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Télécoms: pourquoi Huawei ouvre un centre de R&D à Paris

AFP

Le géant chinois des télécommunications Huawei a inauguré vendredi à Paris un nouveau centre de recherche et développement qu’il présente comme son premier orienté vers la recherche fondamentale en mathématiques et calculs. Le centre Lagrange, installé symboliquement au premier étage de l’ancien siège du télégraphe et du ministère des postes et des télécommunications, rue de Grenelle, accueillera une trentaine de chercheurs, dont une dizaine d’internationaux. Il doit être transformé d’ici deux ans en fondation indépendante, assure l’équipementier.

Au sein de Huawei, « la recherche était plutôt tirée par la problématique client. Aujourd’hui, on franchit une étape vers la recherche fondamentale, on va chercher des ruptures scientifiques qui vont permettre les prochains bonds technologiques », a expliqué à l’AFP Merouane Debbah, le directeur des six centres de recherche et développement de Huawei en France. M. Debbah ambitionne notamment de trouver « l’ADN de l’intelligence artificielle » pour être capable de mieux expliquer le fonctionnement de cette technologie souvent qualifiée de boîte noire, mais aussi développer des nouveaux algorithmes pour repousser les limites de vitesse du calcul informatique et de la transmission des données. Il ne promet cependant pas de résultat avant au moins dix ans.

En avance sur la 5G

Huawei, devenu au deuxième trimestre le premier vendeur mondial de smartphones, et le plus avancé des trois principaux fournisseurs d’équipements 5G, a annoncé récemment plusieurs investissements en France, dans le cadre d’une campagne visant à démontrer sa volonté de s’y implanter durablement. Il doit notamment révéler fin novembre la localisation définitive d’une usine qu’il a promis de construire sur le territoire national. Le groupe chinois est depuis plusieurs mois dans le collimateur des États-Unis qui le soupçonnent d’espionnage au profit de Pékin.

L’administration Trump fait pression sur les pays alliés pour qu’ils renoncent à utiliser ses équipements. Huawei est ainsi banni des réseaux de télécommunications au Royaume-Uni et plusieurs opérateurs en Europe prévoient de s’en détourner au profit des solutions alternatives européennes Nokia et Ericsson. En France, l’équipementier chinois ne fera pas l’objet d’une interdiction totale du marché de la 5G, mais les opérateurs utilisant déjà Huawei auront des autorisations d’exploitation limitées à huit ans.

La rédaction

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