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Après le Brexit, quel avenir pour Londres et la Tech britannique ?

Interview de Laura Citron, directrice générale de London & Partners

Malgré le Brexit et le Covid-19, Londres reste le leader de la Tech européenne. L’an passé, la capitale du Royaume-Uni a en effet concentré un quart des levées de fonds réalisées par les start-up du Vieux Continent. Au total, les start-up londoniennes ont ainsi capté 10,5 milliards de dollars sur les 43,1 milliards levés par les entreprises technologiques européennes, selon une étude de Dealroom.co et London & Partners. Avec une telle performance, Londres reste très loin devant Paris (3,4 milliards de dollars) et Berlin (3,1 milliards de dollars).

L’écosystème londonien s’est notamment illustré par des opérations d’envergure, à l’image de la levée de 500 millions de dollars bouclée par la FinTech Revolut, du tour de table de 400 millions de dollars du constructeur de véhicules électriques Arrival ou encore de la levée de 327 millions de dollars réalisée par le fournisseur d’énergie renouvelable Octopus Energy. Ces méga-levées ont ainsi largement contribué à atteindre les 15 milliards de dollars d’investissements dans les start-up britanniques.

«Londres reste une porte d’entrée vers le marché européen»

Après une année 2020 qui n’aura en rien ébranlé sa suprématie, Londres aborde le premier chapitre de son histoire post-Brest avec confiance. «Il est formidable de voir le niveau de résilience du secteur technologique londonien, malgré toutes les difficultés rencontrées en 2020. Les investisseurs internationaux ont affiché une grande confiance envers Londres, comme en témoignent les nouveaux fonds en capital-risque établis pour investir dans les entreprises à forte croissance des secteurs tels que la technologie financière ou de la santé et la cybersécurité. Cela s’explique par le fait que Londres reste une porte d’entrée vers le marché européen et un emplacement de choix pour implanter et développer une entreprise technologique», explique Laura Citron, directrice générale de London & Partners. 

Pour rayonner en Europe et même au-delà, Londres peut s’appuyer sur un écosystème riche, qui comprend notamment 1 252 sociétés de capital-risque et 43 licornes. Et ce parc de start-up prometteuses devrait croître dans les prochaines années, puisque Londres héberge 81 futures licornes potentielles, soit deux fois plus qu’à Paris (42) et Berlin (32). La capitale britannique est notamment en pointe dans la FinTech avec 4,3 milliards de dollars levés par les start-up londoniennes du secteur en 2020, soit près de la moitié de l’investissement européen total dans ce secteur. Ces cinq dernières années, les entreprises londoniennes de la FinTech ont levé 15,4 milliards de dollars.

Désormais en dehors de l’Union européenne, Londres a désormais une carte à jouer pour se distinguer. Entre devenir un «Singapour-sur-Tamise», suivre le sillage de l’Irlande, pays plébiscité par les GAFA, ou servir de tremplin à la Tech européenne, les options ne manquent pas.

Laura Citron, directrice générale de London & Partners, nous livre son éclairage sur le sujet :

Lire aussi : Brexit : comment la Lituanie est-elle devenue une plaque tournante pour les FinTech britanniques ?

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