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Spatial: un nouveau fonds pour les startups françaises et européennes lancé par le CNES, la BPI et Karista

AFP

Le CNES, Bpifrance et la société de capital-risque Karista ont annoncé mardi le lancement d’un fonds de capital-risque, doté à terme de 70 millions d’euros, afin de financer des start-up françaises et européennes dans le bouillonnant secteur spatial. Ce fonds, baptisé Cosmicapital, est actuellement doté de 38 millions d’euros (70 d’ici fin 2022), dont 12 apportés par l’agence spatiale française et 20 par BPIfrance, le bras armé de l’Etat pour soutenir les entreprises innovantes. Il a vocation à investir en moyenne 3,5 millions d’euros dans 15 à 18 start-up au cours des dix prochaines années, dont environ un tiers dans des start-up européennes.

« Nous souhaitons investir dans des entreprises jeunes avec peu ou pas de chiffre d’affaires et nous ciblons toute la chaîne de valeur », a expliqué Olivier Dubuisson, président de Karista, au cours d’une conférence de presse. Trois quarts des investissements sont prévus dans les activités dites de « downstream », c’est-à-dire l’ensemble des technologies permettant de récupérer et d’exploiter les données spatiales (observation, positionnement, communications) pour des applications terrestres comme les transports, l’agriculture, la finance ou encore la santé. Le quart restant sera ciblé sur les activités « upstream », les technologies de lanceurs et satellitaires, a-t-il détaillé.

Un marché qui devrait grimper à 1 100 milliards de dollars en 2040

Avec le New Space, « ça commence à grouiller, il y a des projets un peu partout », a noté Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIfrance. Or quand il s’agit de faire émerger de futurs champions du spatial la France « n’est pas en avance ». Avec Cosmicapital, « on a tous les dispositifs en place, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas augmenter les moyens », selon le président du CNES Philippe Baptiste, pour qui « l’écosystème est mûr ». Le fonds, dont une importante partie est constituée de fonds publics, a pourtant eu du mal à voir le jour: il trouve son origine dans un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’agence spatiale française fin 2017.

« On n’arrivait pas à faire ce premier closing, on n’arrivait pas à convaincre les investisseurs », a reconnu Olivier Dubuisson. Parce que c’est « risqué », selon Nicolas Dufourcq: « Convaincre des assureurs de mettre des sous dans un fonds d’amorçage ‘space tech’ aujourd’hui, c’est du travail ». Le marché spatial mondial, qui était de 350 milliards de dollars en 2016, devrait grimper à 1 100 milliards voire 1 700 milliards à l’horizon 2040, selon les études.

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