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Uber accepte un contrôle du gouvernement sur ses chauffeurs au Québec

Uber est prêt à faire d'importantes concessions pour s'imposer, comme le montre un rapport déposé à l’Assemblée nationale du Québec révélé par l'édition montréalaise du Journal Métro. Dans ce document, la société américaine pose les bases d'une nouvelle relation avec les autorités, en offrant au gouvernement québécois un droit de regard sur sa base de chauffeurs. Visiblement, l'Américain souhaite devancer une loi en préparation dans la Province, qui doit instaurer davantage de garanties sur l'identité des chauffeurs.

Dans les faits, le gouvernement pourrait potentiellement exclure du service un chauffeur qui ne présente pas toutes les conditions de sécurité, au regard de son passif judiciaire, de la voiture utilisée, ou de sa conduite. Ce pouvoir doit même être remis entre les mains d'un parlementaire en particulier. «ll faut qu’il y ait quelqu’un qui soit habileté à vérifier qu’on le fait de la bonne façon», a indiqué à Métro Jean-Nicolas Guillemette, le directeur général d’Uber au Québec. Certains chauffeurs pourraient être alors exclus de la société.

Cette ouverture de la donnée se ferait «à partir d'un échantillon aléatoire sélectionné», précise le rapport remis aux élus québécois. Ce système de vérification et de contrôle a déjà été mis en place par Uber dans d'autres pays. Au Québec, Uber recevrait ainsi une police d'assurance accréditée par les autorités. 

En acceptant ce droit de regard, Uber éviterait à ces chauffeurs de payer un permis, rapprochant son activité de celle des taxis. Il lui reste aussi la possibilité de payer une licence comme à Edmonton, la ville canadienne qui fait payer 70 000 dollars à Uber pour pouvoir exercer. 

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