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Thales et Microsoft s’unissent pour concevoir un cloud adapté aux besoins des forces armées

La technologie s’immisce chaque année un peu plus dans la défense. Nouvelle illustration aujourd’hui avec l’annonce d’un partenariat entre Thales et Microsoft à l’occasion du salon d’armement Eurosatory, qui se tient cette semaine à Villepinte, au nord de Paris. Ce partenariat prévoit le développement d’une solution commune de cloud privé à destination des forces armées. Les détails de cette offre sont en cours de finalisation.

Dans le cadre de cette alliance, cette solution reposera sur la plateforme Azure Stack de Microsoft, qui permet de déployer un cloud Azure sur une infrastructure privée pour s’affranchir des contraintes liées au cloud public, notamment en matière de confidentialité des données inhérentes aux opérations militaires. La solution sera renforcée par Thales, spécialiste de l’électronique de défense, pour assurer sa protection face aux cyberattaques.

Thales, garant de la confidentialité des données 

En tant qu’opérateur de la solution, le groupe français, qui a eu le dernier mot pour acquérir Gemalto, le leader mondial des cartes SIM, devra d’ailleurs veiller à la confidentialité des données échangées dans ce cloud privé, étant donné qu’il s’agit d’informations sensibles susceptibles de mettre en danger des vies si elles venaient à être révélées. Sur les théâtres d’opérations, la solution développé par Thales et Microsoft doit en effet permettre une meilleure transmission des données entre les différents postes de commandement.

Ce n’est pas la première fois que le géant américain et le groupe français collaborent ensemble. Fin 2016, Thales et Microsoft avaient annoncé conjointement le lancement de nouveaux services permettant de crypter des informations sensibles avant de les envoyer par mail ou de les stocker dans le cloud. Outre Microsoft, Google s’est récemment fait remarquer avec son programme militaire Maven conclu discrètement avec le Pentagone l’an passé pour améliorer la reconnaissance faciale et la collecte d’informations des drones de l’armée américaine. Face à la levée de boucliers en interne suscitée par ce contrat, Google a décidé de ne pas renouveler ce programme qui prendra fin en 2019.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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