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TaData, l’application qui rémunère les jeunes contre leurs données, a été autorisée par la Cnil

AFP

La Cnil a clôturé « sans sanction ni mise en demeure » la procédure lancée à l’encontre de l’application polémique TaData qui propose de rémunérer les jeunes de 15 à 25 ans s’ils partagent leurs données personnelles, a annoncé la société mardi. Le gendarme des données personnelles avait lancé une enquête peu après le lancement de l’application en février, à la suite d’un signalement de l’association de défense des internautes Internet Society France, et l’a clôturée dans le courant de l’été, selon un communiqué de TaData.

« La Cnil a étudié notre modèle, notre plateforme, notre processus d’inscription (…) et nous a envoyé un courrier en juillet nous déclarant qu’ils ne mettaient aucune sanction et que notre modèle était en conformité », a déclaré à l’AFP le co-fondateur de TaData Alexandre Vanadia. L’application propose aux 15-25 ans de remplir des formulaires sur leurs habitudes de consommation et d’accepter de céder ces informations à des annonceurs en échange de quelques euros ou de bons d’achat. « On avait décidé de geler l’activité (le temps de l’enquête), pour savoir comment se positionnait la Cnil » et « on a fait des mises en conformité juridiques et informatiques », a-t-il ajouté.

L’enjeu de la monétisation des données

TaData lance désormais une opération de communication et vise 30 000 à 50 000 inscrits en France dès la première année. De son côté, l’Internet Society France « avait lancé une alerte après avoir découvert un service qui était assez loin de respecter tous les points du RGPD (le Règlement européen sur les données personnelles), notamment en matière de consentement. (…) À notre connaissance, il y a eu des améliorations du service au bénéfice des utilisateurs », a déclaré à l’AFP le président cette association, Nicolas Chagny.

« On reste totalement opposé à la monétisation des données. On considère que ce sont des choses qui font partie de vous, qui ont un côté inaliénable. Les vendre est susceptible de créer une dissymétrie sur le marché où les personnes en situation de précarité vont être obligées de vendre leurs données tandis que les plus riches auront une meilleure protection de leur vie privée », a-t-il ajouté. « Si vous êtes jeune, fuyez. Ca ne vaut pas le coup. Sinon, soyez extrêmement vigilants à ce que vous acceptez, consentez et donnez », a dit M. Chagny. Contacté mardi soir par l’AFP, le régulateur n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat.

La rédaction

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