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Orange Bank en quête d’un partenaire dans l’assurance issu de la Tech

AFP

Après des mois de discussion avec divers acteurs bancaires, la société Orange Bank, lancée fin 2017, a finalement renoncé à ouvrir son capital à un nouvel actionnaire, mais recherche désormais des partenariats commerciaux, notamment dans l’assurance, a expliqué à l’AFP son dirigeant Paul de Leusse.

Les recherches pour trouver un nouvel actionnaire au capital d’Orange Bank semblent ne pas avoir été fructueuses. Quelles en sont les raisons?

Orange Bank marche bien, néanmoins nous souhaitions accélérer la croissance de cette banque, d’où la recherche d’un partenaire susceptible de rentrer à son capital et de se substituer à Groupama qui est sortant en tant qu’actionnaire. Nous avons engagé une discussion avec pas mal d’établissements français et étrangers. Il en est ressorti un intérêt pour la qualité de l’application et de l’outil informatique Orange Bank sur lequel on a énormément investi. Ça se chiffre en dizaines de millions d’euros. Il y avait aussi un intérêt pour la base de clientèle qui se monte en Europe à 1,5 million de clients.

En revanche, il y a eu à chaque fois une forme de divergence sur la gouvernance, c’est-à-dire le pourcentage de détention et qui contrôle quoi. Orange était intéressé à avoir un partenaire bancaire, mais nous voulions rester en contrôle d’un certain nombre d’éléments qui pour nous sont extrêmement importants. Ce sont donc sur des sujets de gouvernance et de contrôle que les discussions ont achoppé.

L’absence d’un nouveau partenaire et l’éventuel apport financier qui aurait pu en découler ne vont-ils pas pénaliser le développement d’Orange Bank?

Non, l’objet de la recherche d’un partenaire n’était pas d’ordre financier, mais consistait à rechercher des compétences et l’apport de clients digitaux ce qui aurait accéléré notre croissance. Orange Bank est plus proche du monde des fintech, c’est plutôt dans ce sens-là qu’on va aller désormais. Nous avons acheté la fintech Anytime, nous avons aussi signé un partenariat avec Younited autour de l’informatique de crédit. Et nous cherchons désormais un partenaire dans l’assurance, idéalement issu de la Tech, pour lui confier des produits d’assurance.

On veut aller au démarrage sur les petites assurances. Nous faisons déjà de l’assurance crédit et l’assurance du téléphone. Nous voulons aller vers l’assurance des objets électroniques de la maison, l’assurance pour la vie numérique, les nouvelles mobilités, soit des assurances assez simples à souscrire et facilement accessibles via le téléphone mobile. Ce qui est très important pour Orange, c’est d’avoir une « télcobanque », c’est-à-dire une banque qui joue des synergies, tant en distribution qu’en offre qu’en risque, entre l’activité télécoms et l’activité bancaire. Aujourd’hui, les boutiques Orange, c’est 70% de la distribution d’Orange Bank.

Et quand Orange vend 100 téléphones, 20 sont assurés par Orange Bank, il y en a 10 avec lesquels le client ouvre un compte bancaire et cinq sont financés par Orange Bank. Ça nous apporte un flux naturel de clients qui est très important. On a aussi initié un mouvement vers la valeur. Aujourd’hui, 80% des clients qui rejoignent Orange Bank, le font avec une offre payante, là où certaines néobanques font, elles, une course au volume de clients. Ce n’est pas notre choix. Orange Bank en 2021 ce sera probablement 130 millions d’euros de produit net bancaire en France et en Espagne. Avec 130 millions d’euros nous sommes un acteur qui commence à peser.

Que va-t-il advenir de votre partenaire actuel, l’assureur Groupama?

Il y a un partenariat capitalistique mais aussi commercial avec Groupama. Le partenariat commercial est extrêmement fort. Groupama est un contributeur important de la conquête client d’Orange Bank. Orange Bank va produire en 2021 environ un milliard d’euros de crédit conso, et Groupama est un contributeur important à cette production. En retour, c’est important pour Groupama qu’on les aide à financer les auto qu’ils assurent. Il est donc un partenaire important et va le rester. En revanche, à la question de savoir si Groupama va rester au capital d’Orange Bank, je ne peux pas répondre aujourd’hui.

La rédaction

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