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Pourquoi Starlink, le service internet par satellite d’Elon Musk, n’a plus qu’une seule station en France

AFP

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Starlink, le service d’accès à l’internet par satellite lancé par Elon Musk, n’a plus qu’une seule station terrestre en France, après l’arrêt des projets de Saint-Senier-de-Beuvron (Manche) et Gravelines (Nord), a-t-on appris lundi auprès de l’Arcep, qui délivre les autorisations pour ces stations. Starlink permet aux habitants des zones mal desservies par les réseaux fixe et mobile des opérateurs télécoms d’avoir accès à internet, via des milliers de petits satellites circulant en orbite basse (principalement 550 kilomètres) autour de la Terre. Le système a également besoin tout autour du globe de stations terrestres communiquant avec les satellites.

A la demande de Starlink, l’Arcep a abrogé les autorisations d’utilisation de fréquence de deux des trois stations que Starlink prévoyait en France, a-t-elle indiqué à l’AFP. La dernière station Starlink toujours autorisée par l’Arcep est située à Villenave d’Ornon (Gironde), dans la banlieue bordelaise. L’autorisation pour la station de Saint-Senier-de-Beuvron (Manche) a été abrogée le 4 janvier, et celle pour Gravelines (Nord) le 20 janvier, selon les informations transmises par le gendarme des télécoms.

Des projets contestés localement

Les deux projets étaient contestés localement: le maire de Gravelines avait refusé d’accorder le permis de construire au premier trimestre 2021. Et la mairie de Saint-Senier avait pris un « arrêté d’opposition » en décembre 2021. Dans les deux cas, les habitants s’inquiétaient des effets potentiels des émissions d’ondes par ces stations destinées à communiquer vers les petits satellites de Starlink. L’Agence nationale des fréquences, gestionnaires des fréquences radio-électriques en France, estimait de son côté que ces stations, n’émettant que vers le ciel, ne présentait pas de risques pour la population. Le projet de Saint-Senier devait s’établir sur un terrain agricole de 3 hectares. Il prévoyait notamment l’installation de 9 dômes abritant les antennes de communication avec les satellites.

Natif de Saint-Senier-de-Beuvron, l’ancien conseiller régional de Basse-Normandie et co-fondateur d’Attac François Dufour s’est félicité de la décision de Starlink d’abandonner le projet dans son village natal. « C’est un soulagement pour une vallée protégée comme la nôtre« , a déclaré à l’AFP M. Dufour. Selon les estimations de la presse spécialisée, Starlink a déjà lancé dans l’espace pas loin de 2 000 petits satellites de 250 kilos, dont un peu plus de 1 500 sont réellement actifs. Le service compte pour l’instant plus de 100 000 abonnés dans le monde, selon les déclarations publiques des responsables de Starlink. Starlink est une filiale de Space X, l’entreprise spatiale du milliardaire Elon Musk, le patron de Tesla.

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