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Avec son magasin d’applications, Huawei réduit sa dépendance à Google

AFP

Le géant chinois des télécoms Huawei a revendiqué lundi 400 millions d’utilisateurs uniques par mois dans 170 pays sur son magasin d’applications Apps Gallery, montrant qu’il est de moins en moins dépendant des produits développés par Google sur Android. Pour le groupe chinois, réussir à attirer les développeurs d’applications sur son propre magasin est essentiel hors de Chine afin de continuer à vendre ses futurs smartphones, qui n’accéderont plus au Play Store, le magasin d’application de Google, ni à l’ensemble des applications du géant américain.

« Nous travaillons main dans la main avec les développeurs d’applications pour leur permettre de migrer sur nos services. Il existe désormais une vraie alternative aux services de Google, offrant encore plus d’autonomie aux développeurs », a expliqué Richard Yu, président de la branche grand public du groupe chinois, lors d’un événement retransmis en direct depuis Barcelone. Huawei va ainsi proposer à ses utilisateurs toute une batterie d’applications venant prendre le relais de celles développées par Google, à l’image de la cartographie, la consultation de documents et de photos.

Restrictions d’accès

L’annonce a été faite à l’occasion de la présentation de plusieurs produits du groupe basé à Shenzhen (sud). L’événement devait se tenir initialement dimanche, à la veille du Congrès mondial des télécoms (MWC) de Barcelone, annulé au dernier moment sur fond de craintes liées à l’expansion de l’épidémie du coronavirus. Le groupe chinois va également organiser une centaine d’événements à destination des développeurs sur l’année, partout dans le monde.

L’annonce intervient alors que Google a rappelé vendredi, via un article publié sur son site d’assistance aux utilisateurs d’Android, qu’il ne conseillait pas le téléchargement et l’installation de ses applications sur des appareils qui ne sont pas certifiés, ce qui concerne notamment le dernier né de Huawei, le Mate 30. Google explique notamment qu’il n’est plus en mesure de certifier les nouveaux appareils de Huawei et donc d’assurer le niveau de protection qu’il estime optimal pour ses applications.

Huawei fait l’objet de restrictions d’accès aux technologies américaines depuis bientôt un an après avoir été considéré comme potentiellement dangereux pour la sécurité intérieure par l’administration Trump, qui a interdit aux groupes américains de commercer avec lui. Cette interdiction a obligé le groupe à chercher d’autres fournisseurs mais n’a pour l’heure pas eu d’effet sur ses ventes de smartphones, en hausse de plus de 16% en 2019.

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La rédaction

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