : les données clés

Fondateurs : Dai Wei, Xue Dong, Yang Pinjie, Yu Xin, Zhang Yanqi et Zhang Siding
Création : 2014
Siège social : Pékin
Activité : service de partage de vélos en «free-floating»
Financement : 866 millions de dollars en mars 2018

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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