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Volvo va «bêta-tester» sa voiture autonome dans les rues de Londres dès 2017

Volvo passe la seconde dans le développement de voitures autonomes. Le constructeur automobile suédois, propriété du Chinois Geely, vient d'annoncer qu'il allait mener des essais dès 2017. Dans le cadre de cette opération baptisée «Drive Me London», la société fera appel à des utilisateurs prêts à recourir à ce type de nouveaux véhicules sur les routes publiques. L'objectif : récupérer des données sur leurs usages. Ces informations seront ensuite analysées par Thatcham Research, un centre britannique spécialisé dans la sécurité automobile.

Rapprochement entre plusieurs constructeurs

«Volvo sourcera les données de ces utilisateurs quotidiens et les utilisera pour développer des voitures AD (autonomous driving, de conduite autonome, ndlr) qui conviennent aux conditions de conduite réelle, plutôt qu'aux conditions plus irréalistes trouvées sur les pistes d'essai», détaille la société dans un communiqué. Toutefois, dans un premier temps, les véhicules utilisés ne seront pas entièrement autonomes, mais « semi-autonomes ». Jusqu'à une centaine de ces automobiles devraient être mises en circulation dans le cadre de ce programme d'ici à 2018, indique Volvo.

Cette annonce survient alors que plusieurs grands groupes se sont rassemblés dans une coalition afin d'accélérer dans ce nouveau champ d'activité, rapportait Reuters en début de semaine. Google, Ford, ou encore Lyft, l'un des principaux rivaux d'Uber aux Etats-Unis, se sont ainsi regroupés dans la « Self-Driving Coalition for Safer Streets ». Parmi les autres participants figure également Uber, qui s'est associé l'an passé avec l'université de Carnegie Mellon afin de créer à Pittsburgh un centre de R&D dédié à plusieurs projets comme la sécurité des véhicules ou… une « technologie autonome ».

GM, Baidu… dans la bataille

Outre cette association, d'autres constructeurs se sont aussi lancés dans la course. General Motors annonçait en mars l'acquisition de Cruise Automation. Cette start-up américaine développe une technologie qui, installée sur le toît d'un véhicule, permet de le rendre autonome. Par le passé, une unité spéciale avait déjà été créée au sein du groupe américain afin de plancher sur des solutions en la matière.

Par ailleurs, le Chinois Baidu, qui édite notamment le principal moteur de recherche dans le pays, travaille de son côté à sa propre technologie. Après avoir annoncé être parvenue à faire rouler de façon autonome une BMW sur les routes de Beijing en décembre, la firme souhaite désormais effectuer des premières expérimentations sur le territoire américain avant 2018, révélait le Wall Street Journal. Baidu dispose d'ailleurs d'un centre de recherche dans la Silicon Valley.

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Olivier Harmant

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